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7 bienfaits psychologiques scientifiquement prouvés du voyage

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Créativité, développement cognitif, régulation émotionnelle... Voici comment les voyages font du bien à l'esprit, selon les chercheurs.

« Voyager ajoute à sa vie », dit un joli proverbe berbère, corroboré par de nombreuses études scientifiques. Et notre psychisme est lui aussi à la fête : développement cognitif, enrichissement personnel et relationnel... Les bienfaits des voyages sont nombreux !

L'éclairage de la psychopraticienne Géraldyne Prévot-Gigant, depuis Dubaï, où elle était en voyage.

Du bonheur avant l'heure

Préparer un voyage, c'est déjà le savourer. Les recherches d'une équipe de l'université américaine Cornell démontrent que « les gens sont plus heureux lorsqu'ils anticipent et attendent de vivre une expérience plutôt que de recevoir un bien matériel ». Rêver d'une escapade à venir est bien plus excitant que s'attendre à une récompense palpable.

« C'est un voyage mental et émotionnel, commente Géraldyne Prévot-Gigant. Plein de choses se passent en soi au niveau psychique : on s'interroge (quelles dates ? Quel itinéraire ? Quels vêtements ?), on fait des recherches et des économies, on en parle, on imagine… Bref, on est déjà un peu ailleurs et souvent transporté. Un mélange d'excitation, de stress, d'impatience, voire de trac nous gagne à l'approche du départ. »

Le cerveau en meilleure santé

Arrivés à destination, le cerveau s'agite dans tous les sens. Et pour cause. Paul Nussbaum, neuropsychologue américain, professeur à l'université de Pittsburgh, explique au  Washington Post   que le voyage favorise la création de nouveaux circuits neuronaux. « Nous sommes des animaux routiniers, déclare-t-il. On fait toujours les mêmes choses de la même manière. Quand on interrompt cela, quand on se lance des défis, la santé du cerveau prospère. » Et quels défis pour nos cellules grises : on cherche son chemin dans une ville inconnue, on calcule le taux de change, on essaye de communiquer dans une langue étrangère… « On tente de s'adapter à un nouvel environnement, explique la psychopraticienne, ce qui est le propre de l'individu à l'aune de la survie. C'est ce processus d'adaptation qui, après un temps de chamboulement inconfortable, va présenter un gain cognitif non négligeable. »

Toute expérience inédite apporte de nouvelles informations. Et grâce à la neuroplasticité, le réseau cérébral se développe. Cette délocalisation bénéficie aussi à l'organisme qui se renforce, puisque digérer de drôles d'épices et s'accommoder du grand froid ou de la chaleur caniculaire relèvent du même défi.

Un pas de côté propice à la créativité 

Le voyage a toujours eu une fonction pédagogique. Dès le Moyen Âge, il est considéré comme le moyen de parfaire son éducation, d'acquérir un savoir d'expérience au-delà de la science dispensée dans les livres. Une étude menée par Donald Roberson, professeur à l'université Palacký, en République tchèque, révèle que « l'apprentissage au cours des expériences de voyage est encouragé par de nombreux aspects banals » ( Journal of Hospitalit y, Leisure, Sport and Tourism Education , juin 2018). Le chercheur cite notamment l'organisation des déplacements, la recherche d'informations sur le lieu, la découverte d'une langue, d'une culture, de paysages, de parfums, mais aussi l'interaction avec de nouvelles personnes.

L'enseignement est pratique, et non plus seulement théorique. « La meilleure façon d'apprendre quelque chose, c'est de le vivre, reprend Géraldyne Prévot-Gigant. En voyageant, on enrichit sa banque de données, on la mémorise davantage et pour plus longtemps. » Les souvenirs de voyage sont gravés à jamais.

Le changement d'espace-temps entraîne aussi un changement d'état d'esprit. Adam D. Galinsky et William W. Maddux ont mené cinq études, publiées dans le Journal of Personality and Social Psychology en 2009, qui mesurent le lien entre la vie à l'étranger et la créativité . Ils concluent que voyager augmente « non seulement la capacité de penser  outside of the box (hors des sentiers battus), mais aussi la capacité de réaliser que la boîte est plus qu'un simple carré, plus qu'une simple forme ». D'autres horizons nous donnent davantage de perspective et de recul. « La distance réelle apporte une distance mentale, observe Géraldyne Prévot-Gigant. Avec ce pas de côté, on se donne de l'espace à l'intérieur de soi et on gagne en discernement. Les problèmes du quotidien sont vite relativisés, et on pourrait même leur trouver des solutions. Ce regain de créativité est peut-être dû à la nécessité de s'adapter, qui nous ramène à l'essentiel. » Et nous éloigne des soucis concernant les collègues ou les courses. Qui sait si on ne va pas trouver le moyen de mieux gérer son intendance ou ses relations à mille lieues de la maison et du bureau ?

Un stress en chute libre

Évidemment, le taux de cortisol dû au stress chronique diminue. Certes, celui lié à l'inconnu monte en puissance, mais il est momentané et n'est pas si toxique. Contrairement à ce que l'on croit, quelques jours suffisent pour des bienfaits à long terme. Des chercheurs autrichiens, dans une étude publiée en 2018 dans  International Journal of Environmental Research and Public Health , ont ainsi révélé qu'un « long week-end » de quatre jours « avait des effets positifs sur le bien-être, la récupération, la tension et le stress perçu pendant quarante-cinq jours ». On se concentre souvent sur le bon, le beau, le bien et on « en profite ». Ce sont cette attention accrue sur le positif et la gratitude qu'on en éprouve qui vont apaiser le mental.

« On vit bien davantage le moment présent, loin des ruminations sur le passé et des craintes liées à l'avenir, génératrices de stress, remarque la psychopraticienne. On lâche prise sans même en avoir conscience. Par ailleurs, on est souvent beaucoup plus actif, toujours en mouvement, ne serait-ce qu'en marchant pour une balade ou une visite. Et l'activité physique ne cache plus ses bienfaits sur la santé en réduisant le stress. »

Une rencontre avec soi

Au fil des expériences, c'est soi-même que l'on découvre. Dans un article  paru dans la  Harvard Business Review , plusieurs chercheurs confirment que le voyage favorise la « clarté de soi », la façon dont « une personne se comprend », la connaissance qu'elle a d'elle-même et qui lui permet de développer une image d'elle-même « confiante, cohérente et stable ». Confrontés à des situations inédites, embarrassantes (des bagages perdus, un sentiment de décalage) ou délicieuses (un paysage sublime, une rencontre inattendue), nous voilà surpris par nos propres réactions ou émotions. « On pose en effet un regard différent sur soi, commente la psychopraticienne.

L'exploration d'un autre environnement que le sien est aussi une exploration de ce qui se passe à l'intérieur de soi. Elle révèle des aspects de sa personnalité que l'on ignorait, que l'on ne voulait pas voir ou que l'on n'osait exprimer. » Voyager, c'est étymologiquement, « se mettre en chemin ». Et d'abord vers soi-même.

Les liens renforcés (ou pas)

Comme tout ce qui est vécu à deux, les voyages renforcent les liens. Selon une étude de l'US Travel Association , une escapade hors des sentiers battus permet au couple « d'être plus satisfait, de mieux communiquer, de se sentir amoureux, de booster sa sexualité, de profiter de temps de qualité et d'échanger sur des objectifs et des désirs communs ». Géraldyne Prévot-Gigant confirme que « voyager ensemble participe à la légende du couple, mais soude aussi des amis, une famille. Partager son émerveillement et certaines péripéties rapproche inévitablement ».

Attention toutefois : ça passe ou ça casse ! Le voyage fait d'ailleurs partie de ces tests grandeur nature des relations qui débutent. « C'est une sorte de CDD qui dira si l'on est synchrones ou pas. Car l'autre peut s'avérer de très mauvaise compagnie lorsqu'il ou elle sort de sa zone de confort. Le voyage est un accélérateur qui vient mettre en lumière l'harmonie du couple. » Ou engendrer l'extinction des feux.

Une bonne dose d'humilité

Se découvrir soi, découvrir l'autre… et découvrir les autres, tous ces autres qu'on ne connaissait pas. Là encore, l'ouverture d'esprit est garantie. Le professeur tchèque de psychologie Sedat Çelik a étudié les effets du voyage sur l'empathie.

« À la suite de ces analyses, des changements significatifs ont été déterminés dans les attitudes (préjugés, stéréotypes) des personnes ayant vécu des expériences de voyage », note-t-il dans le  Journal of Tourism and Services , mai 2019. Être confronté à l'altérité, à d'autres cultures, enjeux ou mœurs éloigne de son nombril, chasse les ornières. « C'est une fenêtre sur le monde qui rend humble, témoigne la psychopraticienne. Voyager nous remet à notre place de simple habitant de la Terre, en côtoyant des personnes différentes et pourtant fondamentalement semblables. Cela permet de s'ouvrir à une dimension spirituelle, au sens laïque du terme. »

Des bienfaits qui ne dépendent que de soi 

Tous ces bienfaits supposent cependant de considérer le voyage comme une occasion de s'ouvrir et de s'enrichir. « De se rendre disponible et d'entrer en résonance », suggère Géraldyne Prévot-Gigant. Peu probable que « faire » l'Italie au pas de course ou voyager pour compléter son «  feed  sur Insta » soit propice au développement personnel ! Mieux vaut alors rester chez soi. Ce qui ne serait pas si mal, après tout. Dans une étude parue en 2020 dans la revue Nature , des chercheurs ont bel et bien prouvé le lien ténu entre voyage et bonheur. Elle suggère aussi que « même de petits changements dans notre environnement quotidien et nos routines physiques et mentales peuvent fournir des effets bénéfiques similaires à l'exploration ».

À l'heure où les économies manquent, où le tourisme de masse fait des ravages, où chacun doit veiller à son empreinte carbone, sans doute peut-on aussi repenser le voyage. Nul besoin de parcourir les mers pour cheminer vers soi, l'autre ou le monde grâce à des expériences physiques, psychiques, artistiques ou relationnelles. Et découvrir dans un bon livre ou chez son voisin de palier une autre façon de vivre.

Géraldyne Prévot-Gigant 

Psychopraticienne depuis bientôt trente ans, elle est l'autrice de nombreux ouvrages, parmi lesquels  La Force de la rencontre  (Odile Jacob, 2020) ou  Cinquante Exercices pour apprendre à méditer  (Eyrolles, 2023).

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Les avantages et les bienfaits du voyage !

Vous vous demandez quels sont les avantages et les bienfaits du voyage  ? Je vous explique à quel point les voyages sont importants et ce qu’ils peuvent nous apporter dans la vie. Un petit texte argumentatif et inspiré, à lire jusqu’au bout.

Voyager, c’est se découvrir soi-même

En voyageant, on apprend a se découvrir soi-même sous un autre angle. J’en parle souvent sur mon blog voyage , mais nous sommes parfois enlisés dans une certaine routine au quotidien. Et nous avons systématiquement le même type de réactions face aux événements qui nous entourent.

En partant à l’aventure dans une nouvelle destination, on sort de cette routine pour faire face à des situations nouvelles! Et bien souvent, l’on fait face à des évènement stressants, qui vont nous sortir de notre zone de confort et nous mettre face à nos peurs et nos limites…

Le voyage est donc une formidable opportunité d’en apprendre beaucoup sur soi-même et sur ses capacités. Comme le dit une des plus belles citations de voyage : « Il n’y a d’homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie » (Lamartine).

Apprendre sur soi-même, c’est certainement l’un des plus importants bienfaits du voyage ! Une force qui nous suivra au quotidien, pour faire face à toutes les épreuves que la vie pourrait nous réserver.

Apprendre à se passer du superflu en voyageant

Pour voyager souvent et longtemps, il est nécessaire de bien gérer son budget et de se contenter du strict nécessaire. L’un des nombreux avantages du voyage réside donc dans l’apprentissage à se passer du superflu.

Fini le grignotage entre les repas (les gâteaux et autres sucreries coûtent chers en voyage). Fini les accessoires inutiles (un sac à dos trop lourd est un fardeau en voyage) et fini les dépenses impulsives qui nous font débourser des euros inutilement tout au long de l’année.

En voyageant, l’on se rend compte de toutes les choses dont nous pourrions facilement nous passer dans notre vie quotidienne. On apprend donc à se modérer et à mieux se rendre compte de la valeur des choses. Une manière de vivre plus minimaliste, qui fait finalement du bien au moral.

Si vous saviez le nombre d’affaires que j’ai vendues ou jetées en préparant mon tour du monde , vous seriez surpris. On ne se rend pas toujours de toutes les choses inutiles que l’on accumule dans notre quotidien. Un long voyage, ça remet les idées en place, et ça donne envie de se passer du superflu pour vivre plus léger.

Renforcer sa confiance en soi en vivant des expériences fortes

En voyageant, l’on va vivre des expériences nouvelles et elles vont nous permettre de renforcer notre mental et de nous lancer de nouveaux défis, toujours plus fou.

Pour vous donner exemple, je ne savais pas que je serais capable de faire du parapente ou encore de passer d’arbres en arbres dans la jungle à l’aide de tyroliennes avant de partir en voyage ! Ces expériences m’ont appris que l’on est capable de surmonter toutes nos peurs, et je trouve que c’est un des meilleurs bienfaits du voyage . Prendre enfin confiance en soi.

Le voyage aide également à accélérer le processus si vous avez du mal à aller de l’avant dans votre vie. Pourquoi ? Parce qu’en un an de voyage, vous allez avoir l’impression d’avoir vécu 10 ans de votre vie.

Tout va très vite et très fort en voyage. On expérimente un maximum de choses et on rencontre des gens si différents. C’est forcément plus enrichissant que de rester sagement les fesses dans son canapé…

Vous trouverez d’excellents livres de voyage , avec des explorateurs qui évoquent leur vécu dans des récits ou des romans. Ce sont de formidables outils d’inspiration pour tous ceux qui veulent voyager, mais qui ne savent pas vraiment pas où commencer.

S’ouvrir aux autres est un des bienfaits du voyage

Le voyage favorise énormément les rencontres, d’autant plus lorsque l’on part seul. Que ce soit d’autres voyageurs vivant une expérience similaire à la notre, ou les locaux, c’est l’occasion très différentes de nous aux quatre coins du monde. Des individus que l’on n’aurait certainement jamais eu la chance de rencontrer autrement. Permettant des rencontres à la fois fortes, inoubliables et très enrichissantes.

C’est une formidable occasion d’ouvrir son esprit à l’altérité et aux différences. De se rendre compte que l’on peut aimer d’autres manières de vivre et de penser. Ce qui nous amène à respecter davantage nos semblables et à s’ouvrir davantage aux autres sans craintes. On échange, on compare, on refait le monde !

On apprend les us et coutumes d’autres citoyens du monde, on mange les mêmes plats qu’eux et on découvre leur environnement de vie. En expérimentant de cette manière le quotidien de ces personnes en voyagent, on se transforme et l’on se rend compte que voyager à l’avantage de nous ouvrir aux autres .

Créer des souvenirs heureux en voyageant

Voyager, c’est également l’occasion de se créer de nombreux souvenirs. Des souvenirs souvent heureux, car il n’y a rien de plus gratifiant que de découvrir de nouveaux horizons. Toute cette nouveauté, mêlée à un grand sentiment de liberté, permet l’émergence de ressentis extrêmement agréables.

On visite des sites historiques incroyables, on déambule au cœur de paysages magnifiques et grandioses, on fait des rencontres étonnantes et inoubliables. C’est évidemment éphémère, mais tellement marquant, que ça restera gravé dans nos mémoires pour la vie. On a forcément envie de voyager pour se créer des souvenirs heureux .

Les galères resteront aussi, mais mêlées au souvenir que l’on a su tout surmonter. Ainsi, lorsque l’on sera confronté à des difficultés dans notre vie quotidienne, on pourra se remémorer ces précieux souvenirs. Ils nous aideront à relativiser nos soucis et à aller de l’avant.

Tous ces souvenirs seront aussi une source de motivation pour en créer d’autres. Car quand on revient de voyage, l’on a qu’une seule envie, c’est de repartir. Voyager permet toujours de vivre des expériences instructives et enrichissantes .

Voyager permet d’apprendre de nouvelles langues

Il n’y a pas de meilleure manière d’apprendre une langue étrangère qu’en étant en totale immersion dans le pays.  En passant plusieurs semaines dans un pays étranger, vous allez en effet réunir tous les éléments clés favorisant l’apprentissage d’une langue en particulier.

Il est en effet bien plus aisé d’apprendre une langue étrangère par acquisition plutôt que par pure apprentissage. C’est notamment ce qui se passe avec notre langue maternelle. Le fait d’être en voyage, totalement immergé dans une autre langue, permet de se confronter à celle-ci de la même manière que l’on s’est confronté à notre langue maternelle. C’est plus naturel et bien plus accessible au cerveau humain.

De plus en voyageant, vous appréhendez non seulement l’aspect purement linguistique (en étant forcé de vous exprimer dans la langue en question), mais vous aurez aussi l’opportunité de comprendre l’aspect culturel et social du pays. Des habitudes quotidiennes différentes auxquelles il faut s’adapter, et qui facilitent l’apprentissage.

En immersion dans un pays, l’apprentissage de la langue est plus fluide et plus ludique. Il ne fait donc aucun doute que le voyage permet donc d’étendre ses connaissances linguistiques .

Améliorer sa santé en voyageant activement

Voyager possède également de nombreux avantages et effets bénéfiques pour la santé ! Certaines études ont d’ailleurs mené à cette conclusion , en partant du principe que voyager permettrait d’améliorer non seulement sa santé physique, mais aussi sa santé psychologique. Le voyage est alors présenté comme un formidable outil permettant l’amélioration du bien-être émotionnel.

Il est courant de vouloir faire une pause, et voyager permet de couper avec sa vie quotidienne, de faire le vide ou de se reposer. Les vacances permettent de réduire considérablement le stress, et de retrouver un regain d’énergie positive de manière rapide.

Pour cela, le cadre que l’on retrouve en voyage est primordial et va plus ou moins favoriser cette amélioration de l’état de santé. En station balnéaire, au bord de la mer, vous allez faire le plein de Vitamines C. En montagne, vous allez plutôt faire de longues randonnées dans des cadres naturels et sauvages. Ce qui va booster votre vitalité.

L’augmentation de l’activité physique et de l’exposition aux éléments naturels fait des merveilles sur notre corps et sur notre esprit. Et rien de mieux qu’un voyage pour bouger davantage, et profiter de tous ces bienfaits .

Enrichir sa culture générale grâce aux voyages

Voyager à travers le monde permet de développer sa culture générale de manière exponentielle. En traversant de nombreux pays, vous allez en apprendre beaucoup plus qu’en lisant n’importe quel livre d’Histoire ou de Géographie.

La connaissance au sens large du terme est l’un des plus grands avantages du voyage . Connaître le monde dans lequel on vit, les us et coutumes de telle ou telle population, les régimes politiques passés et présents. Mais aussi les spécialités culinaires du monde, ou la faune et  la flore locale. L’apprentissage est indiscutable dans de nombreux domaines.

Le voyage est véritablement le meilleur professeur du monde, car il permet d’apprendre en s’amusant. On connaît et retient bien les choses quand on pu les expérimenter ou les voire par soi-même. J’ai par exemple une belle connaissance des sites historiques égyptiens depuis que j’ai organisé mon voyage en Égypte par moi-même .

Toutes ces expériences et ces connaissances, vous pourrez les partager avec d’autres personnes en retour de voyage. Le but n’est pas forcément de vouloir briller en société, mais écouter un aventurier peut vraiment s’avérer passionnant.

Améliorer sa créativité en étant stimulé par les voyages

Outre les nombreux bienfait du voyage sur notre culture générale, ça permet aussi de booster notre créativité ! En étant confronté à de nouveaux environnement et de nouvelles expériences excitantes, notre cerveau est en ébullition et sort de sa zone de confort.

En effet, si vous vous demandez pourquoi le voyage renforce la créativité , sachez que le cerveau est par nature paresseux et qu’il est difficile de l’extirper de ses mécanismes habituels. En voyageant longuement et en vivant de nouvelles expériences inédites, le cerveau va être maintenu dans une forme d’activité plus constante, et donc conserver toute ses capacités d’adaptation.

Le voyage, et les intenses stimulations associées, ouvre de nouvelles perspectives. De nouveaux sons, images ou encore odeurs engendrent de nouvelles connexions synaptiques essentielles pour la créativité. Et cette créativité est tout aussi essentielle dans le travail, que pour pouvoir imaginer sa vie autrement.

Apprendre à mieux gérer son budget et donc son argent

Voyager permet également d’apprendre à gérer son argent au quotidien. Car, quand on souhaite voyager plus souvent et plus longtemps, l’on est obligé de faire davantage attention à ses finances. Bien que budget d’un tour du monde ne soit pas si élevé que l’on pourrait le penser, il faut tout de même économiser un peu en amont d’un tel voyage pour le réaliser dans les meilleures conditions.

Une fois sur place en plein cœur du voyage, il faudra une fois de plus gérer son budget de manière efficace. Dégoter des billets d’avion pas cher, ainsi que des hébergements abordables. Manger local et ne pas dépenser inutilement dans des souvenirs de voyage qui ne feront que nous encombrer pour la suite de l’aventure.

On apprend également à négocier les prix, et à réfléchir avant d’acheter sur un coup de tête. Notre capacité de se restreindre face à des frais inutiles s’accroit également. Finalement, voyager permet de mieux connaître la vraie valeur des choses.

Renouer et renforcer les liens familiaux

Voyager en couple ou en famille permet de renforcer les liens, car il faut se serrer les coudes en voyage, quelles que soient les circonstances. Les préparatifs, les longs trajets, les recherches sur place, ou encore les longues journées de visites, sont autant de situations où il faut s’entre-aider si on veut aller de l’avant. Des circonstances exceptionnelles, qui permettent de renforcer la confiance et les liens.

Il en va de même pour les bons moments, qui vont créer d’heureux souvenirs de famille. Des moments que l’on partage ensemble et que l’on pourra se remémorer une fois rentrés à la maison. Que ça soit pour renforcer son couple ou pour créer des liens plus profonds avec ses parents ou ses enfants, les voyages sont très profitables.

Et si vous partez en voyage en solo, vous vous rendrez compte que rien ne vaut un foyer chaleureux et l’amour de nos proches. Les longs séjours, bien qu’ils nous éloignent de nos familles pendant un certain temps, permet de renforcer encore une fois les liens. Après la séparation, les retrouvailles n’en sont souvent que plus belles. Car la distance suscite toujours de l’intérêt et des retours intenses et émouvants.

Faire le point sur sa vie grâce aux voyages

Je voulais garder cet avantage du voyage pour la fin car il permet de comprendre à lui seul, tous les bénéfices cumulés. Le voyage permet en effet de faire le point sur sa vie, sur ce que l’on veut mais aussi ce que l’on ne veut plus. Rien de mieux que de sortir de sa zone de confort pour apprendre à se connaître soi-même et avoir une idée bien plus précise de ce que l’on souhaite accomplir dans sa vie.

En voyageant, on se confronte à soi-même et ça permet de réfléchir en dehors du cadre habituel. C’est extrêmement bénéfique quand on ne sait plus quel chemin prendre dans sa vie. Voyager permet de mieux se connaître soi-même , de mieux comprendre sa manière d’être et donc de construire sa vie en fonction de qui l’on est vraiment.

Voyager est un temps d’introspection à prendre pour soi-même. Ce genre d’occasion n’est pas très commune dans une vie, il faut profiter de ces moments de voyages pour en profiter.

Les avantages et les bienfaits du voyage sont si nombreux que cette liste n’est pas exhaustive. J’espère que ça vous donnera envie de partir à l’aventure et de profiter au maximum de toutes les possibilités offertes par le voyage.

58 Comments

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Ca permet aussi de trouver de nouvelles idées. Des idées de projet perso ou pro. On compte plus le nombre de personnes qui sont allés aux Etats-Unis, qui ont découvert un concept, ou fait une rencontre qui les a inspiré pour réaliser un projet pro en France. Je te rejoins sur la confiance en soi. Quand on se rend compte que voyager seul à l’étranger n’est pas insurmontable et qu’on est à des années lumière de la difficulté qu’on s’en est toujours fait. Ca donne des ailes !

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Salut Jordane,

C’est vrai, je vais ajouter ton idée, ça permet effectivement de s’ouvrir à de nouvelles idées !

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Bonjour Je suis Karim Elj Je pense que voyager c’est voir le monde différemment car il nous permet de changer notre mentalité positivement , d’etre plus optimiste et courageux dans notre vie quotidienne . Biensur , Voyager c’est revenir plein d’émotions et de changements . Karim , Merci

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Voyager c’est aussi pouvoir faire le point sur sa vie, notamment quand on est à un tournant et que l’on ne sait pas vraiment où aller. Après avoir vécut trois ans aux Philippines, j’ai démissionné de mon travail car la vie la bas ne m’apportait plus ce que je recherchais. J’ai voyagé deux mois ensuite, deux mois qui ont favorisé l’introspection et qui m’ont permit de voir plus clair dans mes objectifs. Sinon je partage ton avis sur les autres avantages. A ajouter également que lorsque l’on est timide, le voyage permet de sortir de sa zone de confort et de se forcer à aller vers les autres, ce qui est une bonne chose !

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Je suis totalement d’accord avec toi. Pour ma part, les voyages m’ont permis d’apprendre à relativiser et à m’ouvrir aux autres. J’ajouterai aussi que les voyages permettent de se responsabiliser et de développer son sens d’orientation.

Pour le sens de l’orientation, je suis d’accord. Même si je crois que j’ai complètement perdu le mien dans les rues de Katmandou ahahaa (je ne sais pas si je l’ai retrouvé d’ailleurs…)

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Je suis totalement d’accord avec toi! Cela permet également de s’amuser et se libérer.

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J’allais dire comme Sarah, « faire le point » : rien de tel que de se retrouver loin de tout ce qu’on connaît (= la routine !) pour pouvoir faire le point sur soi, sur qui on est, ce qu’on veut… Et en tant que grande timide, j’avais peur de rester toujours dans mon coin et en réalité pas du tout 😀 le voyage est une bonne thérapie !

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Voilà qui est bien dit ! C’est le genre de texte qu’on a envie de faire lire aux proches sceptiques quand on leur annonce un long voyage… Un autre bienfait des voyages pour moi, c’est l’amélioration de la forme physique : on est plus à l’écoute de son corps, plus calé sur son rythme naturel… on se sent plus en forme. Voire, on gagne un peu de muscle et perd un peu de graisse 😉

Ahlala ces proches sceptiques… Je devrais leur consacrer un article entier car ils sont vraiment insupportables parfois !

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Voyager, c’est un peu aussi, se reconcentrer sur soi, ses envies, ses motivations, ses besoins. Bref, comme tu le dis apprendre à se découvrir… Pour moi c’est aussi un grand pas vers l’Autre car sortir de son pays, se confronter à d’autres gens qui n’ont pas la même culture, la même langue, les mêmes habitudes et coutumes, c’est devoir faire un effort pour aller vers eux, les comprendre et apprendre. C’est un véritable enrichissement personnel mais partagé car ce que les autres t’apportes tu peux aussi le leur apporter… bref c’est un véritable échange mutuel d’ouverture… Et en ces temps parfois un peu compliqué, revenir à ces basiques ça ne fait de mal à personne 🙂

Merci pour ton commentaire Camille (une deuxième !) En effet, le voyage permet d’aller vers les autres, en tout cas d’une autre manière que dans notre vie de tous les jours, c’est ça qui est bien !

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Salut Camille,

J’adore ton blog et merci de nous rappeler toutes ces bonnes raisons de voyager. Ma préférée : sortir de son quotidien et se confronter à la diversité même si au final c’est aussi possible de s’ouvrir à la diversité sans voyager … 😉 !

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On se retrouve dans ton article. C ‘est tout à fait ça… Il arrive un moment où il faut savoir lâcher prise et vivre ses rêves avant qu’il ne soit trop tard. Après 2 ans et demi d’expatriation en Guyane on recommencer à tourner en rond et ce n’est pas bon pour le moral !!!! Nous voilà maintenant en plein TOUR DU MONDE et ce n’est que du bonheur !!! 🙂 Top ton article.

J’ai zappé de me relire. Oups! Désolée pour les fautes :s

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Très bel article ! Je dirais aussi que le voyage permet de nous rendre compte de notre chance: ça nous donne une certaine ouverture d’esprit, qui nous font relativiser sur pas mal de choses ! 🙂

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Salut Camille, Ouai, ça fait du bien de voyager ! et aussi, ça donne une sacrée dose d’optimisme sur les gens en générals. Voyageant en vélo depuis quelques mois, je suis toujours sidéré de l’hospitalité dont font preuve des inconnus, à mon égard, sans même me connaître !

Salut Christophe, Quel courage de voyager en vélo ! Tu dois vivre un sentiment de liberté énorme au quotidien. Moi, je crois que j’aurais trop mal aux fesses, je préfère les scooters 😉

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Très bel article… le voyage a vraiment beaucoup d’avantages parmi lesquels- tu l’as relevé – la découverte!!! J’ai eu à decouvrir des lieux assez insolites qui m’a poussé à voir le voyage certes sous l’angle de l’évasion mais plus sous celui de l’authenticité des destinations. Bonne continuation !!!

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tout est vrai mais je rajouterais aussi que les voyages nous apprend à être plus tolérant vis à vis des autres

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Très bon article !!! Jolie découverte que ton site , je m’y suis abonnée ^+^

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Très bon site je l’ai vraiment aimé

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Salut Camille !

Je découvre ton blog avec plaisir ! Je prévois un tour de la France à vélo pour cet été. Et même si je suis déjà très motivé, la lecture de ton article renforce davantage mes convictions 🙂 D’ailleurs, « se passer du superflu », pour être actuellement en préparation d’un voyage de long cours à vélo, je me sens plutôt concerné ! Au plaisir de repasser par ici, à bientôt !

Bonjour François et merci. Un tour de France à vélo c’est vraiment cool… Bon courage !!

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Bonjour Camille Effectivement, vous avez raison sur toutes les lignes! Le voyage est vraiment un source de bonheurs si on peut le dire comme ça. Personnellement, j’ai pas vraiment eu beaucoup d’occasions pour voyager, mais avec le peu que j’ai déjà effectué, je peux confirmer vos dires! Vous avez fait un très bel article! Bonne continuation.

J’espère vous relire une autre fois 😉

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Boujour Camille,

Le voyage est presque une obligation pour sortir de la routine. Il m’est impossible de ne pas voyager au moins deux fois par an. Découvrir de nos horizons et pays est une chose importante pour toute personne.

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C’est aussi une bonne façon pour se couper de son quotidien, voire se ressourcer :). Je vais en Inde prochainement ;).

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Parmi les avantages et les bienfaits, on pourrait penser aussi à la découverte d’endroits magnifiques (paysages naturels ou villes) que l’on n’aurait jamais vu en restant chez soi. On apprend aussi à faire face à l’imprévu et à lâcher prise. Il y en a beaucoup plus à gérer que dans le quotidien où les habitudes sont réglées comme des horloges. Et enfin on apprend tous les jours (ou presque) un tas de choses quand on visite donc on élargit sa culture et son esprit. Très bon article 🙂

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travelling enseigner quelque chose, et rendre la vie plus de vie

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Je suis bien d’accord avec tout ça. L’une des premières fois où je partais en voyage, je me suis rendu dans une agence pour acheter mon billet (et oui, internet n’était pas encore comme aujourd’hui). L’agent assez âgé au style un peu baroudeur m’avait dit: tu verras, le voyage est la meilleure des formations. Avec le recul, je me dis qu’il a bien raison…

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Totalement d’accord avec toi ! Quoi de plus formateur que le voyage? On en finit jamais d’apprendre, de se surpasser et de se surprendre aussi !

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Tout est bien vrai !

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Un excellent article ! Je vous remercie pour ce beau partage

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Merci Camille pour ce bel article thérapeutique sur la voyage.Suis persuadé que tout globe-trotter trouvera son plaisir en lisant bien ces remarques pertinentes sur le voyage.Pour moi,voyager n’est pas se déplacer d’un lieu à un autre,si féerique soit-il,mais une découverte de soi,une découverte de l’Autre,qui importe le plus. « Je diffère de toi,mais loin de te léser,je t’augmente » a dit Saint Exupéry.Belle citation qui donne au voyage son blason d’or.Encore une fois merci pour m’avoir éclairé ma chandelle par cet article enrichissant !!!

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Voyager c’est apprendre à ne plus avoir peur de l’autre aussi 🙂 Allez au delà de ces traits qui paraissent dur mais qui se détendent dès qu’on aborde une passion commune ou qu’on dit tout simplement bonjour, ou au-delà de se voile qui cache les cheveux mais dévoile une âme merveilleuse! C’est un des aspects que j’aime dans le voyage <3 xx

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Voyager c’est aussi mieux se connaître soi-même tout en découvrant les autres, c’est apprendre une langue et une culture différente de la sienne. On s’enrichie et on apprend beaucoup d’un voyage, alors dés qu’on en a l’occasion, il faut y aller. Merci pour cet article.

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Je suis tous à fait d’accord avec toi, Je n’ai jamais fait de voyage seul encore, mais sa s’envient et faut dire que j’ai seulement 17 ans J’ai quand même de bonnes expériences de voyage. j’ai fait un projet humanitaire en équateur et j’en suis revenue grandis avec plus de confiance et bien sure le désir d’en apprendre d’avantage sur d’autre culture par les suite tous les voyage qui m’étais proposer j’y participai. Mon argent de poche passait pour les voyages scolaire 🙂 et bien tôt je vais continuer à grandir par ces bien faits des voyages. 🙂

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Hello, je suis a mi-chemin de mon voyage de 6 mois et je suis d’accord avec l’article. Mais je m’interroge: suis-je la seule à avoir des jours sans? Je suis du genre hyper active et sociable mais y a des jours où je suis assez paresseuse et un peu déprimée. Des fois ça ne marche pas pour faire des rencontres, même en dortoir (soit le courant passe pas, soit le dortoir est vide). Les jours de paresse se produisent surtout en période de groooooosses chaleurs. Bref est-ce que ça t’est déjà arrivé? Si oui comment réagis-tu dans ces cas là? Peut-être ne suis-je pas vraiment normale 🙂

Bonjour Isabelle En voyage ou non, il y a des jours avec et des jours sans. Je ne me force jamais à aller vers les gens si le courant ne passe pas juste parce que je suis en voyage et que je devrais rencontrer du monde. Et parfois, l’on a tout simplement pas envie de bouger de son lit. Il faut laisser faire les choses, peut importe où l’on se trouve.

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Tu as parfaitement raison. 🙂 L’avantage le plus important d’un voyage est, selon moi, la possibilité de s’évader de son quotidien. Franchement, avec le boulot que je fais, j’ai bien besoin de faire une pause, au moins une fois dans l’année. :p

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Hey! je suis plutôt d’accord avec Sandra au sujet de la diversité. Quelle distance doit-on parcourir pour considérer que nous avons voyagé? La diversité humaine existe à chaque coin de rue. Les difficultés sociales dont nous sommes témoins dans notre propre quartier, notre ville, notre propre pays ne permettent-elles pas d’en apprendre davantage sur nous-même, de mieux grandir si on prend la peine de les voir et de vouloir y changer quelque chose. Pourquoi l’Inconnu, l’Altérité aurait-elle plus de valeur Ailleurs qu’Ici. Je peux lire que le voyage permettrait de nous sortir de la routine, de nous faire réagir différemment face aux événements. D’une certaine manière, il nous apporterait la sensibilité dont nous manquons, un remède à l’indifférence ou l’inertie du quotidien… Mais en quoi la distance serait-elle déterminante pour nous ouvrir les yeux et s’ouvrir aux autres? Pourquoi vouloir donner au voyage une dimension philosophique alors qu’en général il s’agit simplement de vouloir fuir le stress du quotidien, de s’évader dans une forme de consommation éphémère et de vouloir vivre de nouvelles sensations. J’ai du mal à comprendre comment Adeline et son compagnon ont bien pu tourner en rond après 2 ans en Guyane! J’habite moi-même en Guyane depuis 7 ans et je n’ai pas le sentiment de tourner en rond. Je pense que ces deux aventuriers n’ont pas encore trouver la sensibilité humaine qui existe au fond de chacun de nous. Ils vont devoir voyager encore longtemps car j’ai le sentiment que les Autres à travers leur séjour en Guyane les ont laissé indifférents… Un pays se résume-t-il aux nouveaux paysages et aux nouvelles sensations qu’on y ressent pour combattre une forme d’ennui, d’inertie voire de manque de courage quotidien…

Je suis d’accord avec vous deux, nul besoin d’aller forcément au bout du monde pour considérer que l’on voyage. Après je t’avoue que j’aime changer radicalement de décors et être plongé dans une Culture totalement différente de la mienne. Je me sent nettement moins en voyage quand je suis dans un petit village inconnu à quelques kilomètres de mon domicile que dans un petit village indien par exemple, c’est un fait. Ce n’est pas un jugement de valeur (ailleurs est mieux que ici). Et je ne crois pas que le voyage soit une sorte de consommation éphémère et un désir de vivre de nouvelles sensations (bien que personnellement, j’aime vivre de nouvelles sensations, je n’aime pas les journées routinières). Tout dépend de notre façon de voir les choses, le but c’est d’apprendre à nous connaître et de connaître le monde. Mais pour connaître le monde, il faut bien bouger un minimum.

Oui, je peux comprendre l’argument du dépaysement, cette envie de vouloir rompre avec les habitudes de notre quotidien. Je ne sais pas où se situe ton village mais effectivement on peut élargir la notion d’éloignement jusqu’à l’échelle de son pays. Si tu estimes que dans ton village les gens se ressemblent tous, ont tous la même façon de penser, les mêmes origines (en remontant à 3 ou 4 générations…), les mêmes goûts (culinaires, musicaux…), que tu n’auras rien à leur apporter et n’auront rien à t’apporter de plus que l’Indien dans son village, effectivement il faut bien bouger un minimum. A l’échelle nationale, Paris est quand même connue pour ses quartiers emblématiques de la mosaïque culturelle française. Si derrière la culture tu entends une certaine façon de cuisiner, de parler, de s’habiller, de prier un dieu, de penser, tu as de quoi trouver ton bonheur en France il me semble. Et que recherchent ces français d’origines étrangères finalement? Précisément la même chose que nous tous et que l’indien dans son village: être heureux, c’est-à-dire avoir un minimum de confort matériel (ça peu aller du simple toit au-dessus de la tête à une grosse bagnole selon l’éducation) pour ne pas trop galérer et endurer des souffrances dans la vie. Durant mes voyages, j’ai pu discuter avec les gens, en Chine, aux USA, au Brésil et plus particulièrement au Laos (mon ami est d’origine laotienne et une partie de sa famille vit là-bas), et bien au-delà du simple fait que toutes ces personnes étaient très sympathiques et différentes par certains côtés nous aspirions tous à la même chose. Ils ne m’ont rien appris de plus sur moi-même ou sur le genre humain. Par ailleurs, si tu aimes les sensations fortes comme le parapente, il y a de très beaux spots en France aussi 🙂 Si ton « canapé » ne semble pas être ton grand ami, pour ma part, j’ai passé beaucoup de temps assise sur mon canapé à réfléchir pendant des heures à mon rôle en tant que citoyenne / enseignante Ici en Guyane. Ensuite on peut très bien aller vers l’Autre Ici et Ailleurs, l’un n’empêche pas l’autre. Me concernant, j’en suis à un stade de réflexion où il m’importe peu de Voir les choses ; autrement dit, je suis tout aussi sensible et émue en regardant un beau paysage ou un animal sauvage à travers un reportage ou une photo qu’en le voyant en Vrai; je ressens une joie profonde à l’idée que tout cela puisse exister et ça me suffit. Pour autant ma vie est loin d’être routinière, chaque jour est différent, chaque jour est un nouveau voyage (dans un périmètre d’environ 100 km max!). Aujourd’hui je prends l’avion uniquement pour voir ma famille en Martinique et en France deux fois par an. Tout ceci est très personnel mais c’est une autre vision du voyage…

C’est étrange d’avoir autant réflechi sur soi-même et de juger ainsi le mode de voyage des autres. Ok, l’on peut voyager sans aller loin de chez soi, mais ça n’empêche pas que partir plus loin n’est pas interdit. Mais je préfère clore le débat avec vous car tout le monde à sa propre vision du monde et donc personne n’a raison ou bien tord… Inutile de se justifier dans ses choix de vie.

Camille, je ne sais pas si le terme « juger » convient ici; je souhaitais simplement partager ma simple expérience du voyage et comment elle a évoluée . Tout le monde s’est exprimé ici librement sur sa vision du voyage. Je ne condamne personne et ne dit pas que ma vision est celle à suivre. Je ne m’exprime pas en terme de bien ou de mal (sauf, je l’admets, j’aurais quelques réserves envers ceux qui auraient tendance à ne voir dans le voyage que la recherche de beaux paysages et « tournent vite en rond », oui je le dis et je trouve ça dommage). Je me dis simplement que beaucoup de gens qui lisent votre blog peuvent également se retrouver aussi bien dans vos propos que dans les miens. Tout le monde a pu s’exprimer dans cette discussion et les « justifications » que nous donnons quasiment tous ici (moi y compris) à notre « choix » de voyager sont finalement les mêmes: mieux se connaître, être plus confiant et s’ouvrir à la diversité du monde. Nous nous rejoignons donc autour de valeurs commune mais l’approche est différente. Ma vision du voyage est une approche davantage de proximité, moins lointaine de mon environnement, « c’est un fait ». J’ai beaucoup voyagé, enchaîné différentes destinations, toujours en mouvement avec des échanges souvent de courtes durée qui ne m’ont pas permis de me retrouver avec moi-même. Ceux qui vous lisent n’y avait peut-être pas songé… Nous sommes parfois pris dans le tourbillon du quotidien, il faut aller vite, voir ci, faire ça… c’est une manière pour moi d’apporter une autre perspective à qui veut l’entendre sans condamner le choix des autres. Réfléchir au monde qui nous entoure en étant simplement assis sur son canapé peux permettre de mieux se connaître et donc de s’ouvrir aux autres. Mais je peux concevoir que cela ne puisse pas fonctionner pour tout le monde. C’est juste une expérience partagée, une idée qui ne vient pas de moi d’ailleurs. C’est une amie, grande voyageuse elle-même, qui m’avait lancé sur cette piste de réflexion. Pourquoi vouloir « clore le débat » lorsque le but à atteindre des uns et des autres ici reste le même…

Flo, je vous ai plus haut que « j’étais d’accord avec vous et que l’on était pas obligé de partir loin pour voyager ». Mais vous avez continuez à contrer avec hardeur mes idées, alors que, comme vous le dites, chacun fait comme il l’entend. Du coup, vous m’avez donné l’impression de vouloir prouver que votre manière de voyager était meilleure. D’où ma volonté de clore le débat (difficile de discuter avec des personnes qui veulent « seulement avoir raison »). Surtout qu’à aucun moment dans l’article, je ne dit qu’il faut partir loin pour voyager. Mais je crois que nous sommes d’accord sur le fond, donc il n’y a pas vraiment de débat… Et les débats par ecrit sur le web sont souvent biaisés car l’on ne peut pas vraiment voir les intentions de son interlocuteur et dialoguer librement… Je n’apprécie pas tellement l’éxercice je dois l’avouer.

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Bonjour Camille, Merci pour cet article vraiment inspirant!!! Moi j’aime bien l’argument qui dit que le voyage nous donne de nouvelles idées. Elles existent partout dans ce grand monde, aller voyager et les découvrir dans la vie des autochtones, dans les monuments, dans les histoires régionales… et également en soi-même qui « grandit » à chaque pas du trajet. C’est beaucoup mieux que rester chez soi et essayer à refléchir, je crois.

Bonne journée, et bon voyage où que vous soyez ^^!

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Bonsoir, je ne sais pas si votre blog est encore actif, mais en le consultant, une question m’est venue : Utilisez vous internet pendant vos voyages ? , restez vous connecter à vos réseaux sociaux ? …. Pour quelles raisons ? .. Je suis partie, pendant plusieurs mois, sac au dos, à 18 ans, il y a maintenant un certain nombre d’années, sans internet, sans viber ou autre whatsapp … sans connexion avec le monde connu dont je m’éloignais. Encore maintenant, quand je voyage, seule ou accompagnée, je reste « déconnectée » pendant un certain temps … le lien avec ceux qui me sont chers persiste au delà du lien virtuel … Nous continuons d’exister à nous même et à l’autre dans nos pensées. Je vous soumets un proverbe africain que j’aime bien : « Voyager, c’est aller de soi à soi en passant par les autres » … Alors bonne route et bonne déconnexion !

Bonjour Christine, Bien sur qu’il est actif, plus que jamais ! Et oui j’utilise internet pendant mes voyages, mais c’est surtout pour partager mon expérience avec mes lecteurs. Mais il m’est arrivé de passer des semaines sans rien poster quand j’étais en tour du monde. Internet et la « connexion » n’est pas un problème à mon sens, tout dépend de comment on s’en sert, et pourquoi 😉

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Je dirais l’autonomie, et puis après l’idée de trouver l’entourage.. les conditions.. La société ou l’organisme qui s’adapte à nous.. Pourquoi s’adapter.

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Salut! Je devais trouver des mots en anglais qui expliquent ce que l’on peut vivre pendant un long voyage et n’étant jamais partie plus d’une semaine j’ai du me tourner vers internet. Je voulais vous dire merci à tous d’avoir essayer d’expliquer ce que vous avez ressentis, ce n’est jamais facile mais ça m’a énormément aidé… Bonne continuation Camille.

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Bonjour Camille, Merci pour cet articel vraiment inspirant. J’ai bien aimer l’argument qui dit que le voyage nous donne de nouvelles idées

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Bonjour Camille ! Je découvre ce billet un peu tard mais, ma foi, il m’a l’air plutôt intemporel ! Si tout ce que tu dis est vrai, il me semble qu’apprendre à se passer du superflu est ce qui a été la première chose à me venir pour ma part. Je voyage à vélo et ton exemple du sac à dos trop lourd fait écho à des souvenirs douloureux que j’ai ;D Chouette article en tout cas ! Au plaisir, Fraçois

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Voyager permet la découverte….du tout et du particulier, qu’on le fasse seul ou accompagné. C’est une opportunité en or d’entrer en contact avec le reste du monde, il transforme les dépensiers en économes, les solitaires et antisociaux en personnes sociables, il modifie radicalement la perception de notre propre personnalité et celle de nos compagnons, il nous ouvre des perspectives d’avenir et nous garantit de bonnes résolutions, aussi belles, intéressantes, et excitantes les unes que les autres (se dépasser physiquement, moralement et mentalement, et garder toujours autant de bon souvenirs de notre aventure).

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oui c’est vrai le voyage nous donne la chance de vider le cerveau et de relativiser nos idées .La pérégrination nous aide aussi à savoir conjuguer le verbe vivre et à contempler la vie d’une vision grotesque

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Merci de vos informations j’ai pu ainsi completer mon devoir de français

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Bonjour, un excellent article ! je pense que le voyage vous permet de réaliser que le monde est un livre sans fin,tellement de lieux a découvrir, de cultures à embrasser et personnes à rencontrer.

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Your blog is a reminder that we have the power to shape our own destinies.

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Qui est l’oiseau rose ?

Je m’appelle Camille et je suis passionnée par les voyages : partir à l’aventure, découvrir de nouvelles cultures et arpenter de nouveaux paysages. À l’âge de 23 ans, j’ai tout plaqué et je suis parti en tour du monde en sac à dos sur un coup de tête. J’ai créé ce blog voyage  à ce moment-là.

Pourquoi ce blog voyage ?

Ce blog de voyage regroupe de nombreux conseils pour tous les voyageurs : recommandations pour les préparatifs et bons plans pour voyager mieux et pour moins cher. Vous y trouverez également de nombreux carnets de voyages, avec des destinations tout autour du monde.

A propos de nous

Voyager fait de vous une meilleure personne – voici les 6 raisons qui le prouvent

Voyager fait de vous une meilleure personne – voici les 6 raisons qui le prouvent

1. Ils favorisent l’empathie

Les êtres humains sont nés pour être empathiques – la capacité de ressentir la douleur d’autrui, profondément ancrée dans notre cerveau, sert de base à toute relation saine. Mais comme pour beaucoup d’autres choses, cela exige une pratique constante.

Steven Pinker, professeur de psychologie à l’Université de Harvard, a fait valoir que la diffusion des médias de masse (y compris le journalisme et les œuvres de fiction abordables), au cours des deux derniers siècles, avait élargi ce « cercle d’empathie » , permettant ainsi aux individus d’avoir accès à des vies lointaines – et de s’ouvrir aux autres – d’une manière tout à fait inédite.

Pourtant, bien que nous disposions désormais d’un accès quasi instantané au monde par l’intermédiaire de nos smartphones, nous sommes trop submergés et distraits pour nous en soucier réellement.

Parce que les voyages nous obligent à « quitter la protection de notre zone de confort » , comme le soulignait Nicholas Kristof du New York Times, et à rencontrer des personnes et des situations nouvelles dans le monde réel, ils renforcent notre capacité d’empathie auprès d’un éventail d’individus plus large, de manière beaucoup plus significative.

Et l’empathie est liée au voyage et à la découverte d’une autre façon. En effet, il a été démontré qu’ apprendre une nouvelle langue et devenir bilingue, particulièrement au début de la vie augmentait nos capacités d’empathie , en permettent à notre cerveau de passer naturellement d’une perspective à l’autre.

2. Ils permettent d’approfondir votre compréhension du monde

Les voyages contribuent à rendre l’inconnu familier, remettant ainsi en question les hypothèses et les stéréotypes qui colorent souvent notre vision du monde.

Ma propre expérience auprès des enfants des rues, en Tanzanie, m’a aidée à comprendre à la fois la culture de travail tanzanienne (les raisons pour lesquelles le consensus est essentiel à toute prise de décision, par exemple), ainsi que la résilience des enfants, confrontés, au quotidien, au rejet et à la violence.

Cette expérience immersive, parfois inconfortable, m’a permis d’approfondir ma compréhension d’une culture et d’une réalité à peine entraperçues auparavant, au travers d’un reportage distraitement parcouru sur le chemin du travail ou d’un récit de safari raconté par un ami. Cela m’a permis d’avoir plus facilement accès à la culture tanzanienne et africaine.

Rencontrer et comprendre les autres – sans forcément tout accepter de leur part – conduit toujours à interagir avec le monde de façon plus bienveillante, sans porter de jugement.

3. Ils accroissent la conscience de soi

Être plus ouverts aux autres nous rend aussi plus ouverts à notre propre personne. Une récente étude a montré que vivre à l’étranger – et s’interroger sur ses propres valeurs, en rencontrant, au quotidien, des situations et des personnes inédites – permettait d’ accroître la conscience de soi . Bien que cette étude porte sur la vie à l’étranger et non sur les voyages, n’importe quel voyage immersif de longue durée aurait probablement le même effet.

La capacité de jongler d’une idée à l’autre, que les psychologues appellent la « flexibilité cognitive », est un concept connexe, lié à la prise de conscience de soi et à une plus grande exposition à des perspectives différentes. Les voyages nous permettent de garder une certaine « souplesse » d’esprit, en remettant en question nos façons de faire et de voir les choses. En outre, ils nous permettent, ce faisant, de développer la compétence la plus précieuse d’entre toutes : la créativité.

4. Il vous rendent plus créatif

À l’ère de l’automatisation et d’un monde du travail en passe de se transformer au-delà de toute reconnaissance dans les décennies à venir, la créativité deviendra la caractéristique déterminante de ceux qui continueront de prospérer . Elle sera également essentielle pour résoudre des problèmes mondiaux complexes et poursuivre l’innovation dans le domaine des affaires et de la science.

Des études menées par Adam Galinsky, professeur à l’Université de Columbia, ont montré que les cadres ayant vécu dans plusieurs pays étrangers – et donc ayant été fortement exposés à des langues et cultures diverses – étaient plus créatifs et audacieux dans leur approche personnelle du travail .

D’autres études réalisées aux Pays-Bas et à Singapour ont montré que les gens qui voyageaient se montraient plus doués pour résoudre des problèmes de façon non conventionnelle . En outre, une étude menée en Israël en 2012 a montré que les personnes les plus fermées aux autres cultures obtenaient de moins bons résultats aux tests créatifs que celles ouvertes d’esprit et accueillantes.

5. Ils augmentent le niveau de confiance

Si les opinions contradictoires de quelques personnes étroites d’esprit semblent définir notre époque, il en va de même pour un certain manque de confiance. Alors que les pays nordiques, y compris la Finlande, continuent de jouir d’un niveau élevé de confiance dans tous les domaines – des institutions politiques aux autres personnes – y compris les migrants , dans de nombreuses autres régions du monde, notamment aux États-Unis, la confiance en autrui est en baisse depuis plusieurs années . Puisque la confiance est fortement corrélée avec le bonheur – la Finlande s’est hissée au premier rang de l’Indice mondial du bonheur en 2018 , tandis que les États-Unis se sont classés au 18e rang – cela vaut clairement la peine d’investir dans la confiance.

Parce que voyager nous amène fatalement à affronter en tout temps des situations difficiles et inconfortables, dans lesquelles nous devons nous engager activement et nous fier à des inconnus, y compris de cultures très différentes, cela renforce la confiance, ou ce que Galinsky appelle une « foi générale en l’humanité ». Des études successives – aux États-Unis comme en Chine – ont montré que c’était le cas.

6. Ils vous enracinent davantage

Il y a une autre raison de célébrer les voyages.

Les voyages sont remplis de moments qui nous enracinent. Il est très inconfortable d’arriver dans un nouvel aéroport, sans être capables de lire les panneaux ou de retrouver notre chemin, de même que d’essayer d’utiliser nos compétences linguistiques (encore balbutiantes) avec un chauffeur de taxi parisien qui peine à comprendre notre prononciation de « Champs-Élysées ». Mais ils nous obligent également à accepter l’inconfort et à le surmonter.

Les voyages sont très puissants, car ils nous aident à découvrir l’humanité en autrui ainsi qu’une meilleure version de nous-mêmes au cours du processus.

Explorez le monde et partez à l'étranger

 Philosophie magazine : les grands philosophes, la préparation au bac philo, la pensée contemporaine

Faut-il voyager pour être heureux ?

À la Fondation groupe EDF, à Paris, une exposition pose une question qui va faire grincer les dents de nombreux vacanciers : « Faut-il voyager pour être heureux ? » Le surtourisme et les périls écologiques que provoquent les mobilités excessives ont remis en cause la vertu même du voyage. Celui-ci, en dépit de sa promesse d’ouverture à l’autre, ne peut plus incarner la promesse d’un bonheur individuel et d’un enrichissement intellectuel. Alors, voyager, c’est fini ?

En dépit du célèbre incipit de Claude Lévi-Strauss dans Tristes Tropiques – « Je hais les voyages et les explorateurs » –, les philosophes nous ont souvent appris, depuis la Renaissance et la tradition humaniste du grand voyage de formation , que les esprits s’élargissent à proportion de leurs déplacements dans l’espace. De Rabelais à Descartes , de Nietzsche à Thoreau , beaucoup nous ont transmis l’idée que voyager rendait, sinon heureux, du moins plus lucide, plus cultivé, plus vivant, relié au monde et ouvert à l’inconnu.

Comme le disait Montaigne, le voyage nous apprend à « frotter et limer notre cervelle contre celle d’autrui » . Mais peut-on aujourd’hui vraiment penser qu’il « faut voyager pour être heureux » ? L’horizon du lointain suffit-il, par les plaisirs qu’il occasionne, à compenser les limites éthiques liées à la faillite écologique que contient sa promesse ?

32 artistes exposés

Comme le suggère la stimulante exposition en question, nourrie par les œuvres de 32 artistes contemporains, « le désir anthropologique irrépressible de franchir la colline » se heurte désormais à des obstacles nés des récentes contraintes écologiques, économiques et sanitaires. Conçue par Nathalie Bazoche de la Fondation groupe EDF, Alexia Fabre , nouvelle directrice des Beaux-Arts de Paris et ancienne directrice du MAC VAL , et le sociologue Rodolphe Christin , l’exposition interroge les sens multiples du voyage en ce début de XXI e siècle, moins pour culpabiliser les touristes déjà partis vers les mers du Sud que pour proposer un exercice de lucidité collective et confronter l’esprit des vacanciers à leurs propres contradictions, par le biais des récits et images d’artistes inspirés par l’idée du voyage, du transport, de la mobilité, de la découverte...

De Pierre Huyghe à Ange Leccia , de Gwenola Wagon et Stéphane Degoutin à Mali Arun , de Mark Wallinger à Bouchra Khalili , de Mike Brodie à Abraham Poincheval … Par leurs propres gestes, des artistes percutent la question philosophique du voyage, dont nous pensions avoir fait le tour jusqu’à ce que la crise climatique redistribue les cartes du problème. Voyager ne va plus de soi, quitte à fâcher les spectres de tous les philosophes voyageurs qui pensaient le contraire.

Tourisme de masse et péril écologique

Effectivement, quelle vertu peut-on attribuer à la mobilité procédant du tourisme de masse ? Peut-on encore attribuer une part d’enchantement à la notion de voyage, toujours perçu « comme un vecteur sans équivoque de connaissance, de dialogue et de développement » alors même que nous mesurons désormais l’empreinte écologique des infrastructures touristiques ? L’usage de technologies fonctionnant aux énergies fossiles qui conditionnent nos déplacements devrait nous pousser à ne plus considérer le voyage comme un progrès (rien qu’en France, plus de 30% des émissions de gaz à effet de serre sont dues aux transports).

« Comment le tourisme transforme les ailleurs en espaces de consommation ? Quel regard peut-on porter sur les populations qui migrent par nécessité alors que d’autres se déplacent par plaisir ? Et enfin, parce que le rêve reste une dimension fondamentale du voyage, quels sont les nouveaux imaginaires pour les voyageurs d’aujourd’hui et de demain ? »  À partir de plusieurs questions et hypothèses définies par ses commissaires, l’exposition invente un parcours fluide au cours duquel l’idée du voyage elle-même voyage en nous, comme une manière de signifier que les plus beaux voyages restent peut-être ceux qui se déploient dans les plis secrets de son intériorité.

Les plaisirs de la mobilité facile

Ce que l’exposition met en parfaitement en lumière, c’est combien nous sommes majoritairement soumis aux « plaisirs de la mobilité facile » . La facilité des circulations, associée à la promotion des destinations, nourrit mécaniquement le désir de voyages, dont témoignent la célèbre série photograpique de Martin Parr sur le tourisme de masse ( Small World , depuis 1995) ou celle d’ Inka et Niclas   Watching Humans Watching , questionnant le geste d’isolement dans les lieux touristiques. La saturation du « surtourisme », les émissions de gaz à effet de serre qu’il génère, les remises en cause d’aménagements touristiques, le choc pandémique ont aujourd’hui remis en question l’avenir du tourisme.

Comment se rapprocher, alors, du monde et de l’inconnu à l’heure de l’urgence écologique ? Plusieurs installations et vidéos ouvrent ici la question d’une nouvelle « écosophie » dont Félix Guattari observait dès les années 1980 qu’elle renvoyait à la nécessité de remédier aux atteintes à l’environnement en s’attaquant à la fois aux structures sociales et économiques, aux espaces de vie et aux habitudes de consommation. Pour être heureux, en somme, c’est à dire lucide et conséquent dans ses actes , il faudrait mesurer de manière pratique l’impact écologique de la mobilité infinie. Et donc ne plus voyager, organiser la décroissance de ses déplacements, assumer le principe de sobriété conduisant à renouer avec la rareté des voyages. Le fil que tire subtilement l’exposition tend à faire admettre l’évidence d’un retournement culturel, voire anthropologique : le voyage ne peut plus garantir la promesse d’un bonheur individuel, sachant qu’il garantit en partie le malheur du monde.

Et si le voyage rendait même malheureux ?

Il reste à le réinventer, par des voies plus raisonnables (voyages longs, moins loin, hors des circuits balisés…). Sans proposer pour autant de solution simpliste et univoque, oscillant entre plusieurs façons d’aborder la question du voyage, « Faut-il voyager pour être heureux ? » conduit le regard du visiteur à se frotter à plein de pistes possibles qui n’échappent pas aux contradictions de nos élans vers l’ailleurs et de nos aspirations à sortir de chez soi. Le visiteur un peu étourdi et déstabilisé, prêt à remettre en question ses plans de vacances et ses billets low-cost , en vient à se demander au terme du parcours si, finalement, l’idée du voyage ne le rendrait pas malheureux !

D’ailleurs, faut-il être heureux pour voyager ? Avec cette question inversée, là non plus sans réponse assurée, le visiteur laisse le voyage derrière lui, en se disant que le malheureux en lui se consolera de ne pas abîmer le monde et que l’heureux qui vibre en lui par instants s’accommodera du proche et du coin de la rue pour élargir son monde. Dans l’ Émile   (1762) , Rousseau n’observait-il pas qu’il « ne suffit pas pour s’instruire de courir les pays »  ? «  Il y a beaucoup de gens que les voyages instruisent encore moins que les livre s […]  » . Des livres qui allaient précisément occuper le visiteur tout l’été, son vrai voyage, son bonheur, peut-être. Il faut lire pour être heureux !

L’exposition « Faut-il voyager pour être heureux ? » court jusqu’au 29 janvier 2023 à la Fondation groupe EDF, dans le VII e arrondissement de Paris. Entrée libre du mardi au dimanche sur réservation, de 12h à 19h (sauf jours fériés).

Expresso : les parcours interactifs

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Le monde dans ma rue

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En route vers votre prochaine aventure

Conseils voyages

Quels sont les bienfaits du voyage ?

Les meilleures raisons de voyager .

Vous rêvez de découvrir les plus beaux paysages du monde lors de vos prochaines vacances ou d'aller vivre à l'étranger sur une durée prolongée ? Si vous vous demandez quels sont les bienfaits du voyage, alors embarquez pour ce billet explicatif 😉

Voyager est une passion pour moi depuis longtemps ! Il y a tellement de pays, de régions, de cultures et de coutumes à découvrir, tellement de personnes intéressantes venant d'horizons différents à rencontrer et de nouvelles expériences à vivre... Les raisons pour lesquelles les gens aiment voyager sont variées et très personnelles. En tout cas, que ce soit partir à l'autre bout du monde ou même visiter d'autres régions de son pays , par exemple si vous cherchez où voyager sans passeport , il y a énormément d’avantages et de bienfaits du voyage et j’ai eu envie de vous en parler dans ce nouvel article. 

1. Découvrir de nouvelles cultures

Cela peut sembler être une raison facile à énumérer, mais il s'agit réellement d'une des premières raisons qui vont venir motiver un voyage !

cultures

Tout dépend de votre rapport à l'inconnu et au voyage, mais en ce qui me concerne, voyager et voir le maximum d'endroits du monde est pour moi un objectif de vie incontournable. Quand on a soif de connaître davantage le monde, de découvrir de nouvelles cultures, les coutumes, les autres mentalités, les spécialités culinaires de chaque pays ou région, voyager est un excellent moyen de s'instruire sur le reste du monde . 

Durant les cours d’Histoire et de géographie à l'école, c'est à ce moment précis que nous touchons pour la première fois à l'étranger et que nous pouvons en apprendre davantage sur les manières de vivre et de nuancer notre propre expérience. On parle de conflits majeurs entre les pays, de bouleversements historiques, de faits et d’événements qui se sont produits. Mais tout cela reste, en quelque sorte, superficiel puisque nous n’entrons pas au cœur de la culture de ces pays. Ensuite nous grandissons, avec des idées reçues et une vision du monde qui ne reflète pas forcément la réalité. En voyageant, nous traversons les frontières, et nous découvrons d'autres façons de vivre avec un regard personnel et subjectif .

D’ailleurs, il faut admettre qu'un autre des bienfaits du voyage est qu'ils nous rendent aussi plus intéressants , vous avez beaucoup de choses à raconter et à transmettre aux autres, comme par exemple parler des 7 merveilles du monde . Toutes les expériences que vous vivez à travers vos expéditions dans le monde font de vous une personne plus érudite. Sans tomber dans les idées reçues, vous pouvez aisément parler de culture, de traditions, de spécialités culinaires… En fait, le voyage est le meilleur professeur au mond e .

Lors de votre voyage, vous allez forcément séjourner quelque part. Qu'il s'agisse d'un  séjour chez l'habitant  pour apprendre de sa culture ou d'un séjour en hôtel, je vous recommande de consulter un site comme Booking.com , qui propose une large gamme d'hébergements n'importe où dans le monde ! 

2. Les voyages pour apprendre une nouvelle langue

Je vous l’ai dit, le voyage est le meilleur enseignant qui puisse exister 🙂 Si vous voulez  apprendre une nouvelle langue , alors faites vos valises et lancez-vous ! En plus d'en apprendre plus sur la culture, l’art et les traditions d’un pays, vous serez en mesure d’apprendre les bases d’une nouvelle langue pour élargir votre  culture générale .

langue

Même si nous apprenons des langues étrangères à l'école, ce n’est rien à côté des compétences que vous pouvez acquérir lors d’un voyage. Les cours de langue nous forment aux bases et aux règles grammaticales . D’ailleurs, je suis prêt à parier que vos cours d’anglais ne vous ont pas vraiment aidé durant vos voyages, pas vrai ? 

En vérité, étendre ses connaissances linguistiques est l'un des bienfaits du voyage, car il permet de comprendre certaines notions, même d’un point de vue social. Chaque pays possède ses propres expressions , des tournures de phrases plus naturelles, sans forcément respecter les règles grammaticales. C’est un bon moyen pour vous faire comprendre par les autres, et pour communiquer en retour.

Encore une fois, ce qu'on apprend à l'école reste malheureusement bien trop en surface, et le meilleur moyen d'apprendre une langue, c'est de se rendre dans son pays ! Une fois rentré, vous aurez amélioré vos compétences en langues bien plus efficacement qu'en plusieurs années d'études. Alors, si vous vous demandez comment apprendre l'anglais facilement par exemple, faites vos valises et envolez-vous pour un pays anglophone !

Si vous vous demandez quelles sont les bonnes applications pour apprendre l'anglais ou toute autre langue, alors je vous conseille de vous pencher sur l' application Duolingo . Sur cette application, vous aurez la possibilité d'apprendre la langue de votre choix parmi l'anglais, l'espagnol, l'italien, le portugais et l'allemand et de progresser rapidement grâce aux exercices répétitifs. 

3. Bienfaits du voyage : apprendre à se découvrir

Que vous partiez en solo, à deux, entre amis ou en famille,  voyager en dit long sur votre personnalité et votre capacité à agir  dans certaines situations. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais, lorsque l’on part en vacances avec d’autres personnes, nous ne sommes plus les mêmes, notre personnalité s'adapte et je dirais même, elle se révèle !

C’est quelque chose que j’ai longtemps observé. Certaines  compétences et traits de personnalité  peuvent se révéler durant un voyage. Par exemple, une personne n’ayant pas l’habitude de prendre les devants peut devenir la tête pensante d’un voyage. Quand il s’agit de partir en vacances entre amis, les individus introvertis, ou ceux qui ne se dévoilent pas beaucoup s’ouvrent davantage et cela donne lieu à de belles surprises. C’est ce que l’on appelle la  découverte de soi et l’exploration de nos capacités .

se decouvrir

Partir en voyage nous permet de nous découvrir, car nous rencontrons beaucoup de situations inconnues . Parfois, nous nous sentons plus libres de faire des choses qu'on ne ferait jamais chez nous. De plus, en général, lors d'un voyage, les interactions entre vous et vos compagnons de voyage changent du tout au tout. Vous avez probablement déjà entendu qu'il faut partir en voyage avec quelqu'un pour savoir comment il est réellement ?

Cette affirmation est totalement fondée, car le voyage est le meilleur moyen de découvrir toutes les facettes des personnes avec qui vous partez. Puisque vous passerez vos journées entières avec votre acolyte de voyage, vous serez confronté à vos différentes habitudes de vie, routines et centres d'intérêt. Dans les meilleurs cas, votre voyage confirmera votre ressenti et cette personne sera sur la même longueur d'onde que vous . Sinon, vous constaterez que vous n'avez pas du tout la même perception du voyage ou plus approfondi encore, de la vie en elle-même. Quelle qu'en soit la finalité, le voyage aura été formateur et aura provoqué des prises de conscience 😎

informations

Dans le cas d’un  voyage en solo , nous sommes confrontés à nous-mêmes et nous ne pouvons compter que sur notre instinct. Si vous réalisez un road trip en Nouvelle-Zélande seul par exemple, vous découvrirez de nouvelles facettes de votre personnalité. En effet, vous n’êtes plus vraiment influencé par votre entourage ou les gens qui vous connaissent. Toutes les décisions que vous prenez et toutes vos actions sont régies par la manière dont vous voyez les choses. Voyager vous permettra également de mieux appréhender la solitude , si vous n'êtes pas particulièrement à l'aise avec le fait d'être seul. En somme, un voyage peut  changer toute votre vie et votre développement personnel  !

4. Voyager, c’est sortir de sa zone de confort

Un autre parmi les bienfaits du voyage est qu'il nous aide à sortir des sentiers battus  ! Nous avons tous une vie plus ou moins rangée, régie par des horaires, des habitudes, des tâches quotidiennes. Mais dès que nous partons à l’aventure, tout cela est mis entre parenthèses. Lorsque nous nous rendons dans un pays étranger, nous sommes confrontés à une  autre façon de vivre , une autre culture, une autre langue que nous ne comprenons pas parfois, nous perdons nos repères.

les bienfaits du voyage zone de confort

Le voyage est en fait idéal pour se tester , car il force les gens à repousser leurs limites et à sortir de leur zone de confort. Si pour certains, cette perspective est stimulante, pour d'autres, c'est plutôt stressant. Selon moi, c'est très important de pouvoir sortir de sa zone de confort et de visiter de nouveaux endroits, rencontrer des personnes qui ne vivent pas de la même façon que nous et se faire de nouvelles expériences . Voir de nouveaux horizons et sortir de sa zone de confort, il n'y a rien de mieux pour grandir et s'ouvrir au monde !

On dit souvent que c'est lorsque l'on sort de sa zone de confort qu'on se crée les plus beaux souvenirs . Et c'est bien vrai, car une fois que vous aurez franchi vos peurs et vos croyances limitantes, vous verrez la beauté des moments et des expériences qui se cachent derrière. Croyez-moi, vous ne regretterez certainement pas d'avoir accompli quelque chose qui vous paraissait infranchissable et vous en serez très fier. Cela vous lancera également dans une bonne dynamique sur toute votre vie, car si vous répétez ce processus plusieurs fois, votre zone de confort va s'élargir , et ce qui vous paraissait insurmontable auparavant deviendra facile à accomplir par la suite.

Quand vous rentrerez chez vous, vous serez également heureux de retrouver votre zone de confort , vos proches et vos petites habitudes. Parce que c’est ce qui maintient notre équilibre aussi, notre zone de confort ponctuée de moments, de voyages où on peut lâcher prise .

5. Booster sa confiance en soi

booster confiance en soi

Si vous doutez de vos capacités et vous n'avez pas confiance en vous, le voyage peut vous aider à vaincre cela . Lorsque vous prenez la décision de partir, attendez-vous à vivre des expériences très enrichissantes et parfois mouvementées. Comme je le disais précédemment, cela peut être l’occasion de vaincre ses peurs et de surpasser ce qui nous freine, pour notre propre développement personnel, cela fait partie des bienfaits du voyage !

Paradoxalement, beaucoup de personnes s’ empêchent de voyager à cause de ça . Elles manquent de confiance en elles, elles ont de nombreuses craintes. Très souvent, ces émotions négatives sont nourries par l’entourage. Par exemple, si vous êtes une personne avec une faible estime d'elle-même et que le voyage solo vous tente, attendez-vous à des freins. Ici je ne parle pas de freins personnels, mais de ceux mis par la famille.

C’est une situation que j’ai beaucoup observée autour de moi, un entourage très apeuré et craintif à l’idée qu'un de ses proches parte seul quelque part à l’autre bout du monde. Ces personnes, même si elles sont bien intentionnées, vont transférer ces peurs sur vous . Mais au final, ce n’est pas très bénéfique puisque votre entourage cultivera votre manque de confiance en vous.

En prenant la décision de partir en voyage, vous vous donnez l'occasion de faire confiance à votre instinct et à vos capacités . Lorsque l’on part, on laisse en quelque sorte nos chaînes et nos barrières chez soi. C’est un genre d’émancipation temporaire qui peut avoir un impact très positif sur la manière dont vous verrez les choses par la suite.

Alors, si vous décidez de partir seul un certain temps, faites des activités qui vont venir booster votre confiance en vous et votre estime ! Faites des activités que vous n'avez jamais faites , découvrez de nouvelles sensations et expériences, partez à la découverte des plus beaux volcans du monde , soyez pleinement vous-même et à votre retour vous pourrez observer à quel point cela vous aura permis d'évoluer ! Pour voir toutes les activités que vous pourrez faire sur place, je vous conseille de consulter le site GetYourGuide , qui propose un très large éventail d'activités à faire dans le monde ! 

6. Déconnecter et vivre l'instant présent

les bienfaits de voyager deconnecter

Le grand problème de notre quotidien, c'est que nous ne vivons pas vraiment. Nous sommes tellement surstimulés constamment , que ce soit par notre entourage, notre travail ou nos études, mais aussi par les réseaux sociaux, que nous ne sommes plus vraiment connectés à la réalité ! 

Voyager va donc vous permettre aussi bien de déconnecter de vos soucis quotidiens , mais aussi de votre téléphone et des réseaux sociaux, voici un des bienfaits du voyage ! Vous aurez pleinement l'occasion de prendre votre temps, de relâcher la pression sur les plus belles plages paradisiaques du monde et de vous concentrer sur vous-même et sur vos activités, afin de tirer le maximum de votre voyage. En connexion avec la nature et les cultures différentes, vous pourrez être totalement conscient de l'instant présent et de son importance dans votre vie.

Vous rentrerez de votre voyage avec des batteries rechargées à bloc , et vous serez soit prêt à repartir en voyage, soit à reprendre votre vie sur une toute nouvelle dynamique. À bon entendeur 😉 Si d'ailleurs vous vous demandez comment préparer un tour du monde , j'ai quelques conseils pour vous.

7. Voyager, c’est bon pour la santé !

les bienfaits du voyage sante

L'un des bienfaits du voyage est qu'il est  bénéfique pour la santé morale et physique ! Le voyage est considéré comme un remède efficace pour les instabilités émotionnelles et psychiques. En faisant une pause pour partir en vacances, cela permet à l’esprit de retrouver un peu de tranquillité loin du stress de la vie quotidienne. Il est prouvé scientifiquement que le fait de voyager permet de réduire le stress et l'anxiété. En faisant des activités à sensations, vous boosterez votre  sécrétion d'hormones du plaisir et du bonheur, ce qui réduira considérablement les symptômes de mal-être psychologique qu'on peut retrouver dans son quotidien. De plus, nos neurones sont stimulés lorsque nous voyageons et cela peut nous aider à améliorer nos capacités de mémoire et de concentration.

D’un point de vue physique, les voyages apportent également pas mal de bienfaits. Bizarrement, nous avons tendance à mieux manger lorsque nous sommes en vacances. Bon, je ne parle pas des tentations diverses, mais il y a vraiment plus d’équilibre dans la prise des repas. Et puis sans compter les activités, les randonnées, les sessions de baignade... De plus, pendant les voyages, on marche et on se dépense beaucoup pour visiter les lieux d’intérêt. De ce fait, nous brûlons pas mal de calories et nous travaillons notre cardio ! En réalité, rien que le fait d'être très mobile et de s'exposer à la nature et ses éléments fait du bien à notre corps. Par ailleurs, si vous êtes prêts à partir à l'aventure et que vous cherchez les meilleurs sacs à dos de voyage , j'ai un article sur le sujet qui pourrait vous intéresser ! Mieux encore, voyager aide à renforcer notre système immunitaire ! Alors, qu'attendez-vous pour réserver votre prochain voyage ? 🤩 

D'ailleurs, si vous prévoyez de partir à l'étranger, je vous conseille de vous y prendre à l'avance pour réserver votre vol. Pour cela, je vous conseille de consulter un comparateur de vols comme Ulysse , qui vous affichera les tarifs des vols pour vos dates.  

8. S'ouvrir aux autres et créer des souvenirs

les bienfaits du voyage souvenirs

Un autre fait intéressant à propos des bienfaits du voyage, c’est l’ouverture d’esprit et le fait inéluctable de briser certaines croyances .

Il est évident que partir à l’étranger amène à pousser de nouvelles portes vers l’inconnu , vers ce que nous ne connaissons pas. Et c’est un peu la problématique majeure que nous rencontrons tous à un moment de notre vie ! Depuis enfant, nous avons grandi avec un système de croyances, des opinions prédéfinies et des stéréotypes à propos de tout et de rien. On nous a toujours appris à faire et dire telles ou telles choses, à concevoir le monde d’une certaine manière, à mettre des étiquettes. Voyager vous permettra de nuancer vos croyances , et de découvrir les différentes cultures en vous ouvrant pleinement à elles, sans préjugés. Vous entamerez donc la discussion avec des personnes que vous n'auriez pas soupçonnées, vous vous adapterez et vous accepterez la différence . Voilà ce qui fait toute la beauté d'un voyage !

L'autre bienfait qui en découle est sans doute la création de souvenirs inoubliables , les rencontres et les instants privilégiés. C’est quelque part un excellent remède quand vous avez un coup de mou, il suffit de vous replonger dans des souvenirs de vacances incroyables pour retrouver le sourire !

Durant un voyage, vous pouvez vivre mille et une expériences différentes. Lorsque vous rentrez d’un road trip à l’étranger, vous vous sentez bien, heureux et jovial. L’esprit et les émotions sont encore connectés à ce que vous avez vécu, et vous êtes de bonne humeur. Et bien, ce n’est pas passager, vous pouvez revivre ces moments à l’infini lorsque vous n’avez pas le moral.

Parfois, il suffit de se remémorer un souvenir, ou de regarder quelques photos et vidéos pour être heureux . Les rencontres durant un voyage sont aussi un bon moyen de rester connecté avec ses souvenirs. Si vous restez en contact avec des personnes rencontrées lors de vacances, ce sera un véritable bol d’air frais de discuter avec eux !

9. Développer de nouvelles qualités et compétences

les bienfaits du voyage competences

Partir en voyage, comme expliqué plus haut, c'est beaucoup d'inconfort et de nouvelles expériences . Cependant, le fait de se confronter à de nouvelles situations à de nouveaux modes de vie et de nouvelles mentalités vous permettra de prendre du recul sur vos attitudes et vos habitudes au quotidien.

Pendant votre voyage, vous aurez forcément des moments un peu moins évidents à gérer, des problèmes à résoudre et des prises de décision. Ce qui vous transformera au cours de votre voyage, c'est votre capacité à être autonome, résilient, patient, flexible et de faire face à l'incertitude de la meilleure manière qui soit. Ainsi, grâce à différentes situations rencontrées en voyage, vous développerez de nouvelles capacités et de nouvelles qualités qui vous serviront tout au long de votre vie ! 

10. Quels sont les bienfaits du voyage ? Prendre du recul et relativiser

les bienfaits du voyage relativiser

L’un des plus grands bienfaits du voyage est cette petite introspection personnelle que vous faites une fois rentré chez vous. Vous aurez certainement des déclics durant un séjour à l’étranger, et vous remettrez parfois en question certains aspects de votre vie quotidienne. Vous vous rendrez compte de la chance d'avoir ce que vous possédez dans votre vie, même si cela paraît être des choses banales, mais que certaines populations dans le monde peinent à avoir. C'est fréquent lorsque nous visitons des pays moins développés.

Après avoir passé de belles vacances, un individu peut être amené à réfléchir et à prendre des décisions importantes. Par exemple, l’envie de s’expatrier quelques mois ou définitivement à l’étranger ou encore notre rôle dans la société de consommation, une remise en question personnelle, une envie de transformation physique, toutes ces évolutions sont possibles après un voyage. C'est certainement dû au fait qu'il est plus facile de faire le point et de réfléchir lorsque nous sommes hors de notre cadre habituel. En tout cas une chose est sûre, les voyages nous entraînent toujours dans une exploration intérieure…

Et voilà, c'est la fin de cet article sur les bienfaits du voyage ! J'espère que les informations et le contenu vous ont plu 🙂 N'hésitez pas à me partager en commentaire vos ressentis que vous avez pour le voyage. Si vous vous posez d'autres questions pratiques et que vous cherchez par exemple un comparatif de cartes bancaires pour voyager ou un comparatif d'assurances voyage , n'hésitez pas à poursuivre votre lecture 👍🏻

auteur emmanuel voyageavecnous

Les voyages ? Une passion ! Depuis 2013 (déjà !) je partage mes aventures sur ce blog voyage et je vous donne des conseils pour préparer vos prochaines escapades en Europe et un peu partout dans le monde !

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Bouger & Voyager

14 bienfaits du voyage pour le développement personnel

voyageur heureux

Le voyage est l’une des meilleures choses que vous puissiez faire pour votre épanouissement. Il permet de sortir de sa zone de confort, de s’ouvrir à de nouvelles cultures et de mieux se connaître soi-même. Voici les 12 principaux bienfaits du voyage pour votre développement personnel :

1. Sortir de sa zone de confort

Voyager vous permet de sortir de votre zone de confort et d’explorer de nouveaux horizons. C’est l’occasion idéale pour essayer de nouvelles choses, rencontrer de nouvelles personnes et découvrir de nouvelles cultures. En voyant le monde sous un nouvel angle, vous apprendrez à mieux vous connaître vous-même et à gagner en confiance en vous.

2. Mieux se connaître soi-même

Le voyage est un excellent moyen de mieux se connaître soi-même. En effet, en vous mettant au défi, en sortant de votre zone de confort et en découvrant de nouvelles cultures, vous apprendrez énormément sur vos propres capacités et sur ce que vous êtes capable de accomplir. Voyagez seul si possible afin de mieux vous concentrer sur vous-même et sur ce que vous ressentez.

3. Gagner en confiance en soi

Le fait de voyager seul ou en groupe vous permettra également de gagner en confiance en vous. En effet, en affrontant des situations inconnues ou difficiles, vous apprendrez à gérer votre stress et à prendre des décisions plus efficacement. Cela vous aidera également à mieux communiquer avec les autres et à gérer les conflits.

4. Apprendre à gérer son stress

Le voyage est souvent synonyme d’aventures et d’inconnu. Cela peut être stressant au début, mais c’est aussi l’occasion idéale pour apprendre à gérer son stress. En effet, en étant confronté à des situations inconnues ou difficiles, vous apprendrez à mieux gérer votre stress et à prendre des décisions plus efficacement. Cela vous aidera également à mieux communiquer avec les autres et à gérer les conflits.

5. Apprendre une nouvelle langue

Voyager dans un pays étranger est l’occasion idéale pour apprendre une nouvelle langue. En effet, en étant immergé dans une culture différente, vous serez forcé d’utiliser la langue pour communiquer avec les autres. Cela vous aidera non seulement à apprendre la langue plus rapidement, mais aussi à mieux la comprendre et à l’utiliser correctement.

6. Découvrir de nouvelles cultures

En voyageant, vous avez l’occasion de découvrir de nouvelles cultures et d’en apprendre plus sur d’autres cultures. Cela vous permet de mieux comprendre le monde dans lequel vous vivez et d’en apprendre plus sur les autres. De plus, cela vous ouvre les yeux sur d’autres façons de vivre et de voir les choses.

7. Rencontrer de nouvelles personnes

En voyageant, vous avez l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes. Cela vous permet de faire des connaissances et de tisser des liens avec des personnes du monde entier. De plus, cela vous permet d’apprendre à connaître d’autres personnes et à mieux comprendre leurs cultures.

8. Découvrir de nouveaux endroits

En voyageant, vous avez l’occasion de découvrir de nouveaux endroits. Cela vous permet d’en apprendre plus sur le monde dans lequel vous vivez et de mieux le comprendre. De plus, cela vous donne l’occasion de voir des endroits que vous n’auriez jamais eu l’occasion de voir autrement.

9. Prendre du recul sur sa vie

En voyageant, vous avez l’occasion de prendre du recul sur votre vie. Cela vous permet de voir les choses sous un nouvel angle et de mieux comprendre ce qui est important pour vous. De plus, cela vous donne l’occasion de faire une pause dans votre routine quotidienne et de prendre le temps de réfléchir à ce que vous voulez faire de votre vie.

10. Développer sa confiance en soi

Voyager seul ou avec des inconnus peut parfois être intimidant, mais c’est aussi une excellente façon de développer votre confiance en vous. En effet, en étant confronté à de nouvelles situations, vous serez forcé de sortir de votre zone de confort et de prendre des risques. Cela aura pour effet de renforcer votre estime de vous-même et de gagner en assurance.

11. Gagner en autonomie

Voyager seul ou avec des amis peu importe, l’important est que vous preniez le temps de faire le point sur ce que vous voulez réellement dans la vie. Cela signifie que vous devrez prendre des décisions parfois difficiles sans trop savoir où cela va vous mener. Cependant, c’est un excellent moyen de gagner en autonomie et de apprendre à gérer votre stress.

12. Se déconnecter du quotidien

Prendre le temps de voyager est une excellente façon de se déconnecter du quotidien et de profiter pleinement du moment présent. En effet, en étant totalement concentré sur l’instant présent, vous oublierez toutes les petites choses qui peuvent être source de stress dans votre quotidien. De plus, en profitant pleinement du moment présent, vous serez également capable de mieux apprécier les petites choses qui font la beauté du voyage.

13. Un chemin vers l’authenticité

Faire un voyage dans le cadre du développement personnel invite à une introspection profonde, où le déplacement physique accompagne un voyage intérieur vers l’authenticité. Loin des repères habituels, les intervenants lors d’un voyage de développement personnel deviennent des miroirs réfléchissant nos aspirations les plus profondes et nos obstacles intérieurs. Ce cadre offre une opportunité de se confronter à ses limites, de les comprendre et finalement de les transcender. Dans cette démarche, le voyageur découvre la fluidité de son identité, apprend à modeler son être au gré des expériences vécues et se forge ainsi une personnalité mieux alignée sur ses valeurs.

14. Renouer avec l’universalité humaine

Le voyage est également un moyen puissant de renouer avec l’universalité de l’expérience humaine. En se plongeant dans diverses cultures, le voyageur tisse des liens d’empathie et de compréhension mutuelle, dévoilant la richesse cachée derrière la diversité. Ces rencontres et ces partages sont des pierres angulaires dans le processus de développement personnel, car ils permettent de briser les barrières de l’égo et d’ouvrir le cœur à l’autre. Ainsi, le voyage devient un outil de transformation, où la découverte de l’autre se mêle à la redécouverte de soi. Il engendre un sentiment d’appartenance à une communauté mondiale, riche de ses différences et de ses similitudes.

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Voyager rend plus créatif-ve et meilleur-e

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Voyager est une manière de rompre avec l’habitude pour profiter du sentiment de bien-être qui naît de l’exploration, de la découverte et de la surprise. Avant, faire un voyage très loin signifiait quasiment changer de vie. Cela pouvait durer des mois, voire même des années, car le temps que l’on dépensait en déplacement était énorme. Aujourd’hui, les choses sont complètement différentes. De fait, on peut voyager à n’importe quel pays du monde en moins de deux jours et avec un peu de chance, en moins d’un jour.

Lorsqu’on voyage, on apprend, on change de perspective et on se renouvelle. C’est une invitation à sortir de sa routine et c’est donner l’opportunité à d’autres facettes de nous d’apparaître. Des facettes qui peuvent s’être endormies à cause de la répétition et de l’habitude. Le fait de vous dé-contextualiser active tout votre monde subjectif et fait apparaître de nouveaux défis qui vous demandent de nouvelles compétences et approches différentes de celles que vous utilisez généralement.

“Voyager est un exercice aux conséquences fatales pour les préjugés, l’intolérance et l’étroitesse de l’esprit.”

-Mark Twain-

Les voyages nous plongent dans des territoires que l’on ressent comme moins prévisibles, car dans ces nouveaux environnements, il y a beaucoup de relations de contingences que l’on ne connaît pas. Cette incertitude peut être la source d’une certaine nervosité, mais aussi de beaucoup plus d’émotions et d’un sens de l’aventure plus accru. Les voyageur-se-s inné-e-s ont besoin de cette adrénaline. Les voyageur-se-s sporadiques savent que ces émotions rappellent le bonheur d’être vivant-e-s.

Quand vous voyagez, vous sortez de votre zone de confort . Vous vous permettez à vous-même d’élargir les horizons de votre monde et de la vie. Mais sans vous en rendre compte, vous introduisez une stimulation de vos capacités intellectuelles, vous devenez plus créatif et vous développez beaucoup de vos compétences sociales et émotionnelles.

Voyager est une source de créativité

On dit que l’on peut toujours profiter trois fois d’un voyage : quand on l’organise, quand on le réalise et quand on s’en souvient. Les trois étapes exigent de vous une grande créativité. Vous en avez besoin au moment de choisir l’endroit où vous allez voyager . Vous devez prendre conscience de ce qui vous plaît, de ce que vous cherchez et de ce que peut vous offrir chaque destination.

Some figure

Quand vous voyage, votre créativité sort forcément de sa réserve. Vous arrivez dans des endroits que vous ne connaissez pas ou qui ne sont pas habituels pour vous. Vous vous voyez dans la nécessité de faire de multiples adaptations : aux usages et coutumes, à la nourriture, au quotidien des gens, à la manière de vous déplacer etc. De plus, si le voyage est loin, vous devrez aussi vous habituer à d’autres interactions sociales et à une langue différente.

Lorsque vous vous souviendrez de votre voyage, vous choisirez une manière d’organiser et de donner une signification à ces souvenirs. Vous les récréerez, vous les associerez et vous choisirez des aspects les plus importants de l’expérience. Vous interpréterez ce que vous avez vécu.

Tous ces processus, s’ils sont pris dans leur ensemble, équivalent à des activités intellectuelles complexes. C’est presque comme écrire un livre. Presque comme concevoir, exécuter et évaluer un projet. Beaucoup de vos capacités intellectuelles et créatives sont mises à l’épreuve lorsque vous voyagez. Ainsi, après avoir fait un voyage, vous ne serez plus jamais la même personne. L’expérience est bien plus intense et stimulante ; et c’est précisément pour cela qu’elle peut devenir très agréable.

Voyager rend meilleur-e

Le fait de voyager expose toujours à des expériences enrichissantes. Une maxime dit que “Le fascisme se dépasse en lisant et l’intolérance, en voyageant.” Un voyage vous libère de beaucoup de préjugés, surtout si vous visitez un endroit dans lequel vous devez vous plonger dans une culture différente de votre culture d’origine, ou avec laquelle il existe un grand contraste avec votre réalité habituelle. Comprenez que la différence ne doit pas être perçue de manière verticale, mais horizontale : aucune culture n’est meilleure ou pire, elles sont tout simplement différentes.

Some figure

Il a aussi été démontré que les personnes qui prennent des vacances, au moins deux fois par an, ont un risque plus faible de souffrir de dépression. De fait, voyager est un grand antidote contre la tristesse , car d’une manière ou d’une autre, cela permet de penser et de tout voir différemment. C’est comme un bain de jouvence, qui permet de rafraîchir sa perspective de la réalité et de soi-même.

Voyager aide aussi à se mettre en contact avec soi-même et avec ses sentiments les plus authentiques. Libéré de votre entourage habituel, ces idées et ces émotions que l’on met souvent au second plan peuvent plus facilement émerger, grâce au contexte particulier. Vous pouvez vous voir vous-même, d’une certaine manière, libéré de tous les prétextes quotidiens et de tous les facteurs qui vous obligent à vous inhiber.

Some figure

Il y a une différence entre regarder la vie à travers le prisme du stress quotidien et le faire pendant l’une de ces parenthèses que le voyage permet. C’est pour cela que l’on peut affirmer que voyager rend meilleur. Le voyage rajeunit, donne plus d’énergie et remplit la vie de plus de couleurs et de magie. N’hésitez plus jamais : voyager vous mène forcément quelque part.

Lisez aussi : Voyager, c’est bien plus que faire du tourisme

Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.

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Accueil » Vacances » Pourquoi voyager nous rend heureux ?

Pourquoi voyager nous rend heureux ?

À la découverte de soi.

Il existe une multitude de raisons pour lesquelles voyager à un impact positif. Qu’il s’agisse d’un voyage d’affaires, d’une virée en famille, d’une longue escapade en solo,  voyager nous rend plus heureux . Cela nous force à rompre avec notre routine, de connaître de nouvelles cultures, de nouvelles personnes, de nouveaux lieux et surtout de se redécouvrir. Voyager est l’occasion de vivre de nouvelles expériences et d’emmagasiner des nouveaux souvenirs.

Une tirelire à casser ? De l’énergie à dépenser ? Du temps pour s’amuser ?  Consultez votre calendrier et les vols disponibles, car le monde a son lot d’aventures qui n’attend que vous.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le lien voyage-bonheur , poursuivez l’article écrit avec bonheur par l’équipe de  Logitravel  .

Nous gagnons en confiance en soi pour affronter des situations inattendues

Chacun d’entre nous réagit différemment lorsqu’il s’agit de faire face à des nouvelles situations. Pour certains, ce sont de véritables défis à relever, pour d’autres, une occasion de rebondir. Planifier son voyage de A à Z n’empêchera pas aux imprévus de se glisser dans notre valise. Un avion raté, un portefeuille perdu, une nouvelle langue à déchiffrer sont autant de situations auxquelles nous pouvons être confrontés. C’est précisément dans ces moments que nous nous découvrons une aptitude à réagir et surtout à nous adapter, un véritable booster pour la confiance en soi.

Voyager, un gage de confiance en soi

Voyager, un gage de confiance en soi

Nous apprenons à valoriser ce que nous avons chez nous

Son chez-soi, son confort, sa famille, ses amis… sont autant de choses qui nous manquent lorsque nous sommes loin. Le côté positif est que nous les apprécions davantage quand nous les retrouvons !

Voyager nous permet de valoriser ce que nous avons chez nous

Voyager nous permet de valoriser ce que nous avons chez nous

Nous avons la chance de connaître de nouvelles personnes et cultures

Quand nous voyageons nous sommes plus ouvert aux autres et aux cultures. En sortant de notre périmètre, nous laissons, derrière nous nos peurs, nos préjugés et nous sommes donc plus ouverts à la communication. Les rencontres qui se produisent dans un cadre inhabituel, ont un effet bénéfique sur nous. Elles nous permettent d’élargir notre cercle social . Elles sont enrichissantes pour notre ouverture d’esprit et elles nous permettent d’en apprendre davantage sur le pays dans lequel nous voyageons.

Voyager nous permet de connaître de nouvelles personnes et cultures

Voyager nous permet de connaître de nouvelles personnes et cultures

C’est un rendez-vous avec soi-même

Partir en voyage nous offre l’opportunité d’un temps pour soi, pour se recentrer et se connaître . C’est un moment d’exception, surtout de nos jours. Ce temps doit être mis à profit pour se relaxer et laisser s’en aller les tensions qui nous consument.  C’est un apprentissage sur la manière de vivre “l’instant présent”. Cette expérience nous suit par la suite où que nous soyons. Si vous ne voyagez pas seul, ce sera une magnifique occasion pour passer du temps avec votre partenaire, votre famille, vos amis et d’en savoir davantage sur eux.

Voyager est un rendez-vous avec soi-même

Voyager est un rendez-vous avec soi-même

Nous vivons des expériences et des moments singuliers

Pour beaucoup, voyager est synonyme de nouveautés. Une nouvelle manière de voir et faire les choses, une rencontre qui bouscule notre façon de penser, un paysage qui provoque des émotions… Les expériences que nous vivons en voyageant deviendront au fil du temps des précieux souvenirs. Nous ne savons jamais à l’avance ce qui peut se passer durant un voyage et à quel point celui-ci peut nous marquer.

 Voyager, ce sont des expériences et des moments singuliers

Voyager, ce sont des expériences et des moments singuliers

C’est un apprentissage continu

La vie est en elle-même un apprentissage perpétuel. Les voyages intensifient cet enseignement. De la découverte de nouvelles saveurs, à l’apprentissage d’une nouvelle langue, en passant par une exploration de soi-même et du monde qui nous entoure, voyager représente une magnifique opportunité d’enrichir nos connaissances. Apprendre stimule notre cerveau, ce qui augmente automatiquement notre indice de bonheur, surtout si nous profitons au moment où nous apprenons.

Apprendre, apprendre et encore apprendre

Apprendre, apprendre et encore apprendre

En somme, continuez de voyager, d’apprendre et de profiter !

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entreprendre et voyager

Voyager : prendre réellement conscience de son existence

par Marion Geyres | entreprendre et voyager , Voyages

« Voyager rend modeste, on voit mieux la place minuscule que l’on occupe dans le monde » – Gustave Flaubert

-Ou comment prendre réellement conscience de son existence.

Cette citation extraite du livre Correspondance de Gustave Flaubert vibre entre nous. Au-delà de la modestie , de l’ouverture de nos œillères , de notre position, je trouve qu’elle illustre parfaitement la plus grande force du voyage . Celle qui nous transcende : nous faire prendre réellement conscience de notre existence , et surtout à quel point on est minuscule. Sur Terre, nous ne sommes rien. Face à la Terre, nous ne sommes rien. Qu’un grain de poussière dans l’Univers.

Ce n’est pas du tout péjoratif ou négatif. C’est juste à la fois moteur et apaisant . Car si nous ne sommes rien, nous n’avons rien à prouver à personne. Nous n’avons rien à perdre . Nous ne pouvons que nous dépasser . Devenir meilleur que la version de nous-mêmes d’hier. En trois temps, nous verrons le lien entre le voyage et la modestie, le rapport entre voyage, conscience et existence  ; et enfin, cette place minuscule – mais pas ridicule – que nous avons à l’échelle de la planète !

Le voyage pour prendre conscience

Voyager rend modeste

Pour commencer, qu’est-ce que la modestie  ? Pourquoi voyager nous rend modeste  ? Et quelle différence cela fait-il pour un humain , un entrepreneur ?

La modestie se présente comme une

 « modération, une retenue dans l’appréciation de soi-même ».

Voyager rend modeste

Cette première définition est très intéressante et surprenante. En effet, alors que je pensais que cela ne concernait que le fait d’être modeste , humble par rapport à quelque chose, à une action ; cela ajoute ici la modération , la mesure et surtout la retenue .

La modération c’est le fait de s’éloigner de l’excès, de modérer , de diminuer quelque chose. Cela signifie que voyager en nous rendant modeste , nous conduit à une diminution. Et même, semblerait-il, à plus qu’une diminution . Cela incite au fait d’être mesuré, de se retenir .

C’est-à-dire s’empêcher de faire, de dire, de penser quelque chose. De se contenir .

C’est ce point justement qui me surprend et amène à la réflexion. Quel est le lien entre le voyage et cette « diminution », cette retenue  ? Cette réserve , cette pudeur…

En fait, à mon sens, voyager nous rend plus « petit » au départ car nous ne sommes pas en terrain conquis. Nous ne sommes pas dans notre zone de confort , nous entre-apercevons des environnements différents, des mondes nouveaux qui nous impressionnent .

Voyager en terrain non-conquis

Voyager : prendre réellement conscience de son existence

Comme nous ne sommes pas en terrain conquis, que nous sommes des étrangers , que nous sommes face à des existences nouvelles, face à l’inconnu en permanence, nous nous rendons rapidement compte de plusieurs leçons .

  • Leçon n°1 : l’immensité du Monde est infinie
  • Leçon n°2 : notre existence n’est qu’une existence parmi tant d’autres
  • Leçon n°3 : nous ne sommes pas aussi supérieurs, aussi connaisseurs, que nous pouvions le penser
  • Leçon n°4 : le Monde sera toujours plus grand que les risques que nous prenons

Ces leçons ne nous rabaissent pas. Au contraire ! Voyager nous permet de nous apaiser, avant de nous élever et d’acquérir peu à peu de la sagesse .

Sagesse qui n’est possible, que si l’on sort de la Caverne – je te renvoie à l’allégorie de la Caverne de Platon 😉 …

Ce qu’il faut retenir de ces quatre leçons, c’est que le Monde est vaste , et nous, nous sommes si petits face à lui. Face au voyage , nous sommes tous de minuscules fourmis, des fourmis noires et des fourmis rouges, mais des fourmis quand même. Même entre nous.

Ensuite, alors que si nous restons toujours dans le même pays, la même région, nous nous reposerons toujours sur les mêmes référentiels , ce qui nous semblait si évident jusqu’ici ne l’est pas nécessairement ailleurs .  Ce n’est en rien une question d’infériorité ou de supériorité, mais juste une question de différence .

Enfin, nous retenons ici que quels que soient les risques que tu prendras, ils seront toujours relatifs face l’environnement. Relatifs face aux tempêtes , petits quant aux véritables impacts qu’a la planète bleue sur nous tous.

« Le Monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page » – St Augustin

Un Monde Vaste pour prendre conscience d’une « petite » existence

Un Monde Vaste pour une plus « petite » existence

Par ailleurs, alors que Flaubert ne présente pas dans la citation à quoi la modestie nous renvoie, dans la définition de la modestie, cela semble faire écho à une réserve , une appréciation personnelle .

Et non pas à un talent, à une action, mais à nous-même – ce qui est à la fois large et intime .

C’est-à-dire que l’individu, en tant qu’ être humain, est directement impliqué dans le processus de voyager. En effet, en le rendant plus modeste , plus vulnérable aussi, le voyage rend l’Homme encore plus vivant, existant . L’entrepreneur voyageur – qui ose et s’aventure – peut réellement ainsi ouvrir les yeux , se rendre compte de sa propre condition, comprendre…

De ce fait, pourquoi voyager nous rend dans un premier temps modeste ? Pourquoi diminue-t-il notre ego et notre propre appréciation ? Pourquoi se retient-on ?

Je pense que si le lien entre « modestie » et « la retenue de l’appréciation de soi-même  » est si étroit, c’est parce lorsque l’on devient modeste, quelque part on passe au-dessus de nos bonnes actions, de notre progression, et donc de nous-même.

Ce n’est pas mauvais en soi, c’est juste que l’on s’y attarde moins . Seule compte alors la prochaine étape, l ’amélioration de soi , l’approfondissement.

Nous nous retenons car nous savons qu’il y a des éléments bien plus importants sur lesquels s’attarder.

Voyager : une nécessité et une révélation de l’existence

Voyager : une nécessité et une révélation de l’existence

Comme je le montre également dans cet article , voyager est un verbe puissant, qui a des influences et des répercussions bien plus grandes que le « simple » mouvement. Que le fait de bouger, de se rendre quelque part .

Lorsque l’on voyage, il y a tout un ensemble à englober : l’environnement , les rencontres , les coutumes, les paysages, les découvertes … Cela nous ouvre les yeux. Nous transforme . En « conteur d’histoires » et également en humain plus tourné vers l’essentiel . Plus humble. Plus conscient .

Cela confirme ce que je pense quant à la nécessité de voyager . De prendre la mesure de ce que l’on est , de notre environnement, de ce qui existe . Je pense que chacun devrait voyager au moins 1 fois dans sa vie :)… !

Prendre conscience de son existence

C’est cette prise de conscience qui nous fait doublement exister.

Comme le souligne Gustave Flaubert , généralement celui qui voyage ne devient pas arrogant, mais humble, sage . Au lieu de dominer le Monde, de penser généralement qu’il a tout découvert, qu’il connaît tout, le vrai voyageur veut sans cesse continuer d’explorer , repartir à l’aventure et comprendre d’autant plus les leçons que lui inculquent les différences et les différentes existences.

Prendre réellement conscience de notre existence

Prendre réellement conscience de notre existence

Prendre conscience, c’est réaliser quelque chose, ouvrir les yeux dessus, l’intégrer à sa juste mesure. Pour réaliser réellement, il faut qu’un élément différenciateur se produise. C’est comme dans tous les livres, une nouvelle histoire ne se crée qu’à partir d’un élément déclencheur.

Prendre alors réellement conscience de son existence , de soi, ne se fait pas sans quelque part devenir étranger à soi-même .

Dans cette lignée, il n’y a que peu de manières de devenir étranger à soi-même : en sortant de sa zone de confort , en devant étranger aux yeux des autres.

Minuscules à l’échelle du Monde

Minuscules à l’échelle du Monde

A présent que nous avons mieux appréhendé le fait de voyager , en quoi cela nous permet de prendre réellement conscience de notre existence , nous allons nous attacher davantage à la place minuscule que nous avons à l’échelle du Monde .

Le terme employé précisément par Flaubert, c’est « On voit ». C’est-à-dire que pour ce processus, il faut voir , avec ses propres yeux , pour se rendre compte vraiment de ce que l’on est , de ce qu’il en est .

Comme je l’ai annoncé dans l’introduction, sur Terre nous ne sommes rien . Dans le sens que non seulement la nature était là avant nous, mais qui plus est, que chaque existence n’a pas en soi plus de valeur qu’une autre. La seule chose qui nous élève un petit peu des autres existences , c’est notre âme . Par contre, entre âmes humaines , même à l’autre bout du globe, nous avons tous la même valeur. Et c’est cette idée je pense qui m’est chère et qui est chère à Flaubert .

Une place a priori minuscule

Une place a priori minuscule

Ce n’est que lorsque l’on expérimente, que nous prenons réellement conscience de l’opacité de l’existence , que tout change . C’est en partie pour cela que voyager a changé ma vie . Cela me donne à la fois envie de tout explorer et en même temps m’apaise et relativise ma vie au quotidien et sur le long terme.

Et dans ma vie – et dans la tienne – d’ entrepreneur voyageur , je pense que cela peut faire toute la différence  ! D’où ce cap qui fait notre valeur ajoutée .

Notre place est alors certes «  minuscule  » mais la grandeur de cet a priori « minuscule » c’est justement d’ être à sa place .

Prêt à changer ton regard sur le Monde et ton existence  ?

J’espère que cet article un peu différent t’aura plu,  inspiré et invité à une réflexion ???? N’hésite pas à le partager et à me faire part de tes commentaires !

4 Commentaires

Cecile

Bravo pour ce nouvel article ???????? comme quoi le téléphone ça sert tmtc ❤️ Ce voyage philosophique m’a beaucoup plu et je rajouterai que se rendre compte que l’on est rien ou bien peu et SAVOIR que l’on est peu de choses apporte une force… La modestie peut se transformer en fierté et c’est sans doute notamment dans le voyage que l’on fait percevoir aux autres si l’on est fourmi noire… Ou rouge. J’espère qu’un de ces jours tu nous parleras de tes voyages et nous fera découvrir notamment les différences majeures avec la France. Pour qq comme moi qui n’a jamais voyagé, c’est plus qu’interessant ????????

Marion Geyres

Merci Cécile, oui en effet 😉 ! Tout à fait cela apporte une grande force intérieure !! L’équilibre entre modestie et fierté est intéressant aussi… Je prends note pour parler davantage de mes voyages <3 Pour les différences c'est également un Grand sujet puisque beaucoup d'éléments sont concernés... Encore merci pour tes retours et suggestions, c'est très important pour moi !

Amandine Bertrand

J’ai beaucoup aimé cet article et, pourtant, il me laisse un sentiment étrange. Quelque part entre le « tout-à-fait d’accord » et le « quelque chose ne va pas ». Est-ce parce que je ne suis pas certaine d’adhérer sur le fait que voyager peut être lié au fait de « s’empêcher de faire, de dire, de penser quelque chose. De se contenir. » ? J’ai l’impression, qu’au contraire, vu que le voyage permet de s’affirmer, on a plus tendance à s’enthousiasmer et, donc, à moins se contenir. À moins que ce soit du point de vue de l’écoute ? Après tout, parmi tous les apprentissages du voyage, il y a aussi l’écoute de l’autre, de l’instant et de soi. C’est d’ailleurs aussi pour ça que je suis tout de même d’accord. Le voyage permet d’apprendre à se contenir, simplement pour pouvoir réellement profiter du moment présent. Quoi qu’il en soit très bel article! Ca permet de se rappeler que voyager, ce n’est pas simplement bouger.

Bonjour Amandine, merci beaucoup pour ce commentaire très intéressant 🙂 Oui je pense que l’on se « contient » dans un sens que l’on prête davantage attention en effet, que l’on écoute davantage avant de parler etc. Oui le voyage apprend à profiter du moment présent et à grandir humble. Très belle réflexion et au plaisir de te relire ici. Merci encore !

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Pourquoi ressent-on le besoin de voyager ?

Les voyages disparaîtront-ils d’eux-mêmes le jour où les hommes comprendront que le plus grand exotisme que l'on peut recontrer se trouve en ses voisins inutile, même, d’aller jusqu’à l'aéroport de roissy... l’être humain le plus proche de nous serait-il plus fascinant que tous les pays du monde .

Je suis assez âgé pour avoir connu, dans mon enfance, l’apogée de ce qui n’existe plus qu’à l’état de mythe : la soirée-diapo.

La fin des soirée-diapo

La soirée-diapo, pour en donner une idée à ceux qui n’en ont pas connue, c’est un traquenard égal à celui qui consiste à écouter quelqu’un vous raconter pourquoi vous devriez absolument regarder telle série. Pourquoi vous êtes un imbécile de n’être jamais au Mexique, à Maurice ou Bali. Dont les interminables terrasses subissaient les agressions d’un petit pointeur lumineux, accompagné d’explications sommaires sur la culture locale. Comme disait ma grand-mère : à quoi bon voyager, puisqu’on à la télé.

J’ai ainsi été enfant, grâce à un oncle photographe, en Thaïlande et en Egypte. Nul besoin d’y retourner, la lumière n’en sera jamais aussi belle et chaude que dans ces photos rétroéclairées — et aucun réacteur d’avion ne convoquera autant pour moi l’idée de voyage que le bruits des ailettes d’un projecteur rotatif. Je me mets même un peu à rêver : et si la pandémie, au moins, nous apportait la fin des voyages ! Que le ciel était beau et bleu, il y a encore un an ! Je nous souhaite de tout coeur de ne jamais avoir à retourner dans des aéroports.

Les voyageurs que j’ai connus ont toujours mis beaucoup plus de passion à me raconter la perte de leurs valises, leur surclassement in extremis, ou cette nuit terrible, passée presque à la belle étoile, dans un aéroport de transit. J’en suis venu à me demander si le pays étranger n’était pas juste une expérience un peu désagréable au cœur de cette expérience bien plus intense et complexe de l’exotisme aéroportuaire. Même les célèbres pickpockets des bidonvilles du Caire ou de Rio ont été remplacés par la figure plus proche du bagagiste indélicat. Et c’est comme ça d’ailleurs que les voyage pourraient se mettre à m'intéresser. Comme accomplissement d’une de mes prophéties préférées de Chesterton, le champion anglais du paradoxe.

La prophétie de Chesterton

Que les voyages disparaîtront d’eux-mêmes le jour où les hommes comprendront que le plus grand exotisme qu’on peut recontrer, il est chez ses voisins. Inutile, même, d’aller jusqu’à Roissy. L’être humain le plus proche de nous est plus inquiétant, plus fascinant, plus envoûtant, plus répugnant que tous les pays du monde. Tous les malheurs de l’homme ne viennent pas qu’il ne sait pas rester seul dans sa chambre — Netflix et ma grand-mère ont sur ce point apporté un démenti cinglant à Pascal. Ils viennent de ce qu’il a tellement peur de son voisin de palier qu’il préfère faire 6000 kilomètres pour ne pas avoir à lui parler. Le drame étant bien sûr que ce sera le seul, à la fin, à qui il aura parlé de son périple — pour lui raconter évidemment les dernières aventures de sa valise perdue…

C’est pour ça, en dernier lieu, qu’on voyagerait : pour avoir quelque chose à dire à son voisin ? Je le crains, hélas. Et alors qu’on est réduit à supprimer ses mails pour sauver la planète, je crois qu’on néglige un peu le coût carbone d’une telle conversation.

Mais je veux enfin noter, pour sauver l’idée de voyage et inverser le paradoxe de Chesterton, que je ne me suis jamais senti autant en terre inconnue que les fois où, enfant, j’allais dormir chez des amis. Tous leurs rituels domestiques me paraissaient merveilleux et absurdes, leur lessive sentait bizarrement et j’étais terrorisé à l’idée de commettre un impair : avais-je ou non le droit de garder mes chaussures dans le salon ? Et je crois qu’elle est là, en dernier lieu, la raison pour laquelle on voyage : pour revivre un peu de ces terreurs enfantines — et le fait est qu’avant la crise climatique, prendre l’avion était bizarrement moins terrifiant que d’aller chez ses voisins.

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Penser aux voyages nous rend plus heureux

Bienvenue sur Habitudes Zen ! Si vous êtes nouveau ici, vous voudrez sans doute lire le livre "Zen et Heureux" pour moins de stress et plus de bonheur dans votre vie 🙂 : cliquez ici pour télécharger le livre gratuitement ! 🙂

Bienvenue à nouveau sur Habitudes Zen ! Comme ce n'est pas la première fois que vous visitez le blog, vous voudrez sans doute lire le livre "Zen et Heureux" pour moins de stress et plus de bonheur dans votre vie 🙂 : cliquez ici pour télécharger le livre gratuitement ! 🙂

penser aux voyages rend plus heureux

Les bienfaits des voyages sont nombreux. Grâce à eux, nous explorons des contrées inconnues. Nous nous émerveillons face à des paysages à couper le souffle. Nous allons à la rencontre d’autres cultures et découvrons des modes de vie différents du nôtre. De plus, nous changeons notre vision du monde et de nous-mêmes. Nous accumulons des expériences uniques et nous nous construisons des souvenirs indélébiles. Partir à la découverte de notre planète nous rend plus heureux. Malheureusement, les contraintes de la vie font que nous ne bouclons pas notre sac aussi souvent que nous ne le voudrions. Mais savez-vous que le simple fait de penser aux voyages est tout aussi bénéfique que le voyage en lui-même ?

Note : Cet article invité a été écrit par Marcel Chambeau .

La perspective de voyager nous rend plus heureux

Avoir des objectifs nous permet d’envisager notre existence de manière plus sereine. Nous en avons besoin pour avancer et nous accomplir. Ils renforcent notre estime personnelle et sont nécessaires à notre santé mentale. Comme David Schwartz le mentionne dans son livre La magie de voir grand , les objectifs ont aussi un effet positif sur notre longévité. Or, partir prochainement en voyage est un objectif particulièrement positif et motivant.

Un sondage réalisé au Canada (1) auprès de citoyens ayant réservé leurs vacances montre l’impact favorable des voyages sur notre santé mentale. 95 % des sondés se sentent plus heureux et de meilleure humeur au fur et à mesure que la date de leur départ approche.

70 % pensent être plus performants dans leur travail. Près d’un quart des personnes interrogées commencent à consommer mentalement leur voyage dès sa réservation ou sa planification. Enfin, un Canadien sur deux avoue penser à son prochain départ dès son retour à la maison !

La perspective de bientôt voyager améliore notre perception de la vie. Tout nous paraît meilleur et plus agréable : notre santé, notre vie privée, notre situation socio-économique et notre milieu professionnel.

Anticiper un plaisir booste clairement notre moral. Thomas Gilovich, professeur de psychologie à l’Université Cornell de New York a pris part, en 2013 et 2014, à des recherches sur la relation entre l’argent et le bonheur. Ses études (2) montrent que l’anticipation d’une expérience (= faire) procure plus de satisfaction que l’attente de l’achat d’un bien matériel (= avoir).

carte dépliée voyage peut commencer

Le doigt sur la mappemonde, un guide ouvert, une carte dépliée ; ça y est, notre voyage peut commencer ! Notre capacité d’imagination s’active et nous permet de nous y projeter et de le vivre virtuellement. Cela nous rassure, mais en même temps, provoque de l’exaltation. Même si tout a été planifié et organisé dans les moindres détails, nous savons qu’il y aura des imprévus, des surprises et de l’aventure. Bien entendu, l’excitation due à cette part d’inconnu n’aura pas la même intensité selon le voyage que nous entreprenons. On peut difficilement comparer un séjour « all inclusive » dans un palace avec un road trip ou un tour du monde.

Le voyage est la dépense la plus rentable pour notre santé mentale

L’achat du tout dernier modèle de notre marque de voiture préférée est censé nous combler de nombreuses années. À contrario, un voyage ne dure que quelques jours ou, au mieux, quelques semaines. On aurait donc tendance à penser qu’investir dans un bien durable soit plus rentable. Or, il n’en est rien.

L’attrait d’un nouveau bien matériel s’estompe au fil du temps. Le plaisir et la satisfaction du neuf font place, petit à petit, à l’habitude. Notre nouvelle acquisition finit par se fondre dans notre environnement quotidien. On y attache de moins en moins d’importance.

En revanche, le voyage est temporaire. Il a un début, mais surtout une fin. Nous avons le sentiment qu’il faut en savourer chaque instant. De plus, ce sont des moments privilégiés, de pleine conscience. Tous nos sens sont en éveil. Tout d’abord, nous sommes attentifs à nos pensées, nos sensations. Nous profitons réellement du temps présent, chose que les obligations de la vie nous interdisent trop souvent.

Enfin, nous revenons plus riches intérieurement. Les expériences que nous avons vécues et les souvenirs que nous en gardons font partie de nous à jamais. « Voyager ajoute à sa vie » dit un proverbe berbère. Même une mauvaise expérience finit par devenir un bon souvenir avec le temps.

Acheter un bien matériel nous appauvrit tandis qu’investir dans une expérience qui nous rend plus heureux nous enrichit ! C’est pourquoi Thomas Gilovich nous invite à dépenser notre argent à vivre des expériences qui nous rendent plus heureux plutôt qu’à accumuler des biens dont nous nous lasserons vite (3). Écoutons-le, retournons à l’essentiel, cessons de surconsommer. Mieux, séparons-nous de tout ce qui est superflu. Aimons la vie, pas les possessions  !

Assistons à des spectacles, apprenons de nouvelles compétences, soyons en harmonie avec la nature, partons en vadrouille. Adoptons les bonnes habitudes zen de la slow life .

slow-life

Le voyage est à notre porte et l’aventure est au bout de la rue

On pourrait penser qu’il faille partir loin de chez soi pour pleinement profiter de son voyage. Cependant, il n’est pas nécessaire de faire 10 000 km pour bénéficier de ses bienfaits. Voyager, c’est être ailleurs, ce n’est pas forcément être loin. Selon l’étude menée par la Washington State University (4), une distance moyenne de 75 miles, soit environ 120 km, serait déjà suffisante.

Voilà une excellente nouvelle. Partir moins loin coûte moins cher et pollue moins. On peut partir moins longtemps, mais plus souvent. En multipliant les escapades à faibles distances, mais dans des régions différentes, on décuple les chances de vivre des expériences variées.

Personnellement, j’ai autant de plaisir à penser à ma future randonnée de 8 jours sur les sentiers du littoral entre les Calanques et Sanary qu’à imaginer un séjour en Thaïlande ou au Mexique.

La France et bon nombre de pays proches disposent de richesses incomparables. Il nous faudrait plusieurs vies pour les découvrir en détail. Chaque région a sa propre identité, que ce soit par ses paysages, son patrimoine, sa culture et ses traditions et constitue une destination idéale pour une escapade ou un séjour prolongé.

Il existe une multitude de manières de voyager. Chacun, selon ses moyens, son tempérament et ses motivations, peut trouver celle qui lui convient. Profiter de voyages enrichissants, ce n’est pas collectionner les visas sur son passeport. Visiter une quantité de pays au pas de course n’est évidemment pas la bonne méthode.

Il faut privilégier les expériences de qualité à la quantité d’activités que l’on ne vit pas intensément. En cela, le slow travel est la manière de pratiquer le tourisme que je vous recommande d’adopter.

Le voyage a pris fin et vous voici de retour à la maison. Vous avez vécu de merveilleux moments et revenez des souvenirs pleins la tête. Mais voilà, il vous faut retrouver la vie d’avant et ses habitudes. Peut-être souffrez-vous du blues post-voyages. Comment y remédier ? Faites une piqûre de rappel : écoutez la musique et savourez les plats que vous avez appréciés. Regardez les photos, remémorez-vous les plus beaux instants.

Cela ne suffit pas ? Alors, pensez à votre prochain voyage !

Marcel Chambeau

Sources :

(1) The Holiday Halo Effect

(2) Waiting for Merlot : Anticipatory consumption of experential and material purchases

(3) The science of why you should spend your money on expériences, not things

(4) Would you be more satisfied with your live if you travel more frequently ?

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«Les voyages rendent-ils meilleur ?» Autour d’une controverse au XVIIIe siècle

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  • Référence bibliographique

Morice Juliette. «Les voyages rendent-ils meilleur ?» Autour d’une controverse au XVIIIe siècle. In: Revue Philosophique de Louvain . Troisième série, tome 110, n°2, 2012. pp. 231-260.

DOI : 10.2143/RPL.110.2.2159030

www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_2012_num_110_2_8226

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Résumé (eng)

What is the point of travelling ? This article seeks to analyse in detail the moral controversy caused by the «question of travel» in the Enlightenment. Although most authors of the first half of the eighteenth century still inherit the humanist concept of the educational journey that improves a person and perfects his education through reading the «great book of the world», it appears that Rousseau’s discourse, as found strikingly in book V of Emile, by attempting to redefine the method of the educational journey, raises the «question» afresh by integrating it into a philosophy that gives priority to the question of liberty over that of moral improvement, thus tying the problem of education of the person to that of education of the citizen (transl. by J. Dudley).

Résumé (fre)

A quoi sert de voyager ? Le présent texte propose d’analyser en détail la controverse morale que suscita au siècle des Lumières la «question des voyages». Si la plupart des auteurs du premier XVIIIe siècle héritent encore d’une conception humaniste du voyage pédagogique selon laquelle l’homme s’amende et parfait son éducation par la lecture du «grand livre du monde», il apparaît que le discours rousseauiste, tel qu’on le trouve notamment au livre V de l'Émile, s’efforçant de redéfinir la méthode du voyage pédagogique, pose à nouveaux frais la «question» en l’intégrant à une philosophie faisant passer la question de la liberté avant celle de l’amendement moral, liant ainsi le problème de l’éducation de l’homme à celui de l’éducation du citoyen.

  • L’argument d’Anacharsis : le voyage polit les mœurs [link]
  • L’argument d’Ulysse : le voyage rend la vertu manifeste [link]
  • L ’ambiguïté de la figure de Socrate [link]
  • La Lettre sur les voyages de Louis Béat de Murait (1728) [link]
  • Les topoï humanistes dans le chapitre «Des voyages» de l’ Émile [link]
  • Poser autrement la «question des voyages» : la méthode rousseauiste [link]
  • Le voyage comme détour : l’éducation de l’homme et l’éducation du citoyen [link]
  • 1. Textes étudiés [link]
  • 2. Littérature secondaire [link]

Texte intégral

«Les voyages rendent-ils meilleur?»

Autour d’une controverse au xvme siècle

Jamais ni homme ni cheval ne s’amenda d’aller à Rome

Henri Estienne

En 1787, l’Académie de Lyon propose comme sujet la question sui¬ vante: «Les voyages considérés comme faisant partie de l’éducation de la jeunesse, toute compensation faite des avantages à espérer, des abus à craindre, sont-ils utiles ou dangereux tant au moral qu’au physique? ». C’est à un dénommé Turlin, avocat au Parlement de Paris, que revient le prix. L’auteur soutient la thèse de l’utilité générale des voyages mais estime, contre le commun, que «les voyages ne peuvent former l’esprit d’un jeune homme et qu’ils l’exposent infailliblement à perdre les mœurs», pour conclure qu’«il faut les interdire à la jeunesse»1. Déjà vingt-cinq ans aupa¬ ravant, Rousseau ouvrait le chapitre «Des voyages» du cinquième livre de Y Emile par ces mots: «On demande s’il est bon que les jeunes gens voyagent, et l’on dispute beaucoup là-dessus» (Rousseau, O.C. , t. rv, p. 826), souli¬ gnant le caractère controversé2 de ce qu’il appelait «la question des voyages», question devenue incontournable en matière de pédagogie.

Ainsi le siècle des Lumières hérite-t-il d’une question vieille de deux siècles et non encore résolue, celle de Yutilité des voyages. Depuis la fin du xvie siècle, la multiplication des arts apodémiques, autant de discours de la méthode du bien voyager, indique la nécessité de se pro¬ noncer pour ou contre les voyages, et le cas échéant de donner des règles à ce qui ne peut constituer une pratique moralement neutre ou indifférente.

Revue Philosophique de Louvain 1 10(2), 231-260. doi: 10.2143/RPL.l 10.2.2159030 © 2012 Revue Philosophique de Louvain. Tous droits réservés.

Juliette Morice

Affirmer que les voyages sont bons -en particulier pour la jeunesse -c’est pouvoir montrer qu’ils sont utiles, c’est disposer d’arguments per¬ mettant de prouver que le déplacement dans l’espace peut constituer un outil pédagogique de premier ordre. Mais comment penser que le chemin que l’on fait pour aller d’un lieu à un autre puisse «servir» à quelque chose? Qu’apprend-on par le déplacement géographique? La difficulté du problème tient au fait que ce que l’on apprend prend moins la forme d’un savoir extérieur que celle d’un changement opéré sur le sujet voya¬ geant. Là serait «l’utilité» du voyage: rendre les hommes meilleurs.

Encore faut-il s’entendre sur la notion de «méliorité» que renferme la question controversée d’un possible «perfectionnement» de l’homme par les voyages. Plusieurs problèmes se posent ici. Tout d’abord, on peut entendre le meilleur comparativement -et, dans ce cas, il s’agit de devenir meilleur que ce que l’on était auparavant, ce qui revient à penser les voyages comme l’occasion d’un amendement, sinon d’une guérison morale. Mais on peut entendre le meilleur superlativement, en supposant qu’un homme bon peut devenir le meilleur par l’épreuve des voyages, le voyage agissant comme un révélateur de sagesse. Les voyageurs ne sont donc pas suscep¬ tibles de devenir «meilleurs» au même titre et inconditionnellement.

Mais un second problème intervient: de quel point de vue devient-on meilleur? La question de Futilité des voyages devient complexe dès lors que l’on s’aperçoit que celle-ci est à la fois d’ordre épistémique et moral, ou plutôt qu’elle est bien souvent en même temps d’ordre épisté¬ mique et moral: en élargissant l’objet de la connaissance, on entend élar¬ gir le sujet de cette connaissance. Ainsi ne devient-on pas simplement plus «savant» ou plus «vertueux». Comment définir alors le changement opéré? Le voyage pédagogique offre semble-t-il un surcroît d’éducation difficile à penser: procurant un genre de connaissance empirique que les livres ne fournissent pas, ils deviennent l’occasion d’un achèvement de l’éducation précisément parce qu’ils suppléent un manque laissé par l’éducation scolaire. C’est ce surcroît indéfinissable qu’il importe de comprendre afin de saisir les enjeux de la question.

Les réponses que les auteurs du XVIIIe siècle ont apportées à la ques¬ tion ne font qu’approfondir le problème. Il est possible de déceler trois voies ou manières générales de prendre position dans cette controverse. (i) Une première voie, héritée de l’humanisme de la Renaissance, entend montrer, à l’aide d’exemples empruntés à l’Antiquité, que le voyage consti¬ tue par excellence le moyen d’amender, sinon de corriger les hommes. Elle sera récupérée par certains auteurs chrétiens, inspirant notamment en 1763

«Les voyages rendent-ils meilleur? »

l’enthousiasme du prédicateur du roi, l’Abbé Gros de Besplas. (ii) Une deuxième voie, illustrée au premier xvme siècle par la Lettre sur les Voyages du piétiste Louis Béat de Murait, renverse l’argumentaire huma¬ niste et montre la vanité et le danger des voyages, qui loin de rendre les hommes meilleurs, les éloignent d’eux-mêmes et de leur patrie, (iii) Enfin, une troisième voie, ouverte notamment par Rousseau, montre l’utilité des voyages tout en affirmant par ailleurs que ceux-ci ne rendent pas meilleur. Cette troisième voie doit tout particulièrement retenir notre attention, pré¬ cisément parce qu’elle déplace le problème en rendant caduque la question du perfectionnement moral, pour lui substituer la question de l’éducation politique. L’utilité finit par être pensée en dehors de la question du progrès moral et finira par concerner non plus seulement le voyageur mais ceux avec lesquels ce dernier doit vivre. Comment comprendre un tel déplace¬ ment de la question? On pourrait faire l’hypothèse selon laquelle la façon de reposer ainsi la question -qui va avec une redéfinition de la méthode du voyage pédagogique -traduit moins la «fin» du voyage humaniste que son intégration et sa redéfinition au sein d’une philosophie faisant passer la question de la liberté avant celle du progrès moral et liant le problème de l’éducation de l’homme à celui de l’éducation du citoyen.

Anacharsis, Ulysse et Socrate

Avant de mettre à l’épreuve cette hypothèse, il faut revenir précisé¬ ment sur la conception du voyage pédagogique héritée de l’humanisme de la Renaissance. Trois figures, qui constituent autant d’arguments com¬ plexes, retiendront ici notre attention: la figure d’Anacharsis, celle d’Ulysse et enfin celle de Socrate.

L’argument d’Anacharsis : le voyage polit les mœurs

L’argument le plus évident, pour montrer que les voyages rendent meilleur, consiste à mettre au jour leur fonction de polissage moral. Ana¬ charsis, philosophe Scythe qui vainquit sa férocité naturelle et sa barbarie en allant voyager chez les Athéniens, demeure au xvm® siècle l’exemple et la preuve que les voyages polissent le caractère naturel et sont suscep¬ tible de «corriger» même le plus sauvage des hommes. L’anecdote est rapportée par Diogène Laërce, qui raconte qu’accueilli par le roi Crésus qui lui offrait de l’or, Anacharsis lui adressa cette phrase:

Moi je suis venu au pays des Grecs pour être instruit de leurs coutumes et de leurs pratiques. L’or, je n’en ai aucun besoin: il me suffit de retourner chez les Scythes en homme meilleur3.

L’argument est clair: le contact avec l’étranger -particulièrement l’étranger raffiné -polit les mœurs, il retire ce qu’il y a de mauvais ou de grossier en l’homme. C’est le concept humaniste par excellence, celui que l’on trouve chez Montaigne dans la formule célèbre du chapitre des Essais «De l’institution des enfans», lorsqu’il justifie le voyage par la nécessité de «frotter et limer notre cervelle contre celle d’autrui» (Essais , I, 26, p. 153 [A]).

Cet argument est étayé explicitement par l’idée que le changement de lieu est la cause occasionnelle d’une amélioration morale. A la fin du XVIIe siècle, le collectionneur Charles-César Baudelot de Dairval montre dans De V utilité des voyages, et de l’avantage que la recherche des Antiquités pro¬ cure aux Savants, que le voyage permet non seulement d’acquérir de «nou¬ velles perfections» mais surtout de «corriger ses défauts», en invoquant la figure d’Anacharsis, «ce philosophe qui avait eu commerce avec les plus habiles hommes de son temps» et dont on peut dire que «ses voyages lui ont fait surmonter la barbarie de son origine, et ont été la source de cette sagesse éminente qui lui a mérité tant de gloire» (Baudelot de Dairval, 1727, p. 18-19). L’argument servira au xviii® siècle, notamment chez l’Abbé Gros de Besplas, une conception proprement thérapeutique du voyage. Les voyages sont l’occasion de guérir d’une forme de sauvagerie naturelle. C’est ainsi qu’en 1763, dans son ouvrage De Γ utilité des voyages, relativement aux sciences et au mœurs, ce dernier loue «l’admirable changement [qu’opère] sur le cœur, le commerce avec les nations honnêtes et policées ! » en rappelant ce même exemple du «fameux Philosophe Scythe, [qui] vain¬ quit sa férocité naturelle par ce moyen: heureux d’être mort par la main de son Prince, pour avoir porté la sagesse parmi les siens ! » (Gros de Besplas, 1763, p. 33-34). La fonction moralement thérapeutique du changement local -cause d’un changement moral -est ici clairement mise au jour.

(i) Tout d’abord, l’argument repose sur le présupposé que l’homme, par nature, aime la nouveauté·, autrement dit, il serait poussé par une tendance naturelle à voyager et donc à se perfectionner. L’attrait pour la nouveauté -autrement appelée curiosité -qui rend possibles les dépla¬ cements locaux indique le rôle accordé à la sensibilité et à la nature dans

une telle conception de l’éducation par les voyages. Les hommes contien¬ draient en eux le principe de leur amélioration, qu’il s’agirait simplement d’actualiser par la pratique des voyages. Aussi ce naturalisme est-il étayé par la métaphore omniprésente de la transplantation. Si La Mothe Le Vayer estime dans sa lettre De l’utilité des voyages qu’il «n’y a point de meilleure ni de plus utile école pour la vie, que celle des voyages», c’est en s’appuyant sur cet argument consistant à dire que les hommes sont comme les «plantes qui deviennent plus fortes et plus considérables par la transplantation» (La Mothe Le Vayer, 1648, Lettre vi, p. 68). Dans les années 1760, s’autorisant de Pline, Baudelot de Dairval montre à son tour que c’est «l’usage de transplanter les arbres d’un lieu en un autre, et ce transport» qui «corrige merveilleusement les plus sauvages, et les rend incomparablement meilleurs» (Baudelot de Dairval, 1727, p. 17-18). C’est qu’il est «de la nature des arbres comme de celle des hommes, d’aimer la nouveauté, et le changement de lieu qui se fait dans le voyage; afin qu’en quittant leur terre natale, ils perdent ce qu’ils avaient de mau¬ vais» (ibid.); argument que l’on retrouve sous la plume du poète Jacques Delille, dans son Epître sur les voyages, en 1765: si en effet «l’homme revient meilleur des ses courses savantes», c’est que «Par eux [les voyages] mille talents, noblement transplantés, Vont fleurir loin des lieux qui les ont enfantés» (Delille, 1765, v. 298 et 355-356).

(ii) Cette conception thérapeutique du voyage repose en outre sur l’idée que le contact avec l’étranger produit un mécanisme de neutrali¬ sation des vices et à’ attraction des vertus. L’abbé Gros de Besplas construit son discours sur l’idée que «les vertus même dans les âmes rivales, se chérissent, se donnent la main, se copient, et qu’au contraire les vices rapprochés se combattent» (Gros de Besplas, 1763, p. 33). L’enthousiasme est le même chez Jacques Delille, pour qui le voyageur

Fuit du vice natal l’ haleine empoisonnée,

Et recueillant le vrai, se dépouillant du faux,

Par les vertus d’autrui corrige ses défauts. (Delille, 1765, v. 302-304)

La mise en évidence de ce mécanisme de neutralisation des vices/ attraction des vertus doit montrer comment le voyageur ne peut manquer de revenir «meilleur» de ses voyages: en faisant l’expérience de la multiplicité des mœurs humaines, le voyageur ne retiendra, précisément, que le meilleur. Aussi est-il notable que les catégories du vicieux et du vertueux se super¬ posent imperceptiblement à celles du vrai et du faux. Tout se passe comme si le simple élargissement du champ de la connaissance ne pouvait manquer

de rendre meilleur. Mais comment? Delille pose la question: «Revenant plus instruits, revenons-nous meilleurs?», et de répondre sans détour: «Oui, des maux les plus grands, l’ignorance est la mère». Ainsi le problème moral est-il inextricablement lié au problème de la connaissance: ce qu’il s’agit de guérir, c’est l’ignorance et le préjugé natal qui la nourrit. L’enthousiasme suscité par les voyages provient semble-t-il de l’argument selon lequel le progrès dans l’espace de la connaissance entraîne nécessairement un progrès moral.

Ce faisant, les partisans de l’éducation par les voyages se présentent volontiers comme de véritables médecins des âmes. Gros de Besplas propose de comparer deux «cas», deux hommes «d’une égale trempe de caractères, austères, sombres, concentrés en eux-mêmes, sauvages, atra¬ bilaires». Si l’un d’eux se détermine à sortir de ce qu’il appelle son «engourdissement» pour voyager, «vous verrez comme son humeur changera» (Gros de Besplas, 1763, p. 34), dit l’auteur. Ici la fonction thérapeutique est évidente. Le voyage fait sortir (é-duque , selon l’étymo¬ logie latine) d’un engourdissement moral dont la racine est l’ignorance.

On peut alors légitimement se demander, en l’occurrence, dans quelle mesure une telle conception des voyages sert en même temps une forme de christianisation de l’éducation, autrement dit dans quelle mesure «rendre meilleur» signifie «former un voyageur chrétien». On pourrait penser, avec l’historien Daniel Roche, que «le territoire et le temps du voyage n’échappent pas à la christianisation générale de l’éducation euro¬ péenne» (Roche D., 2003, p. 47). Mais le christianisme n’a-t-il pas d’abord pensé le voyage comme errance plutôt que comme pratique éclai¬ rée et soumise à des règles? L’abbé Gros de Besplas n’ignore pas le problème. Évacuant une objection qui lui vient de l'Imitation, selon laquelle «les voyages corrompent le voyageur», il procède à une inver¬ sion en répondant que c’est plutôt le voyageur «qui corrompt les voyages» et met le lecteur au défi de lui prouver le contraire: «La maxime selon laquelle «Rarement à courir le monde / On devient plus homme de bien [...] restera toujours fausse, tant qu’on ne prouvera pas que les voyages par eux-mêmes gâtent les mœurs» (Gros de Besplas, 1763, p. 55).

Dans la mesure où «Dieu a composé le grand livre du monde», la possibilité d’une corruption ne peut venir du voyage dont le terrain ou l’objet est le livre écrit par Dieu. S’il y a corruption, c’est que le voya¬ geur n’a pas voyagé, mais erré, l’auteur reprenant à son compte la dis¬ tinction classique de l’humanisme Renaissant entre peregrinari et vagari 4.

Autrement dit, Gros de Besplas répond à la question en séparant deux objets distincts: le voyage qui rend meilleur, et l’errance qui corrompt. Ainsi peut-il affirmer que «les voyages ont fourni de puissantes armes au christianisme» (Gros de Besplas, 1763, p. 13).

L’argument d’Ulysse : le voyage rend la vertu manifeste

Un argument, que l’on pourrait appeler «argument d’Ulysse», consiste à montrer que les voyages -impliquant un mouvement dans l’espace et dans le temps -constituent l’expérience par excellence, expérience néces¬ saire pour rendre manifeste, révéler ou encore actualiser la «méliorité» de l’homme seulement bon en puissance, fl ne s’agit plus de penser le voyage comme occasion d’une guérison morale -selon un principe de correction du mauvais naturel par l’altérité -mais de penser que le meilleur lui-même a besoin de l’épreuve des voyages pour devenir manifeste. Le modèle d’un tel changement serait alors davantage le sage ou le héros que le voyageur sauvage poli par les mœurs étrangères. La méliorité n’est plus envisagée comparativement mais superlativement, en tant que les voyages sont consi¬ dérés comme nécessaires à la révélation d’une forme d’excellence morale.

L’Anglais Richard Lassels, connu pour avoir introduit la notion de «Grand Tour», oppose ainsi dans la préface de son Voyage d’Italie en 1670 la figure d’Ulysse à celle de son fils Télémaque:

Homère nous représente Ulysse comme le plus sage de tous les Grecs, parce qu’il avait beaucoup voyagé, et qu’il avait vu multorum hominum mores & urbes, les coutumes et les villes de plusieurs nations; mais il nous dépeint son fils Télémaque comme un idiot: et sa raison est que sa mère Pénélope le retint toujours en son palais, et ne voulut pas qu’il vît les pays étrangers, et qu’ainsi elle n’en fit qu’un cheval de carrosse, et un homme propre à rien, tant il est vrai ce que dit Sénèqu e, Imperitum est animal homo, et sine magna experientia rerum, si circumscribatur natalis soli sui fine 5 [...] Si toutes les mères avaient de la générosité, elles diraient à leurs enfants, avec cet ancien, Malo tibi male esse quam molliter, j’aime mieux que tu sois malade, que trop délicat. En effet, le corail n’est jamais dur, ni rouge qu’il ne soit tiré hors de la mer, qui est son lieu natal. (Lassels R., 1671, p. vi-vn)

Ainsi même les meilleurs hommes, sans l’épreuve des voyages, res¬ teraient comme ces coraux qui demeurent mous et blancs faute d’avoir été arrachés à leur milieu naturel. L’expérience des choses qu’offrent les

voyages devient nécessaire en tant qu’elle actualise la sagesse; et c’est parce que les voyages sont une épreuve difficile qu’ils sont susceptibles de rendre meilleur. En effet, si l’on retrouve dans la métaphore du corail une idée déjà présente dans celle de la transplantation (cf. argument d’Anacharsis), il ne s’agit plus ici de mettre seulement au jour le néces¬ saire arrachement au lieu natal, mais encore de souligner la violence d’un tel arrachement, qui doit «endurcir» les hommes.

Cet argument apparaît comme une réminiscence de la notion stoï¬ cienne de la «vertu difficile». Le Stoïcien dit en effet que Dieu est seu¬ lement bon, mais que l’homme est meilleur dans la mesure où il doit faire l’épreuve de la vertu. Ce qui revient à dire que Dieu n’est pas vertueux car il n’a pas à combattre et à chercher à devenir meilleur. Il n’est plus ici question du principe de neutralisation des vices auparavant décrit -autre¬ ment dit le voyage ne vaut pas ici en tant que le sujet recueille les vertus étrangères qui s’additionnent en lui -mais c’est précisément l’épreuve pénible des biens et des maux qui doit rendre meilleur. Cet argument, que l’on pourrait aussi bien rattacher à la figure du sage de UEcclésiaste dont il est dit «In terram alienigenarum gentium pertransiet: bona enim et mala in hominibus tentabit6», suppose également l’expérience du mal. L’espace ou le terrain des voyages n’a donc plus ici à recevoir de quali¬ fication morale pour qu’advienne le changement moral dans le sujet, ou plutôt c’est précisément par l’épreuve mêlée du bien et du mal qui s’y rencontrent que le voyageur doit devenir meilleur.

Cette thèse, qui s’appuie sur la difficulté du voyage, entend donc dire que l’expérience des voyages ne rend pas bon ce qui est mauvais mais rend meilleur ce qui est seulement bon. C’est d’ailleurs le seul concept de «méliorité» que l’on retrouve dans la conception rousseauiste du voyage, sur laquelle il faudra revenir. Ainsi peut-on lire, dans un passage précédent le long chapitre «Des voyages» du livre V de Y Emile, cette phrase adressée par le gouverneur à son élève:

Mon enfant, il n’y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans com¬ bat. Le mot de vertu vient de force, la force est la base de toute vertu. La vertu n’appartient qu’à un être faible par sa nature, et fort par sa volonté; c’est en cela seul que consiste le mérite de l’homme juste; et quoique nous appelions Dieu bon, nous ne l’appelons pas vertueux, parce qu’il n’a pas besoin d’efforts pour bien faire. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 817)

Pour Émile, la difficulté et l’arrachement que doivent représenter le voyage passeront notamment par la nécessité de quitter Sophie -le per¬ sonnage féminin introduit avant l’épisode du voyage ayant par consé¬ quent, entre autres fonctions, celle de rendre le départ en voyage difficile et de l’orienter vers le retour.

Mais une question se pose ici: à qui conviennent les voyages ainsi entendus? Il semble qu’une telle conception du voyage suppose chez le voyageur une forme d’excellence en puissance, et l’on pourrait penser que ceux qui sont capables de revenir meilleurs de telles épreuves ont le défaut d’être rares. Ce sont les jeunes gens élevés isolément, les sages, les héros, en tout cas des hommes faisant exception. La question devient alors: les voyages conviennent-ils au commun des mortels? Il s’agit d’un problème explicitement formulé dans la controverse sur les voyages pédagogiques. C’est, par exemple, ce qui fait dire au personnage de Locke, dans l’ouvrage de l’abbé Le Blanc, le Dialogue sur les mœurs des Anglais et sur les voyages considérés comme faisant partie de l’éduca¬ tion de la jeunesse, qu’on ne peut dans ce débat s’autoriser de telles figures antiques pour faire valoir les voyages, dans la mesure où ces hommes que l’on cite constituent des exceptions et renferment pour ainsi dire déjà les principes de leur sagesse :

Cependant, en vous laissant faire valoir, autant que vous le voudrez, en faveur des voyages, ces autorités respectables, il faut toujours se ressouve¬ nir qu’elles sont étrangères au sujet que nous traitons. C’étaient des Sages qui voyageaient: et nous examinons à présent, si de jeunes gens doivent voyager pour devenir Sages. (Le Blanc, 1765, p. 15)

Aussi le locuteur entend-il montrer que les jeunes gens ne deviennent pas sages par les voyages. S’il peut arriver quelque bien par les voyages, dit le personnage de Locke, c’est ou bien que les voyages ont un «pou¬ voir magique» insoupçonné, ou bien que l’amendement advient seule¬ ment par accident:

Et la vérité est, du moins je le crois, que cette corruption, à l’un et à l’autre égard, était ce que notre jeunesse acquérait journellement dans ses voyages, et que les progrès dont vous parlez n’en étaient que le bénéfice accidentel. (Ibid., p. 21)

La polémique porte donc également -concernant «l’argument d’Ulysse» -sur la question du danger des voyages. Comment penser que l’épreuve du monde et que la rencontre de maux nouveaux ne vont pas corrompre le voyageur? Il y a là un risque que l’interlocuteur de Locke,

Lord Shaftesbury, prend en compte, tout en refusant de considérer qu’il s’agit là d’une objection contre les voyages:

Sans doute, nous ne pouvons étendre nos commerces avec le monde sans courir le risque de gagner ses vices aussi bien que ses vertus. Cependant, poussez cette conséquence jusqu’où elle peut aller, et vous réduirez le genre humain à une barbarie incurable. Telle est la malheureuse condition de la nature humaine, que vous lui fournissez les occasions de se cor¬ rompre, en tâchant de cultiver ses facultés. La laisser néanmoins dans cet état grossier, dans la crainte de ces abus, c’est, ce me semble, agir comme ces mères folles de leurs enfants, qui leur refusent la liberté de quitter le coin du feu, de peur de la boue ou de l’air humide, qui, dans leurs exercices au dehors, peuvent, par hasard, les incommoder. {Ibid., p. 21-22).

Si le risque que les voyages représentent peut constituer une objection à leur encontre, il est possible de retourner celle-ci en montrant que le progrès moral advient précisément à l’occasion d’une expérience risquée.

L ’ambiguïté de la figure de Socrate

Socrate a été invoqué comme contre-exemple contre ceux qui esti¬ maient les voyages nécessaires au perfectionnement moral. L’argument est sans appel car il repose sur un fait: Socrate, le plus sage des hommes, n’est pour ainsi dire jamais sorti d’Athènes, il serait donc inexact de conférer aux voyages quelque utilité et de penser que la sagesse s’acquiert par leur moyen7.

A ce contre-exemple de fait s’ajoute un argument stoïcien que l’on pourrait appeler «paradoxe du voyageur immobile». Il consiste à dire, s’autorisant d’un propos de Socrate, que les voyages ne peuvent rendre meilleurs, dans la mesure où le voyageur s’emmène toujours avec soi, c’est-à-dire emmène ses maux et ses vices comme on transporte avec soi une maladie intérieure. En effet, pour montrer que les voyages ne rendent pas meilleurs, un certain nombre d’auteurs de la Renaissance et de l’âge classique exposaient cette réponse de Socrate, rapportée par Sénèque, à qui un homme demandait pourquoi les voyages ne l’avaient pas rendu meilleur, et auquel il répondit «pource que tu ne t’es point abandonné» (Juste Lipse, 2000, p. 22). Cet argument stoïcien -lié à la notion de constance -consiste à montrer que le voyage produit l’illu¬ sion que le changement de lieu produira un changement moral, alors que l’on sait qu’«en quelque lieu que vous pensiez fuir vous aurez pour

mauvaise compagnie votre esprit corrompu qui vous corrompt» {ibid.). Ces mots, La Mothe Le Vayer les connaissait lorsqu’il entendait ras¬ sembler des arguments contre les voyages dans sa lettre sur l’inutilité des voyages:

Il [Sénèque] rapporte le beau mot de Socrate à celui qui lui faisait plainte de ce qu’ayant beaucoup voyagé, il n’avait point perdu pour cela ses pre¬ mières inclinations. Ne vous en étonnez pas, lui répondit Socrate, c’est qu’en quelque lieu que vous fussiez, vous êtes toujours avec vous-même. (La Mothe Le Vayer, 1648, Lettre vn)

Ainsi les voyages produiraient seulement l’illusion d’une rupture; ce qu’il s’agit de montrer, c’est la fausseté de la thèse selon laquelle le changement spatial produirait un changement moral, c’est l’idée qu’il n’y a aucune perméabilité entre le sujet et l’objet du voyage, ou entre l’inté¬ rieur et l’extérieur.

Mais la figure de Socrate ne sert pas seulement ce genre d’argumen¬ taire. Elle est ambiguë dans la mesure où Socrate, celui qui n’a pratique¬ ment jamais voyagé, est aussi la figure par excellence du cosmopolitisme. Il est la figure du «citoyen du monde» que Montaigne invoquait dans le chapitre des Essais «De l’institution des enfans» pour inciter les jeunes gens à voir plus loin que leur nez:

Nous sommes tous contraints et amonceliez en nous, et avons la veuë rac¬ courcie à la longueur de nostre nez. On demandoit à Socrates d’où il estoit. Il ne respondit pas: D ’Athènes; mais: Du monde. Luy, qui avoit son ima¬ gination plus plaine et plus estanduë, embrassoit l’univers, comme sa ville, jetait ses connoissances, sa société et ses affections à tout le genre humain: non pas comme nous, qui ne regardons que sous nous. (Montaigne, Essais, I, 26, p. 157 [A])

Aussi paradoxalement la figure de Socrate constitue-t-elle tantôt un argument contre, tantôt un argument pour les voyages, révélant à lui seul l’ambiguïté du discours humaniste sur les voyages. Le paradoxal «cos¬ mopolitisme sédentaire» de Socrate met au jour la difficulté qu’il put y avoir à penser ensemble la nécessité d’une éducation élargissant la pen¬ sée, l’exigence d’ouverture de l’esprit, et l’inquiétude morale irréducti¬ blement liée à l’idée du changement.

Les références à l’Antiquité permettent ainsi de saisir la complexité de la question telle qu’elle est héritée de l’humanisme de la Renaissance, mais introduisent en même temps une nouvelle difficulté: qui sont pré¬ cisément ceux que les voyages rendront meilleurs? Au xvme siècle, on

pourra se demander si les Anacharsis et les Ulysse existent encore, et si ceux qui deviennent meilleurs ne sont pas autant les sujets-voyageurs que les hommes avec lesquels les voyageurs, à leur retour, auront à vivre.

La «question des voyages» dans la pédagogie de Rousseau : la fin du voyage humaniste ?

Le siècle des Lumières résout en apparence la question des voyages en entérinant les arguments humanistes justifiant la pédagogie par les voyages. Ainsi la définition donnée par le Chevalier de Jaucourt en 1765 à l’article «Voyage» de Y Encyclopédie semble-t-elle faire la synthèse d’une concep¬ tion humaniste du voyage, lequel est essentiellement défini par sa valeur de «surcroît» pédagogique. Le terme «voyage» trouve en effet sa plus longue définition lorsqu’il est spécifiquement rapporté au domaine de l’éducation:

Les grands hommes de l’antiquité ont jugé qu’il n’y avoit de meilleure école de la vie que celle des voyages; école où l’on apprend la diversité de tant d’autres vies, où l’on trouve sans cesse quelque nouvelle leçon dans ce grand livre du monde, & où le changement d’air avec l’exercice sont profitables au corps & à l’esprit. [...] Aujourd’hui les voyages dans les états policés de l’Europe (car il ne s’agit point ici des voyages de long cours), sont au jugement des personnes éclairées, une partie des plus importantes de l’éducation dans la jeunesse, & une partie de l’expérience dans les vieillards. Choses égales, toute nation où règne la bonté du gouvernement, & dont la noblesse & les gens aisés voyagent, a des grands avantages sur celle où cette branche de l’éducation n’a pas lieu. Les voyages étendent l’esprit, l’élèvent, l’enrichissent de connaissances, & le guérissent des pré¬ jugés nationaux. C’est un genre d’étude auquel on ne supplée point par les livres, & par le rapport d’autrui; il faut soi-même juger des hommes, des lieux, & des objets [...]. (Jaucourt, 1765, p. 476 [col.B] -477 [col.B])

Il semble que les voyages doivent être considérés comme une partie «très importante» de l’éducation dans la mesure où rien ne peut se substi¬ tuer à leur expérience et où cette expérience apparaît elle-même comme un supplément d’éducation qui fait la différence, toutes choses égales par ail¬ leurs, entre le bon et le meilleur. Π y a là l’idée que les voyages, prenant en charge cette partie de l’éducation qu’est son perfectionnement, sont seuls susceptibles de former à Y excellence. Et il semble que la supériorité que confère l’expérience des voyages doive se mesurer non seulement à l’échelle de l’individu mais aussi à celle de la nation. Qu’est-ce à dire? Le principal but des voyages paraît être selon Jaucourt l’examen et la

comparaison des nations entre elles. Apparaît ici en filigrane un argument du type «argument du tout et de la partie»: la nation la meilleure serait celle dont les individus se sont eux-mêmes rendus meilleurs par le voyage.

L’article ne fait pas apparaître la question des voyages comme étant ou ayant été l’objet d’une forme de controverse, mais affirme l’utilité du voyage pédagogique en réalisant la synthèse des arguments humanistes -notamment baconiens et montaniens -et en lui associant l’idée que l’observation éclairée des nations étrangères et des changements qui s’y opèrent doit permettre de «devenir meilleur», à une échelle collective. Qu’est-ce à dire? Comment comprendre l’articulation de la question des voyages et de la question politique?

La Lettre sur les voyages de Louis Béat de Murait (1728)

Il faut, pour comprendre la manière dont le xvme siècle a pensé la question des voyages, revenir sur un texte qui eut un certain retentisse¬ ment, et que Rousseau lut en 17578. Il s’agit de la Lettre sur les voyages, publiée en 1728 par l’écrivain bernois Béat de Murait, dans laquelle les arguments classiques montrant l’utilité pédagogique des voyages sont balayés tour à tour par l’auteur. Ainsi, premièrement, contre l’argument d’Anacharsis, on peut lire:

Il en pourrait bien être des hommes comme des fruits qui demeurent tels. Des expositions et des cultures qui leur conviennent, peuvent leur servir; ils peuvent leur donner de la couleur, et en rehausser un peu le goût: mais cela ne va pas jusques à leur faire changer d’espèce, jusques à rendre bon ce qui est mauvais. [. . .] Je pense que tous les changements que l’on remarque dans les jeunes gens, sont de même nature: ils devaient arriver, et s’ils arrivent à un voyageur, c’est parce que les voyages ne sont pas capables de les empê¬ cher, non plus que de les produire. (Béat de Murait, 1728, p. 286)

Autrement dit, les voyages ne peuvent opérer aucun changement et c’est de manière illusoire et rétrospective qu’on leur attribue un mûrisse¬ ment dont ils ne sont pas la cause. Ou encore, il ne s’agit que d’un chan¬ gement en apparence et non d’un changement réel:

H me paraît que ce que l’on nomme changement n’est le plus souvent que le passage d’une des périodes de la vie à l’autre, et nullement le passage d’un mauvais caractère à un bon, que ce n’est pas un changement dans l’essentiel de l’homme, mais dans les apparences seulement. (Béat de Murait, 1728, p. 286)

Béat de Murait entend montrer que le voyage non seulement n’amé¬ liore pas le naturel -ce qui le rend inutile -mais va au contraire contre la nature -ce qui le rend nuisible -dans la mesure où il constitue sim¬ plement une entrave au développement naturel du corps et de l’esprit:

L’esprit de l’homme, tout comme son corps, pourrait bien être de nature à se former et à se déployer de soi-même, à ne demander que du vrai pour se nourrir, et le commerce de quelques personnes sensées pour s’exercer. (Béat de Murait, 1728, p. 290)

Voyager c’est aller contre «le but de la nature» en empêchant l’es¬ prit de «se livrer à ses propres forces», ce qui est son «état original». Contre l’argument d’Anacharsis, l’auteur considère donc que le meilleur état qui soit est l’état naturel de l’esprit.

Béat de Murait entend également renverser le second argument que nous avons mis au jour: il s’agit de montrer que l’on n’éprouve pas sa vertu par l’épreuve des voyages, mais qu’au contraire les voyages sont un moyen pour ainsi dire trop facile de se faire valoir:

Si la connaissance des gens de mérite n’est pas un motif suffisant pour nous faire voyager, bien moins encore doit-on voyager dans l’opinion que les voyages, par eux-mêmes, servent à nous donner du mérite. (Béat de Murait, 1728, p. 299)

Comment pourrait-il en être ainsi puisque les voyages «nous mettent devant les yeux une corruption générale, et nous prouvent que la vertu n’est d’aucun pays, que nulle part elle n’est en vogue»? (Béat de Murait, 1728, p. 299) Au contraire, les voyages sont pernicieux dans la mesure où ils

nous dispensent d’un mérite pénible, et qui ordinairement ne s’acquiert que bien tard; ils lui en substituent un qui est aisé, et que peu d’années suffisent pour former, un mérite qui a sur cet autre l’avantage de nous rendre contents de nous-mêmes dès que les autres le sont. En un mot, les voyages nous mettent en état de tirer de nous-mêmes le parti que le monde en tire; c’est à nous à juger s’il est grand, s’il y a de quoi faire de grands profits à voyager. (Béat de Murait, 1728, p. 306)

L’argumentation se fait ici a fortiori: non seulement les voyages ne confèrent pas le mérite qu’on leur prête, mais encore ils empêchent le vrai mérite de s’accomplir -celui qui demande du temps, le temps de toute une vie. Les voyages, qui s’accomplissent dans un temps délimité, n’offrent qu’un simulacre d’épreuves à surmonter. Il y a donc une dimen¬ sion d’artifice qui ne saurait selon l’auteur nous tromper sur la valeur à accorder aux voyages.

Enfin l’argument du cosmopolitisme est-il rejeté avec la même verve:

Aller prendre des manières étrangères pour les rapporter chez soi, nous dit l’auteur, c’est chercher à devenir étranger dans sa patrie [. . .] Nous connais¬ sons et nous rapportons chez nous des mœurs qui nous perdent, nous intro¬ duisons dans notre pays le luxe dont nous devions nous garder comme de ce qu’il y avait de plus à craindre pour nous. (Béat de Murait, 1728, p. 306)

Nous ne pouvons espérer tirer aucun profit des voyages, mais devons plutôt en craindre les abus. Si l’on résume la pensée de l’écrivain bernois: (i) les voyages n’amendent en rien mais ne font que ralentir le développement de notre nature ou bien la corrompre; (ii) les voyages nous dispensent d’un mérite pénible, ils constituent une solution de faci¬ lité, un artifice, et non pas une épreuve -laquelle demande du temps; (iii) enfin ils nous éloignent du sentiment patriotique.

Il n’y a donc pas -ou plutôt il n’y a plus, car cette thèse s’accom¬ pagne de l’idée que les voyages, «comme la plupart des coutumes [...] étaient bien fondés dans leur origine», mais «se sont tournés en abus» -de voyageurs tels que l’humanisme les célébrait. «Les Platon, les Pythagore ne se trouvent plus, ou, s’il y en a, c’est bien loin de nous» (Rousseau, O.C., t. iv, p. 831), dira Rousseau dans Y Emile. C’est là une façon de comprendre, à un premier niveau, ce que signifie la «fin» des voyages humanistes au xvme siècle.

Mais ce n’est pas là, tant s’en faut, le dernier mot qu’on a pu pro¬ noncer sur les voyages. Si des voix s’élèvent pour en dénoncer les abus, il ne demeure pas moins vrai qu’ils continuent d’être considérés comme un moment incontournable de toute pédagogie -en témoigne l’article du Chevalier de Jaucourt. Mais cela se fait au prix d’une redéfinition subtile de la question.

Rousseau, lecteur de Béat de Murait, ne suit pas à la lettre la condamnation sans appel des voyages par ce dernier; mais il ne reprend pas non plus, purement et simplement, les arguments topiques qui ont été mis au jour pendant deux siècles avant lui dans les arts de voyager. Aussi la complexité de la voie qu’il adopte dans la controverse sur les voyages doit-elle être analysée prudemment: en effet, à la question de savoir si les voyages rendent meilleur, Rousseau répond non; mais il n’estime pas pour autant, comme l’a fait son prédécesseur bernois, qu’ils sont simple¬ ment inutiles, voire dangereux. Quelle est donc leur utilité, s’ils ne rendent pas meilleur? On peut tenter de répondre à cette question en prêtant une attention renouvelée à la manière dont le livre v de Y Emile est composé.

Les topoï humanistes dans le chapitre «Des voyages» de l’ Émile

Rousseau s’empare dès le début du chapitre «Des voyages» de YEmile de ce qu’il désigne lui-même comme la «question des voyages» et propose de la poser autrement:

On demande s’il est bon que les jeunes gens voyagent, et l’on dispute beaucoup là-dessus. Si l’on proposait autrement la question, et qu’on demandât s’il est bon que les hommes aient voyagé, peut-être ne dispute-rait-on pas tant. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 826)

Il s’agit de reposer la question a posteriori, de répondre empirique¬ ment à la question controversée, de chercher à comprendre ce qui est avant de statuer sur ce qui doit être. Aussi les premières pages du chapitre reprennent-elles un certain nombre de lieux communs de la littérature apodémique. On y trouve deux distinctions traditionnelles: (i) la distinc¬ tion des livres et du livre du monde, signifiant la vanité du savoir livresque; (ii) la distinction entre «voyager» et «bien voyager», signi¬ fiant la nécessité d’une règle et d’une méthode à appliquer au voyage.

Le développement majeur de l’ouverture du chapitre «Des voyages» concerne la vanité du savoir contenu dans les livres. Ainsi peut-on lire: «L’abus des livres tue la science [...] Trop de lecture sert à faire de présomptueux ignorants», ou encore: «tant de livres nous font négliger le livre du monde» (Rousseau, O.C., t. rv, p. 826). On peut évidemment y voir une allusion au discours montanien qui dénonçait cette «fâcheuse suffisance» qu’est la «suffisance purement livresque» (Montaigne, Essais, I, 26, p. 152 [C]) et associait à cette critique du pédantisme cet éloge du livre du monde -revers du livre des bibliothèques: «ce grand monde [...] c’est le mirouër où il nous faut regarder pour nous connoistre de bon biais. Somme, je veux que ce soit le livre de mon escholier» (Montaigne, Essais, I, 26, p. 157-158 [A]). Cette métaphore, que l’on trouve dans la quasi-totalité des arts apodémiques à l’âge classique, et notamment en deux endroits du Discours de la méthode de Descartes, a pour fonction de montrer que le monde accessible immédiatement à qui¬ conque désire l’observer, doit devenir le lieu privilégié de l’apprentis¬ sage, et d’opposer ainsi l’exercice du jugement à celui de la mémoire. On peut d’ailleurs remarquer que Rousseau fait référence, comme Descartes le fait dans la deuxième partie du Discours de la méthode9, à Y Ars magna

de Raimond de Lulle, art qui apprend à parler de ce qu’on ne sait pas et qui est devenu l’anti-modèle d’une éducation qui entend aller contre la vaine érudition de l’apprentissage par cœur et le pédantisme. L’opposition du livre des bibliothèques au livre du monde recouvre donc en dernier lieu l’oppo¬ sition entre l’éducation par la mémoire et l’éducation par le jugement.

Aussi l’éducation par le voyage, définie comme éducation par la lecture du livre du monde, précise Rousseau, implique-t-elle également de juger insuffisantes les relations de voyage elles-mêmes -que Rousseau a pourtant lues, mais dont il dit qu’elles ne peuvent tenir lieu de voyage -précisément parce que la métaphore du livre du monde va de pair avec cet argument traditionnel de l’humanisme de la Renaissance, selon lequel le voyage est l’expérience de Y œil. En effet, quand Rousseau écrit «en fait d’observation de toute espèce, il ne faut pas lire, il faut voir» (Rousseau, O.C., t. IV, p. 827), il ne fait rien d’autre que reprendre un des arguments les plus importants des arts de voyager, qui thématisent ce qu’on a pu appeler la notion d’«autop-sie» du monde, en montrant qu’il n’y a rien de plus profitable à l’éducation que ce que l’on obtient par l’observation et l’expérience immédiate des choses et des hommes. Aussi cet art d’observer directement le monde est-il à mettre en rapport avec l’attachement de Rousseau aux voyages à pied: «Voyager à pied, c’est voyager comme Thalès, Platon et Pythagore. J’ai peine à comprendre comment un philosophe peut se résoudre à voyager autrement» (Rousseau, O.C., t. rv, p. 772). Ce ne sont donc pas seulement les deux termes -point de départ et point d’arrivée -qui importent mais «l’intervalle qui les sépare» (Rousseau, O.C., t. rv, p. 771).

Cependant, on peut remarquer que la reprise de ce topos , qui a tra¬ versé la littérature apodémique, prend un sens particulier dans le contexte de Y Emile. Rousseau ne dit pas seulement qu’il faut lire le livre du monde, mais il précise, en faisant ici une référence aux Lettres persanes de Montesquieu:

Tant de livres nous font négliger le livre du monde, ou si nous y lisons encore, chacun s’en tient à son feuillet. Quant le mot Peut-on être Persan? me serait inconnu, je devinerais à l’entendre dire qu’il vient du pays où les préjugés nationaux sont le plus en règne. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 826)

L’auteur introduit ici l’idée que nous ne savons plus lire ce grand livre du monde, que quelque chose de cet idéal humaniste s’est déjà perdu et que les préjugés nationaux l’ont emporté; cette remarque n’étant pas sans rappeler le regret exprimé par Béat de Murait, disant que les hommes d’aujourd’hui «ne lisent point le grand livre du monde pour s’en

appliquer ce qui leur convient» mais qu’«ils le feuillètent pour en voir les estampes et vont de l’une à l’autre» (Béat de Murait, 1728, p. 301). Le glissement métaphorique du livre au feuillet ou à l’estampe exprime le risque de l’enfermement dans le particularisme des préjugés nationaux et étaye l’argument selon lequel rien ne sert de lire les récits de voyages, puisque les auteurs eux-mêmes demeurent prisonniers de leurs préjugés. On voit déjà ici que l’argument que proposera Rousseau pour la défense des voyages reposera sur l’exigence d’une généralisation devant per¬ mettre de rassembler les feuillets dispersés du grand livre du monde, généralisation qui devra faire passer de l’observation des «gens» aux «hommes en général».

Rousseau entend définir ou plutôt redéfinir une méthode du bien voyager, en insistant à son tour sur la nécessité des règles:

Tout ce qui se fait par raison doit avoir ses règles. Les voyages pris comme

partie de l’éducation doivent avoir les leurs. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 832)

Il n’oublie pas l’opposition fondatrice de la conception classique: «voyager pour voyager, c’est errer, être vagabond»; mais il ajoute aus¬ sitôt: «voyager pour s’instruire est encore un objet trop vague: l’instruc¬ tion qui n’a pas un but déterminé n’est rien» (Rousseau, O.C., t. iv, p. 832). Ce qui l’amène à conclure: «C’est donc mal raisonner que de conclure que les voyages sont inutiles, de ce que nous voyageons mal» (Rousseau, O.C., t. iv, p. 832) Les voyages ne sont pas une pratique mauvaise en soi, mais c’est la méthode qu’on leur applique qui les rend utiles ou nuisibles. Le voyage ne peut avoir d’utilité sans la définition d’une méthode du bien voyager.

Le cadre du discours rousseauiste sur les voyages est classique, mais c’est à l’intérieur de ce cadre classique que la nouveauté du propos doit se lire. Autrement dit, Rousseau reprend l’argument humaniste selon lequel le voyage doit avoir des règles, mais en modifiant celles-ci et en redéfinissant la méthode du voyage pédagogique. Il semble en effet qu’il utilise le genre de l’art de voyager dans un sens qui va parfois contre le voyage tel qu’il est conceptualisé traditionnellement dans le discours humaniste, qui entendait simplement parfaire l’éducation de l’honnête homme par le voyage; malgré la reprise évidente et explicite des topoï humanistes, la redéfinition de la méthode du voyage pédagogique par Rousseau et le fait que celle-ci rende caduque la question du perfection¬ nement de l’individu signifie d’un certain point de vue la «fin» du voyage humaniste.

Poser autrement la «question des voyages» : la méthode rousseauiste

C’est donc plutôt contre un certain discours connu que Rousseau écrit ce chapitre des «voyages». En reposant la «question des voyages», il lui donne un sens nouveau qu’il importe d’élucider, (i) Contre une conception commune selon laquelle les voyages feraient «partie» de l’éducation, Rous¬ seau modifie radicalement la fin que l’on assignait traditionnellement aux voyages: le voyage ne peut pas changer le caractère des individus, il n’offre pas la possibilité d’un perfectionnement moral, et en cela ne constitue plus purement et simplement une «partie» de l’éducation, (ii) D’autre part, la méthode du voyage change: le voyageur ne s’en tient pas à la singularité de ce qu’il peut observer, mais doit opérer une forme de généralisation au moyen d’un raisonnement inductif; autrement dit, il est impossible de s’en tenir désormais au pur constat de la diversité des pratiques humaines dans leur singularité mais il importe, pour rendre les voyages utiles, de dépasser cette singularité et la simple curiosité qui lui est liée.

Nous avons pu voir que si le voyage est communément envisagé comme faisant partie de l’éducation, c’est le plus souvent parce qu’il était la cause d’un changement dans le caractère des hommes et dans la formation de leur jugement. Quand Montaigne parle de «frotter et limer sa cervelle contre celle d’autrui», il a en effet l’idée que le voyage offre l’occasion de former le jugement par la rencontre de l’altérité et, partant, de faire un hon¬ nête homme, enrichi ou «rendu meilleur» par la diversité de ses observa¬ tions et de ses rencontres. Or deux choses semblent rendre inopérante chez Rousseau la question de l’amendement par les voyages: d’une part, il semble que la thèse rousseauiste de la bonté naturelle de l’homme ôte sa pertinence à l’idée que l’on deviendrait «meilleur», c’est-à-dire que l’on corrigerait un mauvais naturel par les voyages; d’autre part, à l’échelle des individus par¬ ticuliers, Rousseau reprend très précisément Béat de Murait, qui estime que l’expérience du voyage n’opère aucun changement sur les hommes qui s’y livrent mais ne fait qu’accentuer le caractère de chacun. Le voyageur ne revient pas chez lui mûri, changé, différent; ou encore, dit l’auteur:

Les voyages poussent le naturel vers sa pente et achèvent de rendre l’homme bon ou mauvais. Quiconque revient de courir le monde est à son retour ce qu’il sera toute sa vie: il en revient plus de méchants que de bons, parce qu’il en part plus d’enclins au mal qu’au bien. (Rousseau, O.C., t. rv, p. 832)10

On comprend donc pourquoi Rousseau juge que la question des voyages est «mal posée». Il ne s’agit plus de savoir si les voyages rendent meilleur pour savoir s’ils sont utiles en quelque façon. On peut ainsi dire que selon l’auteur (i) le voyage ne rend pas meilleur au sens où l’humanisme de la Renaissance avait pu le montrer; (ii) en consé¬ quence, le voyage n’est pas une «partie» de l’éducation, il a bien plutôt lieu après l’éducation de l’homme.

Ce dernier point repose sur une conception différente du rôle à jouer par V esprit dans le voyage. Rousseau défend l’idée que les voyages ne forment pas l’esprit, non pas au sens où l’on n’y exercerait pas son juge¬ ment, où l’esprit ne serait pas à l’œuvre dans les voyages -bien au contraire -mais au sens où il faut avoir l’esprit déjà formé pour bien voyager. Le voyage est infructueux si l’esprit n’est pas bien formé, pré¬ cisément parce que l’utilité du voyage procédera du bon exercice du jugement capable de se rendre attentif à la nature des différentes formes de gouvernement, aux lois politiques de chaque pays. L’observation est instructive précisément parce qu’elle est faite par un esprit auparavant formé et capable d’observer selon des règles définies. C’est là le renver¬ sement opéré par Rousseau: ce ne sont pas les voyages qui forment l’esprit mais l’esprit formé qui doit rendre les voyages profitables, dès lors que les règles du voyage ont été définies :

Avant d’observer, il faut se faire des règles pour ses observations: il faut se faire une échelle pour y rapporter les mesures qu’on prend. Nos prin¬ cipes de droit politique sont cette échelle. Nos mesures sont les lois poli¬ tiques de chaque pays. (Rousseau, O.C., t. rv, p. 837)

Il y a semble-t-il une forme de grille de lecture du livre du monde qui présuppose un esprit déjà formé. C’est pourquoi les voyages inter¬ viennent pour ainsi dire en dernier lieu. On peut dès lors légitimement se demander quelle est l’utilité des voyages pour Rousseau -s’ils n’ont plus tellement pour but de rendre meilleur -et quelle est la place à accor¬ der aux voyages dans l’éducation d’Émile et dans le système pédago¬ gique de Rousseau. Ce que dit l’auteur, c’est qu’Émile doit voyager pour chercher un endroit sur la terre où il puisse vivre le plus heureusement possible; or cet endroit sera finalement sa patrie. Comment comprendre

cette redéfinition politique du voyage? En quoi la méthode que prescrit Rousseau la rend-elle possible?

Considérons, avant de répondre à cette question, la seconde inflexion opérée par Rousseau. Π s’agit pour l’auteur de montrer que la méthode du voyage ne doit plus reposer sur l’observation de la singularité mais sur la généralité. Or cette inflexion de méthode est étroitement liée au but que s’assigne l’auteur. Comme il est dit au début du livre V, son but n’est pas d’éduquer un gentilhomme: il n’est donc pas surprenant que la question du devenir meilleur perde de sa pertinence. S’il n’est plus question de former un honnête homme, le voyage perd sa fonction de polissage et l’observa¬ tion de la multiplicité des choses singulières -qui était destinée à parfaire l’éducation du gentilhomme -perd de son intérêt. Ou plutôt: l’observation de la singularité ne suffit pas, il faut maintenant en tirer quelque chose.

Le refus de former un gentilhomme implique naturellement le refus de l’idéal humaniste de «l’honnête curiosité» et de la notion de plaisir qui l’accompagne. Il y a certes un plaisir de voyager qui se manifeste notamment dans le voyage à pied, et il apparaît que la dimension récréative et curieuse du voyage ne peut être totalement annulée; mais il est certain que dans le voyage, plaisir et curiosité -qui faisaient partie de la définition du voyage pour les humanistes de la Renaissance -paraissent bien plutôt considérés comme relevant d’un vain intérêt pour l’exotique que Rousseau condamne:

Comme les peuples les moins cultivés sont généralement les plus sages, ceux qui voyagent le moins voyagent le mieux, parce qu’étant moins avan¬ cés que nous dans nos recherches frivoles, et moins occupés des objets de notre vaine curiosité, ils donnent toute leur attention à ce qui est véritable¬ ment utile. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 828-829)

Cette condamnation de la vaine curiosité implique une redéfinition de la méthode et de Y objet du voyage:

Il y a bien de la différence entre voyager pour voir du pays ou pour voir des peuples. Le premier objet est toujours celui des curieux, l’autre n’est pour eux qu’ accessoire. Ce doit être tout le contraire pour celui qui veut philosopher. L’enfant observe les choses en attendant qu’il puisse observer les hommes. L’homme doit commencer par observer ses semblables, et puis il observe les choses s’il en a le temps. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 832)

En opposant l’utile observation philosophique au plaisir de la curio¬ sité, Rousseau semble substituer à l’idéal pansophique de l’observation des choses l’idéal «philosophique» de l’observation des hommes (d’où la nécessité de ne pas voyager enfant). Or cette substitution d’un objet à

l’autre -qui va de pair avec la substitution de l’exigence qualitative (bien observer) à l’exigence quantitative (tout observer) -met au jour l’insuf¬ fisance de l’idéal humaniste qui se préoccupait davantage du voyage que de sa fin: c’était l’exercice qui rendait meilleur; à présent, le bénéfice escompté par les voyages se trouve repoussé au terme du voyage, dans le retour, dans ce qui est obtenu à la fin. C’est que le voyage est orienté vers un but qui lui est extérieur, le choix d’une patrie où vivre le plus heureusement possible :

Consacrons les deux ans que nous avons pris jusqu’à votre retour à choisir un asile en Europe où vous puissiez vivre heureux avec votre famille. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 836)

Pour que le voyage soit profitable, utile -non au sens où il rendrait meilleur, mais au sens où il permet de faire ce choix -, il faut donc subs¬ tituer à une méthode d’observation des singularités, objets de la curiosité, une méthode de généralisation devant permettre la comparaison des peuples entre eux et la connaissance de «l’homme en général».

Rousseau propose ainsi de reposer ou de redéfinir d’une deuxième manière la question:

Voici donc une autre manière de poser la même question des voyages. Suffit-il qu’un homme bien élevé ne connaisse que ses compatriotes, ou s’il lui importe de connaître les hommes en général? (Rousseau, O.C., t. iv, p. 827)

Il s’agit de substituer à la pluralité des singularités la généralité. On pourrait dire que l’originalité de l’art de voyager défini par l’auteur est d’être entre autres un «art de généraliser»11. Le gouverneur demande en effet à Émile d’opérer cet effort de généralisation qui seul permettra de comparer les pays et leurs gouvernements, ce qui lui fait dire:

[...] si, au retour de ses voyages commencés et continués dans cette vue, Émile n’en revient pas versé dans toutes les matières de gouvernement, de mœurs publiques, et de maximes d’État de toute espèce, il faut que lui ou moi soyons bien dépourvus l’un d’intelligence et l’autre de jugement. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 836)

Mais pour redéfinir ainsi le voyage et en faire un moment de l’édu¬ cation du citoyen et non plus seulement de l’homme, il aura fallu redéfi¬ nir sa méthode et répondre à un problème:

Mais, pour étudier les hommes, faut-il parcourir la terre entière? [...] Pour connaître l’espèce faut-il connaître tous les individus? [. . .] chaque nation a son

caractère propre et spécifique qui se tire par induction, non de l’observation d’un seul de ses membres, mais de plusieurs. (Rousseau, O.C., t. rv, p. 827-828)

Ce qui importe, c’est de bien voyager , c’est-à-dire de voyager selon une méthode seule capable de rendre le voyage utile. Ce «bien voyager» requiert donc des règles ou encore, dit Rousseau, un «art de penser» (Rousseau, O.C., t. rv, p. 827-828)12. C’est pourquoi il est décisif qu’il ait lieu après l’éducation de l’homme, une fois l’esprit formé. Ce n’est pas l’objet qui par sa variété ou son altérité est susceptible de former le sujet qui l’observe; c’est au contraire le sujet disposant d’une méthode qui doit s’appliquer à son objet. Aussi Émile doit-il faire usage de règles d’observation, dans la mesure où

Il ne suffit pas pour s’instruire de courir les pays. Il faut savoir voyager. Pour observer il faut avoir des yeux et les tourner vers l’objet qu’on veut connoistre. Il y a beaucoup de gens que les voyages instruisent encore moins que les livres; parce qu’ils ignorent l’art de penser, que dans la lecture leur esprit est au moins guidé par l’auteur, et que dans leurs voyages ils ne savent rien voir d’eux-mêmes. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 828)

Il ne faut pas seulement voir, mais savoir où voir. Le voyage nécessite donc un art de penser qui n’est autre qu’un art de comparer et de généra¬ liser. Ce qui était le but du voyage devient avec Rousseau son moyen: au lieu que les voyages devaient former le jugement, il apparaît que le juge¬ ment devient ici le moyen des voyages, ou plutôt le moyen de bien voya¬ ger. Les voyages ne sont utiles que parce que l’art de penser s’y applique et non parce qu’ils apprendraient à penser. On observe par conséquent une redéfinition de la notion d’utilité qui semble aller de pair avec un déplace¬ ment de la question de l’éducation de l’homme vers l’éducation du citoyen.

Le voyage comme détour : l’éducation de l’homme et l’éducation du citoyen

L’idée que le voyage devait être orienté vers le retour était présente chez Béat de Murait. Quand il a lu la Lettre sur les Voyages , Rousseau a recopié entre autres cette phrase:

Comme on ne doit faire la guerre que pour avoir la paix, et l’affermir davan¬ tage, de même on ne doit voyager que pour pouvoir ensuite demeurer chez soi tranquillement et jouir du repos sans s’en dégoûter. (Béat de Murait, 1728, p. 285)

Le voyage n’est plus pensé du point de vue du départ ou de l’arra¬ chement, comme c’était le cas par exemple chez Montaigne, qui disait dans le chapitre «De la vanité»: «je respons ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sçay bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cerche» (Montaigne, Essais, III, 9, p. 972 [B]); au contraire le voyage est pensé à partir du retour et parce qu’il repré¬ sente en réalité un détour. Le voyage procède moins d’une décision de partir que de la nécessité de s’exiler pendant un temps délimité, ou encore d’opérer une forme de «retardement». La question de l’âge et du temps que prend l’éducation est ici décisive. Pour Montaigne, on sait que les voyages devaient être entrepris le plus tôt possible13; idée reprise par Locke dans ses Quelques pensées sur l’éducation : l’auteur proposait que le jeune homme entreprenne son voyage plus tôt qu’on ne le demande ordinairement, c’est-à-dire entre 7 et 14 ans, dans la mesure où, à cet âge, «la souplesse de son caractère le rend plus traitable» (Locke, Quelques pensées sur l’éducation, p. 364). Une telle demande repose sur l’idée qu’une forme de malléabilité de l’enfant encore jeune rend possible l’éducation par le voyage et multiplie les chances de «devenir meilleur». Chez Rousseau, l’âge des voyages est au contraire repoussé à vingt-deux ans. Sur ce point, l’auteur opère donc explicitement un écart par rapport à son prédécesseur Locke, en opérant une inversion entre l’âge de l’amour et l’âge des voyages. Pour Locke le choix amoureux devait avoir lieu au retour, en dernier lieu, et ne concernait plus l’éducateur. Or Rousseau fait cette remarque au tout début du livre v :

Puisque notre jeune gentilhomme, dit Locke, est prêt à se marier, il est tems de le laisser auprès de sa maîtresse. Et là-dessus il finit son ouvrage. Pour moi, qui n’ai pas l’honneur d’élever un Gentilhomme, je me garderai d’imiter Locke en cela. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 692)

Alors que pour Locke la question amoureuse était pour ainsi dire rejetée en dehors de la sphère de l’éducation, il devient essentiel, chez Rousseau, que le gouverneur s’y attache, dans la mesure où elle permet d’amorcer et de déployer la question de l’éducation politique. Le voyage, qui doit avoir lieu à un âge intermédiaire entre l’âge de l’amour et l’âge du mariage, a pour fonction de mettre à l’épreuve, de consolider le lien amoureux entre Émile et Sophie, avant qu’ils ne s’unissent civilement et

qu’ils ne prennent une place dans l’ordre social. Or, ce qui est d’abord considéré comme une mise à l’épreuve affective pour les personnages ne constitue-t-il pas un détour pour la pensée, détour devant permettre de com¬ prendre et d’articuler ensemble l’éducation de l’homme et celle du citoyen?

La question est complexe: il semble que les voyages, devenus exté¬ rieurs à la formation de l’esprit et au perfectionnement moral, ne font en apparence plus véritablement partie de l’éducation de l’homme. Mais il serait pour autant bien trop simple de considérer qu’ils prennent juste¬ ment en charge l’éducation du citoyen, et qu’il y aurait pour ainsi dire deux éducations successives. Cette dichotomie entre l’homme et le citoyen doit en effet être nuancée.

On peut supposer que l’éducation du citoyen achève l’éducation de l’homme, et qu’il n’y pas solution de continuité entre l’éducation de l’homme Émile et l’éducation du citoyen, puisque c’est par la reconnais¬ sance de sa place de citoyen qu’ Émile prendra réellement conscience finalement, en retour, de sa place d’homme dans le monde. Ce serait une manière d’interpréter cette célèbre phrase du Manuscrit de Genève selon laquelle «nous ne commençons proprement à devenir hommes qu’ après avoir été citoyens» (Rousseau, O.C., t. m, p. 287).

Pour essayer d’expliquer enfin la place que Rousseau donne aux voyages dans son système pédagogique, on peut citer cette phrase adres¬ sée par le gouverneur à Émile:

Parlons de vous. En aspirant à l’état d’époux et de père, en avez-vous bien médité les devoirs? En devenant chef de famille, vous allez devenir membre de d’État. Et qu’est-ce qu’être membre de l’État? le savez-vous? Vous avez étudié vos devoirs d’homme, mais ceux de citoyen, les connais¬ sez-vous? savez-vous ce que c’est que gouvernement, lois, patrie? Savez-vous à quel prix il vous est permis de vivre, et pour qui vous devez mourir? Vous croyez avoir tout appris, et vous ne savez rien encore. Avant de prendre une place dans l’ordre civil, apprenez à le connaître et à savoir quel rang vous y convient. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 823)

Il semblerait donc qu’aux voyages revienne le rôle de former un citoyen. Il s’agit, dans les pays visités, de «commence[r] par étudier la nature du gouvernement» (Rousseau, O.C., t. IV, p. 833), de les compa¬ rer, selon la méthode exposée. Pendant les deux années que doit durer son voyage, Émile apprend à connaître les diverses formes du pouvoir, les lois politiques, il observe qu’à la base de la société civile se trouve un contrat permettant «d’établir les droits de l’humanité» (Rousseau, O.C., t. iv, p. 837) -la fin du chapitre sur les voyages n’étant rien d’autre

qu’une forme de résumé du Contrat social. Mais il ne suffit pas d’avoir dit ça. Ce passage au politique continue de poser problème.

Le problème tient à une difficulté contenue dans la composition de V Emile. Au livre i, Rousseau affirme qu’il entreprend d’éduquer un homme dans la mesure où «il faut opter entre faire un homme ou un citoyen: car on ne peut faire à la fois l’un et l’autre» (Rousseau, O.C., t. iv, p. 248)14; c’est que là «où il n’y a plus de patrie, il ne peut plus y avoir de citoyens. Ces deux mots, patrie et citoyen, doivent être effacés des langues modernes» (Rousseau, O.C. , t. rv, p. 250). Rousseau déclare donc au début de YÉmile qu’on ne peut former en même temps un homme et un citoyen, affirmant qu’il faut se défier de «ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux» (Rousseau, O.C., t. rv, p. 249)15 et que l’absence de patrie justifie ce choix initial d’édu¬ quer un «homme». Or les déclarations du livre v portent à croire que malgré l’absence de patrie ou de république légitime, il y a un «pays» et que dès l’instant où un pays a des lois et un gouvernement, on peut parler du citoyen. Le chapitre «Des voyages» revient sur les déclarations initiales en montrant que celui qui n’a pas de patrie a au moins un pays, et que même des simu¬ lacres de lois produisent l’effet attendu par un véritable contrat social. Com¬ ment expliquer cette difficulté tenant à la composition même de l’ouvrage?

Ce problème du rapport entre l’homme et le citoyen, et entre cos¬ mopolitisme et patriotisme, est mis en scène par Rousseau lui-même dans le livre V de YÉmile, puisque la leçon que le jeune homme tire de ses voyages se fait en deux temps. En effet, la première réaction d’Émile, sa réaction spontanée, au retour de son exil, consiste à dire:

Que m’importe où que je sois? par tout où il y a des hommes, je suis chez mes frères; par tout où il n’y en a pas je suis chez moi. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 857)

Autrement dit, Émile conclut spontanément qu’il est «citoyen du monde». C’est là ce qu’il comprend en premier lieu. Mais il faut noter qu’ aussitôt le gouverneur est là pour lui rappeler «l’important devoir de l’attachement pour le lieu de sa naissance» et lui dire:

Si je te parlais des devoirs du citoyen, tu me demanderais peut-être où est la patrie, et tu croirais m’avoir confondu. Tu te tromperais, pourtant, cher Émile, car qui n’a pas une patrie a du moins un pays [. . .] ne dis donc pas: que m’importe où que je sois? Il t’importe d’être où tu peux remplir tous tes devoirs et de ces devoirs est l’attachement pour le lieu de ta naissance. (Rousseau, O.C., t. iv, p. 858)

Il y a ainsi une tension présente dans ce chapitre entre le cosmopo¬ litisme comme sentiment spontané et l’attachement réfléchi, médiatisé, pour la patrie. La leçon qu’Émile doit tirer de ses voyages, c’est finale¬ ment celle du patriotisme. C’est là une transformation majeure qu’opère Rousseau, qui déplace alors la question de l’utilité des voyages. En effet, l’utilité n’est plus simplement individuelle et privée -il ne s’agit plus de parfaire ou de polir un homme -, mais prend une dimension politique. Si le voyage ne rend pas meilleur, il est plutôt le moment où s’éprouve la liberté : il a fallu apprendre la liberté avant de se soumettre à la loi, il a fallu l’éducation d’un homme pour rendre possible l’éducation d’un citoyen. Les voyages semblent acquérir dès lors une nouvelle fonction: comme le lieu de naissance de chacun est accidentel, le libre choix de vivre dans une société donnée est inféré par leur moyen. Les hommes sont libres d’aller où ils veulent -Émile est libre de choisir le lieu où il sera le plus heureux possible -et pourtant il y a une sorte d’obligation d’aimer sa patrie dont il prend connaissance par le voyage.

Cela semble correspondre à une structure de pensée et à une thèse philosophique propres à Rousseau. Il faut un «détour», en l’occurrence le détour par les voyages, pour comprendre les devoirs de l’homme, qui ne sont jamais accessibles en eux-mêmes mais nécessitent une médiation, laquelle passe par une généralisation. On comprend pourquoi l’éducation de l’homme précède celle du citoyen et la suppose comme son achève¬ ment. Autrement dit, le voyage -avec le déplacement géographique qu’il implique -permet de penser le caractère nécessairement médiat ou moyen de l’éducation selon Rousseau. Il faut l’expérience du voyage, non plus pour devenir meilleur et «perfectionner» l’homme, mais pour achever l’éducation de l’homme par le détour d’une éducation politique.

C’est là la manière dont Rousseau déplace la «question des voyages» ou propose de la poser autrement. Mais c’est de l’intérieur que la conception

humaniste des voyages est dépassée, c’est au nom de l’exigence huma¬ niste d’une méthode du bien voyager que Rousseau entend redéfinir une «manière de voyager» qui n’est rien d’autre qu’une méthode: loin d’être une simple négation de l’humanisme, le voyage pédagogique tel que Rousseau le définit est l’affirmation, comme le dit à juste titre Eugenio Garin, que Γ«οη ne peut parler d’éducation humaniste que dans une société d’hommes libres» (Garin E., 2003, p. 251). C’est ainsi en effet que ce dernier concluait son ouvrage magistral sur l’éducation de l’homme moderne, en montrant qu’en devenant un problème politique, le problème de l’éducation, au siècle des Lumières, ne niait pas l’huma¬ nisme -malgré des déclarations paradoxales -mais révélait le fait que «l’école de la liberté» telle que la voulaient les humanistes de la Renais¬ sance, n’était possible «qu’en situation de liberté» (Garin E., 2003, p. 250).

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Juliette Morice

17, rue de la Sorbonne F -75005 Paris [email protected]

Bibliographie

1. textes étudiés.

Baudelot de Dairval, Charles-César (1727). De T Utilité des Voyages, et de l’avantage que la recherche des Antiquitez procure aux Sçavans [16861, Paris, Auboüin et Emery, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée.

Béat de Muralt, Louis (1933). Lettres sur les Anglais et les François et sur les Voyages [1728], Paris, Librairie ancienne Honoré Champion (Bibliothèque de la Revue de Littérature Comparée, tome 86).

Delille, Jacques (1765). Epître sur les voyages, Paris, Veuve Duchesne, Durand, Neveu, Panckoucke-Amiens, Veuve Godart.

Descartes, René (1999). Œuvres complètes. Publiées par Charles Adam et Paul Tannery, Paris, J. Vrin (coll. Bibliothèque des textes philosophiques), 11 volumes.

Diogène Laërce (1999). Vies et doctrines des philosophes illustres. Traduit sous la direction de Marie-Odile Goulet-Cazé, Paris, Le Livre de poche (coll. Classiques modernes).

Gros de Besplas, Joseph-Marie (1763). De l’utilité des voyages, relativement aux sciences et aux mœurs, Paris, Berthier.

Jaucourt, Louis de (Chevalier) (1765). «Voyage», Encyclopédie ou diction¬ naire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Neufchastel, chez S. Faulche, tome 17, p. 476 [col. B] -All [col. B].

Juste Lipse (2000). Les deux Livres de la constance: esquels en forme de devis familier est discouru des afflictions, et principalement des publiques, et comme il se faut résoudre à les supporter. Traduction anonyme du latin, édition de Tours [1592], Paris, Noxia.

Juste Lipse (1619). Le chois des Epistres de Lipse traduites de Latin en Fran¬ çois. Traduit par Anthoine Brun, Lyon, Barthélémy Ancelin.

Lassels, Richard (1671). Voyage d’Italie, Paris, L. Billaine, 2 volumes.

Le Blanc, Jean-Bernard (Abbé) (1765). Dialogue sur les mœurs des Anglais et sur les voyages considérés comme faisant partie de l’éducation de la jeu¬ nesse, Londres-Paris, Hochereau.

La Mothe Le Vayer, François (1648). Petits traités en forme de lettres escrites à diverses personnes studieuses, Paris, Augustin Courbe, 1648 [Lettre VI «De l’utilité des voyages»; Lettre vn «De l’inutilité des voyages»]. Locke, John (2007). Quelques pensées sur l’éducation [1693]. Traduit par Gil¬ bert Compayré, Paris, J. Vrin.

Montaigne, Michel de (2004). Les essais de Michel de Montaigne. Édité par Villey-Saulnier et préfacé par Marcel Conche, Paris, Presses Universi¬ taires de France (coll. Quadrige).

Rousseau, Jean-Jacques (1959-1995). Œuvres Complètes, 5 tomes, Paris, Galli¬ mard (coll. Bibliothèque de la Pléiade).

2. Littérature secondaire

Bernardi, Bruno (2004). «“L’art de généraliser”: sur le statut de la généralité chez Rousseau», Rousseau et la philosophie. Sous la direction d’André Char-rak et de Jean Salem, Paris, Publications de la Sorbonne, 2004, p. 155-169. Ferrazzini, Arthur (1951). Béat de Murait et Jean Jacques Rousseau. Etude sur l’histoire des idées au XVIIIe siècle, La Neuveville, éditions du Griffon. Garin, Eugenio (2003). L’éducation de l’homme moderne (1400-1600). La péda¬ gogie de la Renaissance. Traduit par Jacqueline Humbert et préfacé par Philippe Ariès, Paris, Hachette.

Jimack, Peter D. (1960). La Genèse et la rédaction de / ’Émile de J. -J. Rousseau, Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, vol. xm, Genève, Droz. Roche, Daniel (2003). Humeurs vagabondes: de la circulation des hommes et de Γ utilité des voyages, Paris, Fayard.

1 Pour une analyse exhaustive des manuscrits des copies des candidats ayant répondu à la question, voir Roche D., 2003, p. 56-57 et p. 77-87.

2 A notre connaissance, seul Le Blanc emploie le terme de «controverse» pour désigner le débat sur la question des voyages pédagogiques, précisément parce qu’il donne à ce débat la forme d’un dialogue fictif entre Locke et Shaftesbury. Voir la préface du Dialogue sur les mœurs des Anglais et sur les voyages considérés comme faisant partie de l’éducation de la jeunesse, où il est question de «la controverse, que sur chaque point à discuter l’auteur fait soutenir à Locke» (Le Blanc J.-B., 1765, p. xxm-xxiv). Nous employons le terme «controverse» dans un sens général pour désigner l’ensemble de la dispute que suscita la question de l’utilité des voyages pédagogiques à l’âge classique.

3 Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, p. 142.

4 On la trouve par exemple dans un texte fondateur de Juste-Lipse, VÉpitre à Philippe de Lannoy du 3 avril 1578. Cf. Juste Lipse, 1619, p. 17-33.

5 Sénèque, Questions naturelles, v, 18. «Quel animal ignorant que l’homme, et sans grande expérience des choses, s’il est enfermé dans les limites de son sol natal» (nous traduisons).

6 «Il voyagera dans les contrées des peuples étrangers : il fera en effet l’expérience du bien et du mal parmi les hommes» (nous traduisons).

7 Cet argument est notamment utilisé par le personnage de Locke dans le Dialogue de l’Abbé Le Blanc, p. 14-15.

Cf. Ferrazzini A., 1951.

9 Descartes évoque «l’art de Lulle» qui apprend «à parler, sans jugement, des [choses] qu’on ignore» (Discours de la méthode, AT VI, 17).

10 C’est là une thèse que reprendra explicitement Julie de Giovane : «L’avis de Rousseau que les voyages poussent le naturel vers sa pente, et achèvent de rendre l’homme bon ou mauvais», est trop juste pour que je n’en appuie mon opinion propre. On devrait

considérer comme un bonheur, mais non comme un effet nécessaire, que des voyages bien dirigés opérassent le changement d’un jeune homme vicieux» (Plan pour faire servir les voyages à la culture des jeunes gens qui se vouent au service de l’état, dans la carrière politique, Vienne, Veuve Alberti, 1797, p. 78-79).

11 Cf. Bemardi B., 2004, p. 155-169.

12 Voir à ce sujet le premier chapitre du Traité de Sphère dans lequel Rousseau affirme que «penser c’est avoir des idées et les combiner ; c’est voir les objets et les comparer ; c’est trouver les vrais rapports qu’ils ont entr’eux ; c’est tirer des résultats qui mènent à la connaissance de la vérité [...]» (Rousseau, O.C., t. v, p. 585).

13 «Je voudrais qu’on commençast à le promener des sa tendre enfance», dit-il dans le chapitre «De l’institution des enfans» (Montaigne, Essais, I, 26, p. 153 [A]).

14 P. D. Jimack montre que Rousseau a introduit après coup, dans F., l’idée de la possibilité de l’éducation publique, qu’il avait d’abord niée (La genèse et la rédaction de /’Émile, p. 1 14-1 15 et p. 103-105). Il émet l’hypothèse que Rousseau aurait médité entre¬ temps sur la lettre que lui avait envoyée Tronchin le 13 novembre 1758 pour lui exposer qu’il ne pouvait y avoir d’éducation publique à Genève. Rousseau répondit le 26 en invo¬ quant «l’éducation moyenne..., entre l’éducation publique des Républiques Grecques, et l’éducation domestique des Monarchies», que recevaient les «artisans» genevois (C.C. , t. v, p. 242).

15 Déclaration qui rappelle celle que l’on trouve dans le Manuscrit de Genève : «Par où l’on voit ce qu’il faut penser de ces prétendus Cosmopolites, qui justifiant leur amour pour la patrie par leur amour pour le genre humain, se vantent d’aimer tout le monde pour avoir le droit de n’aimer personne» (Rousseau, O.C., t. m, p. 287).

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Plusieurs études se sont penchées sur le sujet et ont mis en avant tous les bienfaits du voyage, tant sur le plan moral que sur l’organisme. Alors, tout d’abord, pas de panique, « voyage » ne veut pas forcément dire « partir à l’autre bout du monde » !

Il n’est pas nécessaire d’aller loin pour se sentir dépaysé. (Parce que oui, pour nous aussi, le budget est souvent serré !)

Avez-vous déjà remarqué à quel point un petit coin de nature, un coucher de soleil, un bâtiment en vieilles pierres peut éveiller et émerveiller vos sens ? Vous apporter une sensation d’apaisement ? D’après les études menées par le professeur en psychologie Thomas Gilovich , les bienfaits d’un voyage seraient nettement supérieurs à ceux apportés par l’acquisition de biens matériels, dont l’effet n’est au final qu’éphémère.

Rompre avec son quotidien

Il est parfois difficile de trouver du temps pour soi dans nos vies bien chargées. Je ne sais pas vous, mais j’ai parfois l’impression que les semaines et les mois défilent à un rythme effrayant ! S’octroyer une semaine, un week-end, une journée même, permet de rompre avec cette routine, d’arrêter le temps. L’émerveillement devant certains paysages, la découverte de nouvelles régions, les apprentissages qui en découlent… Tout cela nous vide la tête, nous ressource, nous recharge, nous rend le sourire.

Si vous parvenez à profiter de l’instant présent et à ne pas penser à la liste infinie de choses à faire qui vous attend à la maison (vous voyez certainement de quoi je parle…), vous en ressortirez regonflé à bloc et prêt à vous relancer dans une nouvelle journée.

Se (re) découvrir

Loin du regard de votre entourage, loin de vos habitudes, vous pourrez prendre le temps de renouer avec vous-même. Réellement souffler (et pas juste respirer profondément 2 – 3 fois, caché derrière ton ordinateur). Rencontrer de nouvelles personnes, de nouveaux visages. Discuter avec de parfaits inconnus. On en parlait dans un précédent article pour vous aider à faire des rencontres en voyage.

En un mot, vous poser.

Observez ce qui vous entoure, les gens qui marchent dans la rue. Laissez votre esprit vagabonder, sans réfléchir. Laissez cet esprit surchauffé se reposer un peu.

Si vous pouvez vous rendre en pleine nature, c’est idéal. Il est bien connu que la nature (en particulier la forêt et les arbres) a un effet extrêmement positif sur notre mental et notre état de santé.

Pas besoin d’aller (trop) loin !

Comme je vous le disais en intro, on n’a pas toujours le budget pour s’offrir un voyage à des milliers de kilomètres, à la découverte de contrées lointaines. Qu’à cela ne tienne ! Il est toujours possible de se dépayser, sans pour cela rouler ou voler pendant des heures, sans devoir dépenser une fortune ( d’ailleurs on t’aide pour ça ).

Une forêt pas loin de chez vous ? Un pays voisin ?

Prennez un chemin que vous n’avez encore jamais emprunté. La mer à quelques heures de route ? Asseyez-vous sur la plage et admirez le coucher du soleil. Un concert sympa ? Allez danser et ne pensez plus à rien. Peut-être avez-vous de la famille ou des amis qui habitent à l’étranger et qui peuvent vous héberger ?

D’après les études qui ont été faites, il semblerait qu’un cours de cuisine, un défi sportif, un atelier peinture… présentent eux aussi des effets bien plus bénéfiques qu’un achat matériel pur.

C’est l’expérience et le ressenti qui comptent. Le fait de pouvoir partager son vécu avec sa famille et ses amis. Tous ces souvenirs positifs maintiendraient les hormones de bonheur actives beaucoup plus longtemps.

Alors… lâchez-vous et découvrez quels petits (et grands) plaisirs vous font du bien.

Mieux qu’un nouveau smartphone ?

Le professeur Thomas Gilovich est ainsi persuadé que voyager rend plus heureux qu’acquérir de nouveaux biens matériels. Quand on y réfléchit, c’est tellement logique !

Le bonheur que l’on ressent lorsqu’on achète une nouvelle montre, un nouveau smartphone, une nouvelle voiture, s’estompe assez vite.

Les nombreux bénéfices apportés par un voyage, une excursion, une visite, perdurent quant à eux dans le temps. Le souvenir d’une rencontre, d’un paysage, d’une expédition incroyable… Tout cela reste gravé à jamais.

Les tibétains eux-même dans leur spiritualité disent que “Le voyage est un retour à l’essentiel”.

Renouer avec les autres

Lorsque les gens parlent voyages, concerts, Escape Games, les conversations s’enchaînent et s’animent dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Chacun peut s’y retrouver, se remémorer des moments vécus similaires.

Cela nous sort de l’hyper-connectivité en vogue pour nous ramener à des valeurs plus essentielles et humaines.

Ici on vous explique comment faire des rencontres en voyage !

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Les voyages nous rendent-ils meilleurs ?

Un article par pauline petit dans le fil culture sur le site internet de france culture..

Voyager, au fond, ça sert à quoi ? Si l’écrivain Nicolas Bouvier estimait qu' »un voyage se passe de motifs », les penseurs du XVIIIe siècle, eux, se battaient pour lui en trouver ! Éducatif, thérapeutique ou au contraire nocif, on dissertait au sujet de l’utilité des voyages. Découvrez l’intégralité de l’article ponctué d’interventions à réécouter : https://www.franceculture.fr/philosophie/les-voyages-nous-rendent-ils-meilleurs

Découvrez les temps de parcours au XVIIIe siècle dans notre autre article précédemment publié !

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antoon voyage

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Voyager vous rend il vraiment heureux ?

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Rédigé par Antoon , Inspiré par sa grand-mère, ancienne hôtesse de l’air, il a commencé à voyager dès l’âge de 17 ans, apprenant de chaque destination visitée et partageant ses expériences avec le monde.

  • Modifié le mercredi 13 janvier 2021

« Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page », disait saint Augustin. Des citations comme celle-ci ont longtemps persuadé les gens de chercher l’histoire qu’ils n’ont pas encore vécue dans des endroits qu’ils n’ont pas encore vus. Beaucoup d’entre nous sont restés debout tard, parcourant l’Internet pour trouver le vol parfait vers le lieu de villégiature idéal pour nous remonter le moral et peut-être même changer de vie. Mais les voyages nous procurent-ils vraiment toute la joie dont nous avons besoin ? Et les gens qui voyagent sont-ils vraiment plus heureux que ceux qui ne le font pas ?

Selon une étude publiée par l’International Society for Quality-of-life Studies, les réponses à ces deux questions sont « oui » et « oui ». Les résultats de l’étude suggèrent qu’un séjour de détente a non seulement le pouvoir de servir le plaisir pendant qu’il est en cours, mais, grâce à une anticipation enthousiaste, il peut également augmenter le niveau de bonheur des vacanciers des semaines et même des mois avant sa réalisation

Pour évaluer l’impact des vacances sur le niveau de bonheur, l’étude a comparé deux groupes de personnes évidents : un groupe de vacanciers et un groupe de personnes qui sont restées à la maison. Les résultats de l’étude ont montré qu’au cours des deux mois précédant leur voyage, le niveau de bonheur des vacanciers a régulièrement augmenté, tandis que celui des non-vacanciers est resté relativement constant. Dans l’ensemble, les niveaux de bonheur des vacanciers étaient plus élevés que ceux des non-vacanciers, tant avant que pendant leur voyage.

Comme on pouvait s’y attendre, le niveau de bonheur des vacanciers a atteint un sommet pendant leurs vacances. Mais les voyageurs ont-ils pu conserver cette joie après le voyage ? Cela dépendait s’ils avaient vécu des vacances « détendues » ou « très détendues ». Les vacanciers « détendus » ont retrouvé leur niveau de bonheur d’avant le voyage presque immédiatement après leur retour, tandis que les « très détendus » ont pu maintenir leur niveau de bonheur pendant environ deux semaines après le voyage. Après cela, ils sont eux aussi tombés à leur niveau de bonheur d’avant le voyage.

À en juger par cette étude, il semble que notre question ait déjà trouvé une réponse. Mais il y a un problème dans cette recherche. Cette étude particulière a contrôlé l’extraversion, ce qui signifie que tous les participants à l’étude ont été testés en tant qu’extravertis plutôt qu’introvertis.

La personnalité a-t-elle une incidence sur le bonheur que vous tirez des vacances ? Nous examinerons cette question à la page suivante.

Le bonheur, les vacances et vous

Vous pourriez faire valoir que le fait que des vacances vous rendent heureux ou non a plus à voir avec vous qu’avec les vacances. Dans l’ensemble, les études ont montré un lien entre l’extraversion et le bonheur. Ainsi, lorsqu’il s’agit d’extraire de la joie des vacances et de l’anticipation avant les vacances, il semble que les extravertis auraient un avantage sur les introvertis.

Mais d’autres traits de personnalité peuvent également prédire dans quelle mesure une personne finit par profiter de ses vacances. Par exemple, une étude a montré que l' »optimisme » et l' »espoir » sont fortement corrélés avec la capacité perçue d’une personne à tirer du plaisir en anticipant de futures vacances. Il n’est pas surprenant qu’une personne qui attend son voyage avec une mentalité « j’ai hâte » tire plus de bonheur de l’anticipation des vacances qu’une personne névrosée qui craint que les vacances ne se passent pas bien. Une attitude optimiste et pleine d’espoir est également un bon indicateur que la personne profitera de ses vacances pendant qu’elle est en voyage. Donc, si vous pensez qu’être trop enthousiaste avant votre voyage vous garantit que vous serez déçu pendant votre séjour, détrompez-vous.

D’autre part, l’étude a montré que les participants qui avaient un score plus élevé pour les « souvenirs » – c’est-à-dire qui se percevaient comme très bons pour tirer de la joie du rappel de souvenirs heureux – étaient plus frustrés et déçus de leurs vacances pendant qu’ils y étaient. Peut-être le fait de penser au passé pendant les vacances fait-il paraître le présent moins que parfait

Comme l’impatience d’un voyage fait partie intégrante de ce qui rend les gens heureux en vacances, il est payant (en termes de niveau de bonheur) de pouvoir penser positivement, plutôt que de façon névrotique, à quelque chose qui n’est pas encore arrivé. En fait, une étude a montré que le bien-être général des participants s’améliorait lorsqu’ils prenaient simplement le temps d’imaginer les événements futurs sous un angle positif plutôt que négatif une fois par jour

Quoi de mieux que votre voyage à Aruba pour vous imaginer sous un jour positif ? Et à propos d’Aruba, que pouvez-vous faire d’autre, à part pratiquer la pensée positive, pour vous assurer que ce soit un voyage heureux ?

Dépenser de l’argent en vacances vous rendra heureux

Des recherches ont montré que dépenser de l’argent pour des expériences (un voyage à vélo dans la campagne française) vous rendra plus heureux que dépenser de l’argent pour des choses (un nouveau canapé). Par exemple, si vous vous inscrivez à un voyage à vélo en France, vous achèterez probablement aussi un vélo pour vous entraîner pendant les semaines précédant le voyage. Vous pouvez même faire du vélo avec votre conjoint, vos enfants ou vos amis. Ainsi, en planifiant une expérience de vacances et en achetant le matériel nécessaire, vous avez en fait investi dans de nombreuses autres expériences qui sont potentiellement bonnes pour votre santé émotionnelle et physique.

Existe-t-il une formule pour des vacances heureuses ?

Même si votre personnalité est parfaitement adaptée pour profiter de vos vacances, vous n’en apprécierez pas une qui a mal tourné. Le décalage horaire d’un long vol , le fait de tomber malade en mangeant des aliments locaux et même de passer vos journées de vacances à faire la queue dans des parcs d’attractions pourraient faire passer vos vacances dans la catégorie « détente » considérée comme génératrice de joie.

Une étude a montré que la capacité d’une personne à tirer une « satisfaction de la vie » d’un voyage dépendait du fait qu’elle ne ressente pas certaines choses, comme la fatigue, la maladie, la prise de poids ou l’inquiétude d’attraper une maladie. Les inquiétudes de manquer d’argent pendant le voyage et de revenir du voyage ont également fait partie de cette liste, tout comme les dépenses pour des choses frivoles. Fondamentalement, tant que le voyage ne déclenchait pas ce genre de pensées négatives, il était considéré comme suffisamment relaxant pour procurer de la satisfaction.

On pourrait penser qu’un voyage plus long est synonyme de plus de bonheur, mais les recherches montrent que la durée des vacances n’a aucune incidence sur le niveau de bonheur. Et puisque l’anticipation des vacances est si importante, un voyage spontané de dernière minute ne peut pas être la meilleure option pour accumuler des points de bonheur.

Mais qu’en est-il des vacances qui ne sont pas censées être relaxantes ? Un voyage en mission dans une région pauvre d’Afrique ou une randonnée dans la Sierra Nevada ne peuvent certainement pas être aussi relaxants qu’une semaine allongée sur la plage à ne rien faire. De tels voyages peuvent-ils aussi apporter du bonheur ?

Les voyages de mission et les défis en milieu sauvage entrent dans la catégorie des voyages de transformation – un voyage qui est conçu pour être une expérience qui change la vie du vacancier. Lors d’un tel voyage, le voyageur est propulsé dans un territoire totalement inconnu et est confronté à des défis inconnus. Sur ce territoire, loin des pressions et des influences de la vie quotidienne, le voyageur est susceptible de trouver des solutions qui lui auraient semblé futiles dans son environnement habituel. De tels voyages peuvent aider les voyageurs à rompre avec des habitudes malsaines et à en expérimenter de nouvelles.

Par conséquent, il y a un grand potentiel pour résoudre les problèmes à la maison en passant des vacances ailleurs. Certains chercheurs pensent même que les voyages pourraient être prescrits comme traitement pour les personnes cliniquement déprimées.

Quelles que soient les raisons pour lesquelles vous voyagez, dans la plupart des cas, le niveau de bonheur diminue assez rapidement après les vacances. Alors, que peut faire un voyageur face à cette triste réalité ? Planifier un autre voyage. Quelques petits voyages par an, avec beaucoup de temps d’anticipation entre les deux, peuvent augmenter le niveau de bonheur sur le long terme.

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Voyager Plan

Pourquoi voyager est la seule chose que vous achetez qui vous rend plus riche ?

La vie est un voyage. Faites-en de ce qui en à de meilleur. La vie est courte et le monde est vaste.

Qu’est-ce qui vous pousse à voyager ?

Les gens peuvent voyager pour apprendre quelque chose de spécifique : une nouvelle langue, une nouvelle cuisine, des aspects d’une culture différente ou une appréciation plus profonde de la foi ou de la spiritualité. En prime, ils emporteront plus que leur objectif spécifique. Ils découvriront des façons de faire totalement différentes.

Que pouvez-vous acheter qui vous rend plus riche?

8 achats qui vous rendent réellement plus riche

  • 1) Voyages et expériences.
  • 2) Une éducation utile.
  • 3) Des services pour ce que vous ne pouvez pas faire vous-même.
  • 4) Gadgets et produits qui font réellement gagner du temps.
  • 5) Livres et inspiration.
  • 6) Maintenance.
  • 7) Aliments sains et incitations à l’exercice.

Voyager peut-il rendre riche ?

Beaucoup de gens définissent être riche comme avoir beaucoup d’argent ou d’actifs. D’un point de vue financier, les voyages représentent généralement une grosse dépense et entraînent une réduction de vos actifs, mais cela vous donne vraiment beaucoup de choses inestimables qui vous enrichissent à bien des égards comme l’expérience, les connaissances, l’amitié, etc.

Quels métiers nécessitent de nombreux déplacements ?

Emplois où vous pouvez voyager

  • Hôtesse de l’air. L’un des meilleurs emplois qui vous permettent de voyager est celui d’hôtesse de l’air.
  • Ouvrier de croisière.
  • Travel Agent.
  • Agent de service à la clientèle.
  • Travailleur humanitaire international.
  • Officier du service extérieur.
  • Consultant.
  • Professeur d’anglais.

Voyager est-il un investissement ?

Voyager peut coûter de l’argent et demander beaucoup de sacrifices. Mais cela en vaut plus que la peine. Ce que vous découvrirez et deviendrez vaut l’argent et l’effort. Vous récupérez vraiment tout et plus encore, le voyage est un excellent investissement à faire en vous-même.

Pourquoi devons-nous dépenser de l’argent pour voyager?

Voyager nous aide à découvrir qui nous sommes vraiment Réussir à parcourir des kilomètres jusqu’au sommet d’une montagne, à se retrouver bloqué dans une région étrangère et à trouver le chemin – cela renforcera en fait votre confiance en vous et vous donnera les compétences nécessaires pour mieux gérer la vie, par opposition à votre matériel affaires.

Quels sont les jobs de voyage les mieux rémunérés ?

Emplois de voyage bien rémunérés à considérer

  • Pilote de ligne. Salaire moyen national : 44 761 $ par année.
  • Directeur de l’hôtel. Salaire moyen national : 51 151 $ par année.
  • Préventeur des infections. Salaire moyen national : 70 568 $ par année.
  • Recruteur de cadres.
  • Biologiste marin.
  • Auditeur senior.
  • Marine engineer.

QUI a dit que voyager était un investissement en soi ?

La source de citation C’est une citation assez récente et vient de Matthew Karsten. Il est blogueur et photographe de voyage. Il est connu sous le nom de “Expert Vagabond” et est sur la route depuis plus de cinq ans (au moment de la rédaction).

Pourquoi voyager est le meilleur investissement ?

Lorsque vous investissez dans les voyages, vous investissez en vous-même. Vous investissez dans la croissance personnelle, l’expansion mentale, l’appréciation culturelle et un sens de soi plus mondain et plus équilibré. Voyager vaut infiniment plus que l’argent que vous y mettez.

Est-il acceptable de dépenser de l’argent pour voyager ?

Il a été scientifiquement prouvé que les personnes qui dépensent leur argent pour des expériences plutôt que pour des choses sont exponentiellement plus heureuses. Le voyage est vraiment la seule chose que vous pouvez acheter qui vous rend plus riche en expériences, en amis, en connaissances, en sagesse, en souvenirs et en amour avec ce monde magnifique dans lequel nous vivons.

Nicolas Desjardins

Bonjour à tous, je suis le rédacteur en chef de SIND Canada. J’écris des articles depuis plus de 10 ans et j’adore partager mes connaissances. Je suis rédacteur pour de nombreux sites Web et journaux. Toutes mes idées proviennent de mon style de vie très actif. Je me tiens toujours très informer pour vous donner les meilleure information. Au cours de toutes mes années en tant qu’informaticien, je suis devenu un chercheur incroyable. Vous pouvez me contacter par courriel: [email protected].

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Diriez-vous que le voyage rend toujours meilleur ?

Par pabloescobar63   •  10 Décembre 2023  •  Dissertation  •  2 000 Mots (8 Pages)  •  215 Vues

Sujet 2 : Diriez vous que le voyage vous rend toujours meilleurs ?

Le voyage, cette aventure humaine qui transcende les frontières géographiques, est bien plus qu'une simple échappée physique. Il est un voyage intérieur tout autant qu'extérieur, une exploration de soi et du monde qui nous entoure. La question de savoir si le voyage nous rend toujours meilleurs est complexe, car elle englobe des expériences variées et des perspectives multiples. Cependant, on peut soutenir que le voyage a le potentiel de nous enrichir et de nous améliorer de plusieurs façons.

Tout d'abord, le voyage élargit notre horizon en exposant nos sens à de nouvelles cultures, à des modes de vie différents, et à des perspectives uniques. Il nous confronte à la diversité du monde, nous encourageant à remettre en question nos préjugés et à élargir notre compréhension. Lorsque nous sommes immergés dans des environnements inconnus, notre capacité à nous adapter et à comprendre les autres cultures est mise à l'épreuve, favorisant ainsi le développement de l'empathie et de la tolérance. De plus, le voyage nous confronte souvent à des défis imprévus, qu'il s'agisse de barrières linguistiques, de situations inconfortables ou de rencontres inattendues. Affronter ces obstacles forge le caractère, renforce la résilience et stimule la créativité pour trouver des solutions. Ces expériences hors du commun élargissent notre zone de confort, nous permettant de grandir en tant qu'individus et d'acquérir une confiance en nous-mêmes renouvelée.

Par ailleurs, le voyage offre également des occasions de réflexion personnelle. Loin de nos routines quotidiennes, nous avons le temps et l'espace nécessaires pour méditer sur notre vie, nos objectifs et nos valeurs. Cette introspection peut conduire à des prises de conscience profondes, à des changements de perspective et à une redéfinition de nos priorités. En ce sens, le voyage agit comme un miroir qui nous permet de mieux nous comprendre et de donner un sens à notre existence. Cependant, il est important de reconnaître que le voyage ne garantit pas automatiquement une amélioration personnelle. Cela dépend de la manière dont nous choisissons de vivre ces expériences, de notre ouverture d'esprit et de notre volonté d'apprendre. Certains peuvent rester imperméables aux leçons que le voyage offre, tandis que d'autres embrassent pleinement cette opportunité de croissance.

En conclusion, bien que le voyage puisse ne pas être un remède universel pour le développement personnel, il offre indéniablement des occasions uniques d'apprentissage, d'expansion et d'enrichissement. En explorant le monde, nous découvrons également les multiples facettes de notre propre être. Ainsi, le voyage, s'il est entrepris avec une intention consciente, a le pouvoir de nous rendre meilleurs en élargissant nos horizons, en renforçant notre résilience et en nourrissant notre compréhension du monde et de nous-mêmes.

Question 1 : En quoi la boutique d’un antiquaire, évoquée dans le document 1, peut-elle

être un lieu de connaissance du monde ? Justifiez votre réponse en citant le texte.

Un antiquaire est un marchand d’objets d’art, de décoration et d’ameublement

anciens. La connaissance du monde, quant à elle, désigne l’ensemble de perspectives et

d’expériences que chacun acquière sur le monde. Cela englobe une multitude de

domaines comme la géographie, la culture, les sciences ou encore l’art. La boutique du

texte fait le tour de ces diverses domaines.

La boutique de l’antiquaire évoqué dans le document 1 peut être un lieu de

connaissance du monde pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la description faite de ce

lieu donne l’impression d’être plongé dans un endroit inconnu. « Des crocodiles, des

singes, des boas empaillés souriaient à des vitraux d’église, semblaient vouloir mordre

des bustes, courir après des laques, ou grimper sur des lustres. » Des animaux

inhabituels sont présents donnant vie au magasin. De plus, « Un vase de Sèvres, où

madame Jacotot avait peint Napoléon, se trouvait auprès d’un sphinx dédié à

Sésostris. », des éléments d’Histoire se retrouvent dans ce même lieu. Des objets uniques

sont dispersés, rapportant des morceaux d’histoire du monde entier. Ensuite, tout ce qui

se trouve dans cette boutique nous ramène à des époques et dans des lieux différents.

« Soupières en porcelaine, assiettes de Saxe, tasses orientales venues de Chine, salières

antiques, drageoirs féodaux. ». Cette énumération de vaisselle ne parait peut être pas

impressionnante au premier abord, pourtant ces objets sont remplis de souvenirs,

d’Histoire, et d’énergie. « Tous les pays de la terre semblaient avoir apporté là un débris

de leurs sciences, un échantillon de leurs arts. » Cette citation résume parfaitement

l’esprit de ce magasin, de nombreuses cultures s’entremêlent pour donner vie à un

espace bloqué hors du temps. Enfin, il s’agit d’un endroit fait pour laisser place à son

imagination, pour admirer et pour apprendre, comme nous montre cette citation : « Après

cette impression brumeuse, il voulut choisir ses jouissances ; mais à force de regarder, de

penser, de rêver, il tomba sous la puissance d’une fièvre due peut-être à la faim qui

rugissait dans ses entrailles. ».

Pour conclure, la boutique d’un antiquaire peut être un lieu de connaissance du

monde puisqu’elle reflète les différentes expériences vécues à travers le monde. Chaque

objet est unique et a sa propre signification et sa propre histoire.

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Ce que vous devez savoir avant de visiter le Château d’If, prison du Comte de Monte-Cristo

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Alors qu'une nouvelle version du Comte de Monte-Cristo sort sur grand écran, Le Figaro vous révèle quelques secrets sur l'île fortifiée au large de Marseille rendue célèbre par Alexandre Dumas.

Une parenté avec Notre-Dame de la Garde

Une escale pour un rhinocéros en route vers rome, une prison qui éveille la curiosité d'alexandre dumas, un trésor gravé dans la pierre, une compétition de nage en eau libre inspirée par le héros de dumas.

Avec son château à trois tours et ses remparts épousant les rochers, l'île d'If est une icône de la rade phocéenne. Bien avant les séries qui transforment leur lieu de tournage en personnage principal et en destination touristique, Alexandre Dumas a assuré la postérité du château d'If avec son roman Le Comte de Monte-Cristo (1844-46). Pourquoi l'écrivain fixe-t-il une partie de son intrigue ici ? Quelle est l'origine de ce fort ? Quel est l'hôte le plus surprenant ? Voici quelques anecdotes à connaitre avant votre visite.

C'est François I er qui donne l'ordre, en 1524, de bâtir un site de défense sur une petite île de l'archipel du Frioul, en même temps qu'un fort au sommet de la colline de La Garde couronnée alors d'une chapelle mariale. Après le siège des troupes de Charles Quint, le monarque français s'inquiète de la vulnérabilité de Marseille , la porte du royaume de France qu'il ambitionne de transformer en grand port méditerranéen. If est la sentinelle idéale : à deux kilomètres des côtes, à l'entrée de la rade de la ville, avec en appui le fort de La Garde. En 1531, les travaux sont achevés sur l'île qui peut accueillir une garnison de 50 soldats. Derrière de hauts remparts, le château d'If dispose d'un donjon carré de 28 mètres de côté flanqué de trois tours cylindriques, la plus haute veillant sur le stratégique chenal de navigation du Frioul. Il n'y aura jamais de quatrième tour, l'évolution de l'armement et la complexité de la construction ayant rendu le projet obsolète. Il suffit aujourd'hui d'un regard sur Notre-Dame de la Garde pour reconnaitre dans le soubassement de la basilique, un éperon en pierre tourné vers le large : le vestige de l'ancien bastion.

En 1516, un rhinocéros d'Asie arpente les rochers de l'îlot inondé de soleil. François Ier, de retour de sa campagne d'Italie, est même invité à venir admirer cet hôte insolite (c'est lors de cette visite que germera l'idée de bâtir un fort). Le mammifère cuirassé est un présent diplomatique que le roi du Portugal Manuel Ier destine au pape Léon X. Il l'a lui-même reçu d'un sultan de la côte occidentale des Indes. Expédié par les mers depuis Lisbonne, le rhinocéros réalise une escale sur l'île d'If. Après un séjour qui suscite la fascination des Marseillais, la créature embarque sur un navire qui sombre dans le golfe de Gênes. On dit que la dépouille repêchée et empaillée aurait retrouvé le chemin de Rome …

« Dantès se leva, jeta naturellement les yeux sur le point où paraissait se diriger le bateau et à cent toises devant lui il vit s'élever la roche noire et ardue sur laquelle monte, comme une superfétation du silex, le sombre château d'If ». Alexandre Dumas ébauche ainsi le portrait de la prison dans laquelle il enferme son héros pendant quatorze ans. Le romancier, engagé politiquement, participe à la réflexion menée au début du XIX e siècle sur les conditions de détention. If l'intéresse à plusieurs titres : elle abrite une prison d'exception où Mirabeau fut l'un des plus illustres prisonniers et son père, le Général Dumas, lui a beaucoup parlé de cette île qui a accueilli pendant près de 18 ans, le cercueil de plomb du Général Kléber assassiné lors de la campagne d'Égypte. Ceci sur ordre de Napoléon soucieux de ne pas voir se développer un culte républicain sur la sépulture du grand homme. Nourri de toutes ces histoires, Alexandre Dumas visite le château d'If en 1834. Le roman Le Comte de Monte-Cristo paraît dix ans plus avec le succès que l'on connait. Sur l'île, les gardiens s'emparent vite du récit et vont jusqu'à creuser un tunnel entre deux cellules attribuées à Dantès et à l'abbé Faria.

Prison d'exception, le château d'If accueille des détenus durant les épisodes révolutionnaires et lorsque les capacités des centres pénitentiaires de la ville deviennent insuffisantes. Parmi les graffitis réalisés par les prisonniers sur une période de 400 ans, ceux des émeutiers incarcérés en 1848 forment la plus importante collection. Les gardiens leur donnent même des outils pour s'exprimer sur la pierre. Le château devient pendant quelque temps «l'hôtel du peuple souverain» comme l'évoque avec ironie un des épigraphes. Si les militaires inscrivent aussi dans la pierre le souvenir de leur passage, les plus nombreux témoignages sont ceux les lecteurs du roman d'Alexandre Dumas qui affluent après la parution. Désormais, un mur d'expression et un livre d'or accueillent les graffitis des visiteurs.

Chaque printemps, le Défi de Monte-Cristo réunit des milliers de nageurs pour parcourir 5 kilomètres en mer du Château d'If aux plages du Prado. Si la course est inspirée par la spectaculaire évasion d'Edmond Dantès, le moment, la distance et le parcours diffèrent. Dans le roman, le prisonnier jeté à la mer dans un sac de toile par ses geôliers (qui pensent transporter le cadavre de l'abbé Faria) s'extirpe du linceul et refait surface dans la nuit. Avec le phare de Planier pour repère, il réussit à nager une lieue soit 7,7 kilomètres pour rejoindre de l'île de Tiboulen de Maïre au sud de la rade. Une performance imaginaire qui a fait des émules. Depuis sa création il y a 25 ans, le Défi de Monte-Cristo est devenu la course de natation en mer qui rassemble le plus de nageurs en Europe. La compétition s'étale désormais sur 3 jours et propose dix épreuves de nage sur six distances, de 1 à 6 kilomètres.

À noter, Le Comte de Monte-Cristo à l'affiche à partir du 28 juin n'a pas été tourné au château d'If.

  • Le château d'If, Centre des monuments nationaux. Tél. : 06 03 06 25 26. Chateau-if.fr. Tarif : 7€. Ouvert tous les jours sauf le lundi entre le 1 er octobre et le 31 mars. Fermé en cas d'intempéries et les 1 er janvier, 1 er mai et 25 décembre.
  • Navettes maritimes depuis le Vieux-Port (30 mn de trajet ; 11,10€ l'aller-retour avec la compagnie le Bateau Frioul If)
  • Du 8 mai au 22 septembre 2024, l'exposition « Flux marins et digital abysses 2024 » présente 2 interventions artistiques de Miguel Chevalier

EN VIDÉO - La bande-annonce du film Le Comte de Monte-Christo

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le voyage nous rend meilleurs

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  1. Pin on Citations de voyage

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  2. Top 10 des plus belles citations de voyage

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  3. "Voyager est la seule chose qu'on achète qui nous rend plus riche." #

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  4. Citation de voyage, top 50 des plus inspirantes ! Decouvrir Ensemble

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  5. Magnifique citation de voyage : " Le voyage est la seule chose qu’on

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  6. Il S'avère Que Voyager Nous Rend Bien Plus Heureux Que N'importe Quel

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  1. Yasmina Reza : "Je ne crois pas que la culture nous rend meilleurs"

  2. L'importance du voyage ✈️ #voyage #voyager #économie #short

  3. Le voyage nous transporte

  4. L'amour illumine nos vies, nous rend meilleurs et nous apporte bonheur et tendresse

  5. Poésie : “Le Voyage”, Charles Baudelaire

  6. Le voyage nous transporte

COMMENTS

  1. Les voyages nous rendent-ils meilleurs ?

    Alors s'ils ne nous rendent pas forcément meilleurs, les voyages ont au moins le mérite de nous donner une sensation de liberté : "A l'occasion des vacances, on dit ce qu'on aime et surtout ce qu'on fuit. C'est une évasion, on échappe à un ordre social dont on n'est pas vraiment le maître.

  2. Les 9 bienfaits psychologiques scientifiquement prouvés du voyage

    1. Du bonheur avant l'heure. Préparer un voyage, c'est déjà le savourer. Les recherches d'une équipe de l'université américaine Cornell démontrent que « les gens sont plus heureux lorsqu'ils anticipent et attendent de vivre une expérience plutôt que de recevoir un bien matériel ».

  3. Pourquoi voyager ? Les 17 avantages et bienfaits du voyage

    Un véritable remède contre la mélancolie : le voyage rend vivant et d'ailleurs, en voyage on rencontre que des gens heureux ! Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l'entendre chanter.

  4. Les avantages et les bienfaits du voyage

    Je vous explique à quel point les voyages sont importants et ce qu'ils peuvent nous apporter dans la vie. Un petit texte argumentatif et inspiré, à lire jusqu'au bout. Voyager, c'est se découvrir soi-même. Apprendre à se passer du superflu en voyageant. Renforcer sa confiance en soi en vivant des expériences fortes.

  5. Voyager fait de vous une meilleure personne

    1. Ils favorisent l'empathie. Les êtres humains sont nés pour être empathiques - la capacité de ressentir la douleur d'autrui, profondément ancrée dans notre cerveau, sert de base à toute relation saine. Mais comme pour beaucoup d'autres choses, cela exige une pratique constante.

  6. Faut-il voyager pour être heureux

    De Rabelais à Descartes, de Nietzsche à Thoreau, beaucoup nous ont transmis l'idée que voyager rendait, sinon heureux, du moins plus lucide, plus cultivé, plus vivant, relié au monde et ...

  7. Quels sont les bienfaits du voyage

    Les meilleures raisons de voyager ! 10 Janvier 2024. - Article écrit par Emmanuel. Conseils voyages. Vous rêvez de découvrir les plus beaux paysages du monde lors de vos prochaines vacances ou d'aller vivre à l'étranger sur une durée prolongée ? Si vous vous demandez quels sont les bienfaits du voyage, alors embarquez pour ce billet explicatif 😉.

  8. 14 bienfaits du voyage pour le développement personnel

    Le voyage est l'une des meilleures choses que vous puissiez faire pour votre épanouissement. Il permet de sortir de sa zone de confort, de s'ouvrir à de nouvelles cultures et de mieux se connaître soi-même. Voici les 12 principaux bienfaits du voyage pour votre développement personnel :

  9. Atouts et bienfaits du voyage

    1. Vivre pleinement l'instant présent. On le dit et on le répète, lorsqu'on part en voyage, il faut laisser les petits tracas du quotidien derrière soi ! Les moments que vous vivrez n'arriveront qu'une fois, alors ne vous posez pas de questions et profitez.

  10. Voyager rend plus créatif-ve et meilleur-e

    C'est pour cela que l'on peut affirmer que voyager rend meilleur. Le voyage rajeunit, donne plus d'énergie et remplit la vie de plus de couleurs et de magie. N'hésitez plus jamais : voyager vous mène forcément quelque part. Lisez aussi : Voyager, c'est bien plus que faire du tourisme

  11. Pourquoi voyager nous rend heureux ?

    Qu'il s'agisse d'un voyage d'affaires, d'une virée en famille, d'une longue escapade en solo, voyager nous rend plus heureux. Cela nous force à rompre avec notre routine, de connaître de nouvelles cultures, de nouvelles personnes, de nouveaux lieux et surtout de se redécouvrir.

  12. Voyager : prendre réellement conscience de son existence

    « Voyager rend modeste, on voit mieux la place minuscule que l'on occupe dans le monde » - Gustave Flaubert. -Ou comment prendre réellement conscience de son existence. Cette citation extraite du livre Correspondance de Gustave Flaubert vibre entre nous.

  13. 10 raisons pour lesquelles voyager rend heureux

    Voici 10 raisons qui expliquent pourquoi voyager nous rend si heureux. Crédit photo: Rod Julius Go. 1- Selon la science, le voyage est le secret du bonheur. C'est du moins la conclusion qu'on a envie de tirer en découvrant les résultats d'une étude réalisée par la Cornell University en 2017.

  14. Pourquoi ressent-on le besoin de voyager ?

    À lire aussi : Les voyages nous rendent-ils meilleurs ? La prophétie de Chesterton. Que les voyages disparaîtront d'eux-mêmes le jour où les hommes comprendront que le plus grand exotisme qu'on peut recontrer, il est chez ses voisins. Inutile, même, d'aller jusqu'à Roissy.

  15. Penser aux voyages nous rend plus heureux

    La perspective de voyager nous rend plus heureux. Avoir des objectifs nous permet d'envisager notre existence de manière plus sereine. Nous en avons besoin pour avancer et nous accomplir. Ils renforcent notre estime personnelle et sont nécessaires à notre santé mentale.

  16. «Les voyages rendent-ils meilleur ?» Autour d'une ...

    Autrement dit, Gros de Besplas répond à la question en séparant deux objets distincts: le voyage qui rend meilleur, et l'errance qui corrompt. Ainsi peut-il affirmer que «les voyages ont fourni de puissantes armes au christianisme» (Gros de Besplas, 1763, p. 13). L'argument d'Ulysse : le voyage rend la vertu manifeste

  17. Pourquoi voyager rend heureux?

    Complètement déconnectés de notre routine habituelle, le voyage nous aide certainement à devenir une meilleure version de nous-même. Par la découverte d'autres cultures, d'autres peuples ou simplement pour apprendre à prendre son temps. Rien de mieux pour se laisser guider par notre "moi" intérieur.

  18. Pourquoi voyager nous rend t-il heureux

    Le bonheur que l'on ressent lorsqu'on achète une nouvelle montre, un nouveau smartphone, une nouvelle voiture, s'estompe assez vite. Les nombreux bénéfices apportés par un voyage, une excursion, une visite, perdurent quant à eux dans le temps. Le souvenir d'une rencontre, d'un paysage, d'une expédition incroyable ...

  19. Les voyages nous rendent-ils meilleurs

    Si l'écrivain Nicolas Bouvier estimait qu' »un voyage se passe de motifs », les penseurs du XVIIIe siècle, eux, se battaient pour lui en trouver ! Éducatif, thérapeutique ou au contraire nocif, on dissertait au sujet de l'utilité des voyages. Découvrez l'intégralité de l'article ponctué d'interventions à réécouter ...

  20. Voyager vous rend il vraiment heureux

    Sommaire. Le bonheur, les vacances et vous. Dépenser de l'argent en vacances vous rendra heureux. Existe-t-il une formule pour des vacances heureuses ? Selon une étude publiée par l'International Society for Quality-of-life Studies, les réponses à ces deux questions sont « oui » et « oui ».

  21. PDF Ecriture personnelle Pour vous, le voyage est-il associé au rêve ou à

    Correction élaborée à partir de la copie de L. « Voyager c'est partir à la découverte de l'autre et le premier inconnu à découvrir c'est vous ». Le photographe Olivier Föllmi affirme ici que le voyage permet de se découvrir soi-même, après être allé à la rencontre de l'autre.

  22. Pourquoi voyager est la seule chose que vous achetez qui vous rend plus

    Le voyage est vraiment la seule chose que vous pouvez acheter qui vous rend plus riche en expériences, en amis, en connaissances, en sagesse, en souvenirs et en amour avec ce monde magnifique dans lequel nous vivons.

  23. Diriez-vous que le voyage rend toujours meilleur

    La question de savoir si le voyage nous rend toujours meilleurs est complexe, car elle englobe des expériences variées et des perspectives multiples. Cependant, on peut soutenir que le voyage a le potentiel de nous enrichir et de nous améliorer de plusieurs façons.

  24. Bonnes vacances : 13 textes pour vos cartes et messages

    Meilleures phrases pour souhaiter de bonnes vacances d'été . Je vous souhaite de passer de bonnes vacances d'été, reposez-vous bien et profitez de ces quelques jours ensoleillés pour vous ressourcer en famille. Bonne route ! Amuse-toi bien, que ces vacances à la plage et au soleil soient pour toi l'occasion de vivre de nouvelles expériences lors de ce merveilleux voyage. Passez d ...

  25. Ce que vous devez savoir avant de visiter le Château d ...

    Alors qu'une nouvelle version du Comte de Monte-Cristo sort sur grand écran, Le Figaro vous révèle quelques secrets sur l'île fortifiée au large de Marseille rendue célèbre par Alexandre Dumas.